Ecoutes de la NSA : après Merkel, au tour de Schröder ?

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Le téléphone de l'ex-chancelier allemand aurait été mis sur écoute au moins à partir de 2002.
Le téléphone de l'ex-chancelier allemand aurait été mis sur écoute au moins à partir de 2002. (Crédits : reuters.com)
Berlin soupçonne la NSA d'avoir placé Gerhard Schröder sous écoute alors qu'il était chancelier d'Allemagne. Un nouvel éclat dans l'affaire Snowden - et probablement pas le dernier.

Alors, à qui le tour ? Alors que l'Allemagne apprenait avec colère, en octobre dernier, que leur chancelière Angela Merkel avait été mise sur écoute par la NSA (National Security Agency), c'est au tour de son prédecesseur Gerhard Schröder de faire l'objet de révélations similaires, écrit mercredi le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Schröder était hostile à la guerre en Irak

L'agence de renseignement américaine a placé sur écoute le téléphone de Gerhard Schröder au moins à partir de 2002, alors qu'il était chancelier d'Allemagne, affirme le quotidien. Selon ce dernier, la principale raison qui a présidé à cette surveillance était l'hostilité du chancelier social-démocrate à l'intervention anglo-américaine contre l'Irak de Saddam Hussein.

"Nous avions des raisons de croire que Schröder ne contribuait pas au succès de la coalition (anti-Saddam Hussein)", a déclaré au Süddeutsche Zeitung une personne qui était au fait de ces écoutes.

Gerhard Schröder, qui fut à la tête d'une coalition avec les Verts de 1998 à 2005, a déclaré ne pas être surpris. La découverte de la mise sur écoute du mobile d'Angela Merkel, en octobre dernier, avait choqué l'opinion publique allemande et conduit Berlin à réclamer, en vain jusqu'à présent, la conclusion avec les Etats-Unis d'un accord prohibant l'espionnage mutuel.

Le Congrès américain également espionné ?

Cette révélation intervient alors qu'un trouble a été jeté mardi au sein même de la Chambre des représentants américaine. Interrogé lors d'une audition de la commission judiciaire de la Chambre, James Cole, le ministre adjoint de la Justice, a admis que la NSA avait "probablement" collecté des données provenant des communications téléphoniques des élus du Congrès.

Questionné avec insistance sur une possible surveillance des appels d'Obama, le responsable a refusé de répondre mais a promis de le faire ultérieurement.

Tandis que la NSA traverse un scandale sans précédent, l'administration Obama a promis, le 17 janvier, une réforme du programme de surveillance, annonçant des changements sur le stockage des milliards de métadonnées téléphoniques collectées. Le président américain a par ailleurs proposé de placer le vice-amiral Michael Rogers, qui dirige les cyberservices de la marine américaine, à la tête de l'agence de renseignement. Si sa candidature est confirmée par le Congrès, l'homme succédera à Keith Alexander, qui dirige la NSA depuis 2005 et partira à la retraite en mars

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Commentaires
a écrit le 05/02/2014 à 23:22 :
Pas besoin de sortir de la cuisine à Jupiter (Coluche dans le texte) pour déduire qu'ils ont tous été espionnés :-)
a écrit le 05/02/2014 à 15:02 :
C'est une pieuvre.
a écrit le 05/02/2014 à 13:20 :
Si nous avons raté des marchés en armement, je suis persuadé que les NSA y est pour
quelque chose

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