En Ukraine, le référendum se prépare sur fond de commémorations

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La Russie commémore vendredi la victoire de 1945 sur l'Allemagne nazie avec une démonstration de force militaire sur la place Rouge à Moscou, alors qu'en Ukraine le Premier ministre Arseni Iatseniouk a mis en garde contre des "provocations" lors des cérémonies.
D'après des médias russes, Vladimir Poutine pourrait se rendre pour la première fois en Crimée depuis le rattachement en mars de cette péninsule ukrainienne à la Russie afin d'assister à la parade militaire du 9 mai qui commémore la victoire sur l'Allemagne nazie.
Le rattachement de la Crimée à la Russie, survenu après l'arrivée au pouvoir d'autorités pro-européennes à Kiev, est à l'origine de la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide, qui n'a depuis cessé de dégénérer avec l'extension de violents troubles à l'est de l'Ukraine, désormais au bord de la guerre civile.
Ignorant un appel du président russe Vladimir Poutine à le reporter, les insurgés pro-russes de l'est du pays ont décidé jeudi de maintenir dimanche leur référendum sur une "déclaration d'indépendance" de la république autoproclamée de Donetsk.
"La date du référendum ne sera pas reportée", a insisté Denis Pouchiline, chef indépendantiste de la république autoproclamée, tout en déclarant "remercier" Vladimir Poutine, "quelqu'un qui se préoccupe des gens du Sud-Est de l'Ukraine".
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Vladimir Poutine avait surpris mercredi en semblant adopter un ton plus conciliant que de coutume à l'égard de Kiev. Il avait proposé un scénario de "dialogue" prévoyant l'arrêt de l'opération militaire en cours dans le Sud-Est en échange d'un report du "référendum".
"Le référendum est pour dans quelques jours et tous les bulletins de vote sont imprimés et sont en train d'être envoyés", a affirmé de son côté un représentant de la commission électorale des séparatistes à Donetsk.
Une décision similaire a été adoptée "à l'unanimité" dans la région voisine de Lougansk, a rapporté l'agence Interfax, citant un porte-parole de l'"armée du Sud-Est".
Une porte-parole de l'Union européenne à Bruxelles a immédiatement critiqué cette décision :
Le Kremlin a pris acte jeudi de la réponse des séparatistes à sa proposition, son porte-parole Dmitri Peskov jugeant que les "nouveaux développements" devaient être "analysés".
Moscou avait déjà affirmé plus tôt cette semaine ne plus avoir d'influence sur les rebelles pro-russes d'Ukraine en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. Mais pour le journal en ligne Ukraïnska Pravda, "Poutine fait semblant de ne pas avoir d'influence sur les séparatistes".
Les autorités de Kiev ont, quant à elles, déjà fait savoir qu'elles ne reconnaissaient pas la légitimité de ce projet de "référendum terroriste".
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"Tout appel à le "reporter" n'est donc qu'une plaisanterie et aucunement un signe de bonne volonté. La Russie a déjà mis en œuvre un tel scénario en Crimée", a souligné le ministère des Affaires étrangères. Cette péninsule du Sud de l'Ukraine a été rattachée en mars à la Russie, au grand dam de la communauté internationale.
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