Libre-échange: l'absence d'Obama au sommet de Bali irrite ses partenaires asiatiques
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Il brille déjà par son absence. Barack Obama n'assistera pas au forum de Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec), qui s'ouvre ce lundi 7 octobre à Bali, en Indonésie. Coincé à la maison pour cause de shutdown, le président américain sera remplacé par John Kerry, son secrétaire d'État.
Une annulation de dernière minute qui déplaît à ses partenaires. En marge de l'Apec, Barack Obama devait en effet aborder le projet de Partenariat Trans-Pacifique (TPP), lancé en 2011 par les États-Unis.
Cet ambitieux programme vise à créer un accord de libre-échange entre 12 pays, représentant 40% du PIB mondial. Il regrouperait ainsi les États-Unis, le Japon, l'Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. "Personne ne peut remplacer les USA. Pas la Chine, pas le Japon, aucune autre puissance", a insisté, dimanche, le Premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong.
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Cette réunion en marge de l'Apec devait notamment permettre aux partenaires d'évoquer le cas de la Chine, qui s'était initialement opposée au projet.... jusqu'à la semaine dernière. Lors du Forum économique mondial de Dalian (au nord du pays), le Premier ministre chinois, Li Keqiang, avait déclaré être "ouvert" au TPP.
Cet accord de libre-échange devrait aider les "petits pays" de la zone, comme le Vietnam ou les Philippines, à contrecarrer le pouvoir de la Chine en mer méridionale, riche en hydrocarbures. Chaque État souhaite également garder la main sur son industrie clé, à l'image de l'agriculture pour le Japon ou de la production de tabac pour la Malaisie, rapporte l'agence Bloomberg.
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L'absence de Barack Obama risque de retarder les projets de Washington qui souhaitait mettre en place ce partenariat d'ici à la fin de l'année. "Je ne pense pas que cela sera fait cette année... Et si ça l'est, ce sera un partenariat tellement minimisé qu'il en deviendra insignifiant". souligne Jayant Menon, expert à la Banque asiatique de développement; interrogé par l'AFP.
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