Quand le chanteur de U2 s'inquiète du "mur de la dette" américaine
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Barack Obama n'est pas seul à redouter le mur de la dette. Avec lui, Bono, le chanteur de U2 et grande figure du "charity business', décidément de toutes les causes, s'alarme des conséquences du "fiscal cliff", ces quelques 16.000 milliards de dollars de dette qui menacent l'économie américaine.
65.000 morts
Lors d'une rencontre publique en compagnie du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, mercredi, l'artiste a fait part de son inquiétude en cas de réduction automatique des dépenses appelées "sequestration". "Il y a un vrai danger", s'alarme-t-il, que ces coupes budgétaires ne conduisent à supprimer quelque 2 milliards de dollars dévolus à l'aide internationale. Cela affecterait près de 275.000 personnes touchées par le Sida, cause dont il est l'un des hérauts. Reprenant des chiffres de la Fondation américaine pour la recherche sur le Sida, il évalue à près de 65.000 le nombre de morts que de telles coupes budgétaires pourraient causer indirectement.
Tournée à Washington
Pour alerter les responsables politiques américains de ce danger, le chanteur a même fait une tournée à Washington. Il y a notamment rencontré le vice-président réélu Joe Biden, mais aussi la chef de file des Démocrates à la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, et Eric Cantor son homologue chez les Républicains majoritaires.
A voir dans la vidéo ci-dessous (en anglais, à partir de 26'30'').
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Dans cette entrevue, il est également question de la corruption dans le monde, et de la nécessité de lutter contre la pauvreté. "Sans les économies émergentes, nous serions foutus" estime le chanteur irlandais. "Nous le leur devons, c'est grâce aux marchés émergents que nous restont à flots", ajoute-t-il.
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