Scandale financier en Iran : quatre accusés condamnés à mort

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le président iranien Mahmoud Ahmadinejad Copyright Reuters
le président iranien Mahmoud Ahmadinejad Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Parmi les 39 personnes jugées pour corruption dans l'affaire du plus grand scandale financier qui ait agité la république islamique d'Iran, quatre accusés ont été condamnés à mort.

Le procès s'est ouvert en février. Dans ce qui constitue à ce jour le plus grand scandale financier de la République islamique d'Iran, trente-neuf personnes étaient jugées pour corruption. Le verdict est tombé ce lundi : des peines d'emprisonnement allant de plusieurs années à la prison à vie, ainsi que quatre condamnations à mort, a déclaré lundi le procureur général du pays, selon l'agence officielle Irna. "Selon le verdict, quatre personnes ont été condamnées à mort", a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeie, procureur général du pays et porte-parole de la justice. L'identité des condamnés n'a pas été révélée.

Le scandale, d'une ampleur sans précédent sous la République islamique selon le Parlement, a vu un petit groupe privé recevoir, grâce à de fausses lettres de crédit obtenues par corruption ou trafic d'influence, d'énormes prêts des banques d'Etat pour racheter plusieurs grandes entreprises publiques. Le montant total de l'escroquerie aux dépens de plusieurs grandes banques iraniennes avait été estimé à l'époque à 2,6 milliards de dollars. La plupart des accusés ont été condamnés pour corruption, active ou passive, en vue d'un enrichissement personnel, selon l'acte d'accusation. Ils peuvent faire appel.

Cette affaire révélée en septembre a alimenté pendant plusieurs semaines une bataille politique entre le courant ultra-conservateur du régime, dominant le Parlement et le système judiciaire, et le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad. Le ministre de l'Economie, Shamseddine Hosseini, menacé de destitution par le Majlis, n'a sauvé sa tête que de justesse en novembre, tandis que parlementaires et médias hostiles à Mahmoud Ahmadinejad ont accusé à mots couverts son principal conseiller, Rahim Esfandiar Machaie, d'être mouillé dans le scandale.

Le Guide de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président du Parlement Ali Larijani ont toutefois fini par intervenir pour calmer le jeu et demander l'arrêt d'une polémique "contraire à l'intérêt du pays" et demander un jugement exemplaire dans cette affaire.

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Commentaires
a écrit le 30/07/2012 à 21:36 :
Trés bon exemple! A suivre chez nous, la guillotine revient moins cher que l'incarcération (austérité oblige)...
a écrit le 30/07/2012 à 20:33 :
Vaut lieux pas que Draghi, Bernanke et Junker se présentent là bas. Ils reviendraient entre 4 planches !
Réponse de le 30/07/2012 à 21:20 :
@XPDR: idem pour les Juppé et consorts :-)
Réponse de le 30/07/2012 à 21:41 :
Pourquoi Juppé ?
Réponse de le 31/07/2012 à 7:34 :
@danub: t'es né hier matin ? Juppé est un de nos spécialistes de l'entourloupe, condamné pour abus de biens sociaux (en clair l'argent public) et ce n'est que la partie visible de l'iceberg :-) En Arabie Saoudite, on lui aurait coupé les 2 mains et en Iran, c'eut été la peine capitale...avec ma bénédiction dans les 2 cas :-)

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