La note de l'Italie toujours dans le collimateur de Fitch

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Un abaissement de deux crans de la note de crédit de l'Italie est une possibilité, a déclaré ce mercredi un haut dirigeant de Fitch Ratings.

"Une dégradation de deux crans est l'une des options possibles", a déclaré Alessandro Settepani, un des responsables de Fitch en Italie. "Le comité (de notation) va examiner la note de l'Italie sur la base de ses niveaux de refinancement et des mesures prises pour la croissance." Il a ajouté qu'un accord sur un pacte budgétaire européen serait pris en considération dans la décision sur un déclassement du pays.

Pour autant, Fitch ne s'attend pas à ce que l'Italie fasse défaut sur sa dette, a déclaré un autre responsable de l'agence de notation en marge d'une conférence. "Ce n'est certainement pas ce que nous attendons, nous notons toujours l'Italie A+, si nous envisagions la possibilité d'un défaut nous aurions une note bien inférieure", a déclaré Edward Parker, qui supervise les notes des pays d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique chez Fitch. "L'Italie a de bons fondamentaux malgré sa faible croissance", selon lui.

La semaine dernière, un des responsables des notes souveraines au sein de l'agence a indiqué à Reuters que Fitch risquait de dégrader la note de crédit de l'Italie d'ici à la fin janvier.

Fitch a mis sa note A+ sous surveillance négative à la mi-décembre.

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Commentaires
a écrit le 20/01/2012 à 5:24 :
La « règle d'or » ou, puisqu'il faut parler allemand maintenant en Europe, comme exigé par M Kauder (chef du parti CDU de Mme Merkel), "die Schuldenbremse" est un peu ce qu'est la fausse planque aux criminels qui, interrogés par la police et pour prouver leur innocence, mènent celle-ci à une planque dans laquelle bien évidemment le butin ne se trouve pas.
Ainsi vouloir limiter la dette budgétaire d'un pays, sans en limiter le déficit de la balance commerciale, conduit ce pays inexorablement à la pauvreté. La fuite de capital due au déficit de la balance commerciale n'étant ni contrôlée ni interdite, ces pays à la balance commerciale déficitaire vont vivre pendant quelques temps de leur substance avant de sombrer dans la misère totale.
C'est en améliorant la productivité de ces pays que nous pourront sortir de la crise.
Pour arriver à augmenter la productivité il faut protéger l'économie de ces pays de la concurrence des économies plus fortes par des moyens autres que par le dumping des salaires.
Au sein de l'Union Monétaire il est nécessaire d'arriver à une convergence des économies mais aussi des salaires.

http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/11/29/pourquoi-le-cout-du-travail-francais-est-l-un-des-plus-eleves-d-europe_983752_3224.html
a écrit le 18/01/2012 à 10:36 :
Il suffirait pourtant de modifier les traités de façon à permettre aux pays de l'Union Monétaire à économies faibles de prendre des mesures visant à protéger leur économies.
Vous ne rendrez jamais l'économie grecque capable de concurrencer l'économie allemande ou française si vous ne la protégez pas.
Les déséquilibres des balances commerciales sont le vrai problème.
Sans pour autant vouloir nier des problèmes de gestion et corruption, problèmes qu'il faut éradiquer, bien sur.
L'Allemagne mène actuellement une campagne pour attirer les jeunes chômeurs qualifiés de ces pays en difficulté vers l'Allemagne, ou l'on manque soit-disant de main d'oeuvre qualifié.
Après la fuite des capitaux nous sommes sur le point d'assister à une fuite de l'intelligentsia organisée.
Est-ce bien cela que nous voulions faire de l'Europe?
Réponse de le 18/01/2012 à 13:23 :
L'avenir de la Grèce: être la Floride des retraités allemands? C'est l'avenir de l'UE qui est en danger.
a écrit le 18/01/2012 à 9:59 :
Des pays prennent des mesures a priori significatives, laissons leur le temps de les mettre en oeuvre, ensuite et seulement ensuite on évalue l'impact ou la réalité de cette mise en oeuvre, et alors on reprend l'examen de la note. Les agences font tout pour décourager ceux qui avancent. Pendant des années elle sont restées aveugles et maintenant on a le sentiment qu'elles sont aux mains d'ultras ou d'intérêts extérieurs.
Réponse de le 18/01/2012 à 10:34 :
Les seules mesures significatives qui pourraient être prises sont interdites par les traités Européens.
Il suffirait pourtant de modifier les traités de façon à permettre aux pays de l'Union Monétaire à économies faibles de prendre des mesures visant à protéger leur économies.
Vous ne rendrez jamais l'économie grecque ou Prtugaise et même Italienne capable de concurrencer l'économie allemande ou française si vous ne la protégez pas.
Les déséquilibres des balances commerciales sont le vrai problème.
Sans pour autant vouloir nier des problèmes de gestion et corruption, problèmes qu'il faut éradiquer, bien sur.
L'Allemagne mène actuellement une campagne pour attirer les jeunes chômeurs qualifiés de ces pays en difficulté vers l'Allemagne, ou l'on manque soit-disant de main d'oeuvre qualifié.
Après la fuite des capitaux nous sommes sur le point d'assister à une fuite de l'intelligentsia organisée.
Est-ce bien cela que nous voulions faire de l'Europe?

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