Ecoutes de la NSA : après Merkel, au tour de Schröder ?

latribune.fr

latribune.fr
Alors, à qui le tour ? Alors que l'Allemagne apprenait avec colère, en octobre dernier, que leur chancelière Angela Merkel avait été mise sur écoute par la NSA (National Security Agency), c'est au tour de son prédecesseur Gerhard Schröder de faire l'objet de révélations similaires, écrit mercredi le quotidien Süddeutsche Zeitung.
L'agence de renseignement américaine a placé sur écoute le téléphone de Gerhard Schröder au moins à partir de 2002, alors qu'il était chancelier d'Allemagne, affirme le quotidien. Selon ce dernier, la principale raison qui a présidé à cette surveillance était l'hostilité du chancelier social-démocrate à l'intervention anglo-américaine contre l'Irak de Saddam Hussein.
Gerhard Schröder, qui fut à la tête d'une coalition avec les Verts de 1998 à 2005, a déclaré ne pas être surpris. La découverte de la mise sur écoute du mobile d'Angela Merkel, en octobre dernier, avait choqué l'opinion publique allemande et conduit Berlin à réclamer, en vain jusqu'à présent, la conclusion avec les Etats-Unis d'un accord prohibant l'espionnage mutuel.
Cette révélation intervient alors qu'un trouble a été jeté mardi au sein même de la Chambre des représentants américaine. Interrogé lors d'une audition de la commission judiciaire de la Chambre, James Cole, le ministre adjoint de la Justice, a admis que la NSA avait "probablement" collecté des données provenant des communications téléphoniques des élus du Congrès.
Questionné avec insistance sur une possible surveillance des appels d'Obama, le responsable a refusé de répondre mais a promis de le faire ultérieurement.
À lire également
Tandis que la NSA traverse un scandale sans précédent, l'administration Obama a promis, le 17 janvier, une réforme du programme de surveillance, annonçant des changements sur le stockage des milliards de métadonnées téléphoniques collectées. Le président américain a par ailleurs proposé de placer le vice-amiral Michael Rogers, qui dirige les cyberservices de la marine américaine, à la tête de l'agence de renseignement. Si sa candidature est confirmée par le Congrès, l'homme succédera à Keith Alexander, qui dirige la NSA depuis 2005 et partira à la retraite en mars
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?