En Ukraine, le référendum se prépare sur fond de commémorations

 |   |  641  mots
Un pro-russe porte des affiches d'appel au référendum de dimanche à Donetsk. (Crédit Photo : Reuters)
Un pro-russe porte des affiches d'appel au référendum de dimanche à Donetsk. (Crédit Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Malgré la demande de Vladimir Poutine de reporter la date du référendum sur l'autonomie voulue par les pro-russes de l'Est de l'Ukraine, ces derniers ont affirmé mercredi qu'il aurait bien lieu ce dimanche. Vendredi 9 mai, jour de commémoration pour les deux pays, le scrutin se prépare donc de Donetsk à Slaviansk.

La Russie commémore vendredi la victoire de 1945 sur l'Allemagne nazie avec une démonstration de force militaire sur la place Rouge à Moscou, alors qu'en Ukraine le Premier ministre Arseni Iatseniouk a mis en garde contre des "provocations" lors des cérémonies.

Poutine sur les nouvelles terres russes de Crimée

D'après des médias russes, Vladimir Poutine pourrait se rendre pour la première fois en Crimée depuis le rattachement en mars de cette péninsule ukrainienne à la Russie afin d'assister à la parade militaire du 9 mai qui commémore la victoire sur l'Allemagne nazie.

Le rattachement de la Crimée à la Russie, survenu après l'arrivée au pouvoir d'autorités pro-européennes à Kiev, est à l'origine de la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide, qui n'a depuis cessé de dégénérer avec l'extension de violents troubles à l'est de l'Ukraine, désormais au bord de la guerre civile.

Scrutin pour une "déclaration d'indépendance"

Ignorant un appel du président russe Vladimir Poutine à le reporter, les insurgés pro-russes de l'est du pays ont décidé jeudi de maintenir dimanche leur référendum sur une "déclaration d'indépendance" de la république autoproclamée de Donetsk.

"La date du référendum ne sera pas reportée", a insisté Denis Pouchiline, chef indépendantiste de la république autoproclamée, tout en déclarant "remercier" Vladimir Poutine, "quelqu'un qui se préoccupe des gens du Sud-Est de l'Ukraine".

"Le désir du peuple d'organiser le référendum se renforce. Il y a eu un vote et une décision de ne pas changer la date a été prise à l'unanimité", a-t-il expliqué.

Les bulletins de vote déjà imprimés

Vladimir Poutine avait surpris mercredi en semblant adopter un ton plus conciliant que de coutume à l'égard de Kiev. Il avait proposé un scénario de "dialogue" prévoyant l'arrêt de l'opération militaire en cours dans le Sud-Est en échange d'un report du "référendum".

"Le référendum est pour dans quelques jours et tous les bulletins de vote sont imprimés et sont en train d'être envoyés", a affirmé de son côté un représentant de la commission électorale des séparatistes à Donetsk.

Une décision similaire a été adoptée "à l'unanimité" dans la région voisine de Lougansk, a rapporté l'agence Interfax, citant un porte-parole de l'"armée du Sud-Est".

"Poutine fait semblant de ne pas avoir d'influence sur les séparatistes"

Une porte-parole de l'Union européenne à Bruxelles a immédiatement critiqué cette décision :

"Nous insistons avec force sur le fait que ce référendum ne doit pas avoir lieu car il aggraverait encore la situation et pourrait mener à une nouvelle escalade", a-t-elle déclaré.

Le Kremlin a pris acte jeudi de la réponse des séparatistes à sa proposition, son porte-parole Dmitri Peskov jugeant que les "nouveaux développements" devaient être "analysés".

Moscou avait déjà affirmé plus tôt cette semaine ne plus avoir d'influence sur les rebelles pro-russes d'Ukraine en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. Mais pour le journal en ligne Ukraïnska Pravda, "Poutine fait semblant de ne pas avoir d'influence sur les séparatistes".

Les autorités de Kiev ont, quant à elles, déjà fait savoir qu'elles ne reconnaissaient pas la légitimité de ce projet de "référendum terroriste".

"Tout appel à le "reporter" n'est donc qu'une plaisanterie et aucunement un signe de bonne volonté. La Russie a déjà mis en œuvre un tel scénario en Crimée", a souligné le ministère des Affaires étrangères. Cette péninsule du Sud de l'Ukraine a été rattachée en mars à la Russie, au grand dam de la communauté internationale.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/05/2014 à 9:12 :
Seuls les pro-russes auront le droit de voter (poutine)
Réponse de le 10/05/2014 à 19:34 :
Pourquoi pas les Femen, elles ont aussi leurs esprits seins.....
Réponse de le 10/05/2014 à 22:36 :
eh oui, il faut avoir d'esprits seins pour être femen.
a écrit le 09/05/2014 à 19:39 :
Pro Russia TV, «webtélévision de la réinformation», tente de promouvoir en français la politique étrangère de Moscou: hostilité contre les Etats-Unis et l’Union européenne, reportages pro-Assad en Syrie. Singulièrement, son équipe est composée de plusieurs proches de l’extrême droite. Le rédacteur en chef, Gilles Arnaud, est même un ancien conseiller régional FN de Haute-Normandie. Quant aux moyens techniques, ils sont assurés par l’Agence2Presse, la télévision du Bloc identitaire.
Réponse de le 09/05/2014 à 20:10 :
Jacques Attali prédit une guerre mondiale suite aux événements en Ukraine le 06/05/14 - Vous pouvez toujours faire une fixation sur le FN, ils sont rien, et n'ont pas la capacité de nuire que nous avons. Après 1986, l'Ukraine va encore faire couler de l'encre dans les livres d'histoire.
Réponse de le 10/05/2014 à 9:08 :
Jacques Attali n'est pas ce mec qui avait prédit la fin de l'euro pour décembre 2011 ? lol
a écrit le 09/05/2014 à 19:39 :
Pro Russia TV, «webtélévision de la réinformation», tente de promouvoir en français la politique étrangère de Moscou: hostilité contre les Etats-Unis et l’Union européenne, reportages pro-Assad en Syrie. Singulièrement, son équipe est composée de plusieurs proches de l’extrême droite. Le rédacteur en chef, Gilles Arnaud, est même un ancien conseiller régional FN de Haute-Normandie. Quant aux moyens techniques, ils sont assurés par l’Agence2Presse, la télévision du Bloc identitaire.
a écrit le 09/05/2014 à 17:45 :
Poutine est un produit de la Loubianka et le successeur désigné de Boris Eltsine. Entré au KGB très jeune (son père fit partie des commandos du NKVD – l’ancêtre du KGB – et son grand-père fut même cuisinier chez Lénine et Staline, ce qui en dit long sur la confiance accordée à la famille), Poutine gravit les échelons assez rapidement même s’il n’arrive pas à obtenir les postes qu’il souhaitait. Il se retrouve en 1985 en Allemagne de l’Est dans une base secondaire. Après la chute du Mur, il rentre en Russie et devient vice-recteur de l’université de Leningrad où il doit surveiller le monde intellectuel. Ensuite, les activités de Poutine ne sont pas très claires. En tout cas, il se livre à des activités commerciales entre 1991 et 1996, devient l’homme de confiance du maire de Saint-Pétersbourg et de plusieurs hommes forts du Kremlin. Il est présenté à Eltsine et, après une campagne électorale douteuse, il se retrouve parachuté au poste de Premier ministre en 1999. Malgré de nombreuses révélations, son ascension reste encore très mystérieuse. Au début de la campagne électorale, il était à moins de 2 % dans les intentions de vote. Des attentats ensanglantent la Russie, un commando tchétchène proclame au Daghestan une république islamique, les troupes russes chassent les rebelles, d’autres attentats ont lieu en Russie et même à Moscou et voilà Poutine dépassant les 50 % des intentions de vote en seulement deux mois. Ces événements tragiques ont été instrumentalisés dans l’unique but de la prise du pouvoir par un homme qui s’est déclaré comme « le sauveur de la nation russe ». Qui plus est, durant son règne et avant des élections importantes, d’autres attentats ont eu lieu en Russie et pour certains, les causes ne sont toujours pas connues… Autour de Poutine, il y a les oligarques, les nouveaux mafieux, les officiers du FSB, les apparatchiks. Tous, main dans la main, détiennent les entreprises, les médias, l’armée et le Parlement.
Réponse de le 09/05/2014 à 23:09 :
Estine était imbibé à la Vodka et disait oui aux américains après deux verres, pas de quoi rendre les Russes fier de cette période, qui s'est terminé par la banqueroute !
Au moins Poutine évite ce ridicule.
a écrit le 09/05/2014 à 16:19 :
Il est passé comme un voleur en Crimée Poutine, plein de barbouzes méfiants autour de lui et à toute vitesse. Pas très sûr de ses actes le bonhomme, il va finir parano comme Staline et accumuler des avions et navires pour tenter une démonstration c'est d'un autre âge compte tenu de l'évolution des armements.
Réponse de le 09/05/2014 à 16:44 :
Les USA dépensent en armement plus que tous les autres états réunis depuis 25 ans. Pôle emploi doit s'occuper de replacer des trolls (payés par nos impôts) en fin de CDD de l'UE le 26 mai. On vit une époque formidable !
Réponse de le 09/05/2014 à 17:26 :
Bien dit collègue, Ukraine libre d'être elle même, ras le bol des barbouzes rouge ou bleu chez nous!
Réponse de le 09/05/2014 à 17:42 :
Les Etats-Unis n'ont pas envahi durablement de pays comme l'Urss et la Russie de Pourine, ils s'arment à cause de Poutine notamment qui ne respecte aucun traité. L'Ukraine aurait dû faire de même au lieu de dénucléariser, on en voit le résultat.
Réponse de le 09/05/2014 à 21:11 :
Oh ça va, on y a cru comme les Russes à l'URSS, et quand on voit qu'on est aussi pauvre aujourd'hui que les Congolais ou les Mongoles, ça semble être le bon temps !!
Les américains n'ont rien fait pour nous depuis 1991, comment croire qu'ils veulent notre bien ?
a écrit le 09/05/2014 à 15:43 :
Ces référendum n'ont aucun sens de la manière dont ils sont organisés. On est encore dans les ruines de l'Urss favorables à la propagation de la maffia.
Réponse de le 09/05/2014 à 16:10 :
@Antoine: tout à fait d'accord, l'avis de gens qui votent sous la contrainte n'a aucune valeur.Je pense toutefois que le référendum du 25 mai par l'Ukraine sera supervisé par de nombreux pays, ce qui le rend plus crédible, même si on doit s'attendre à de la fraude. À un moment donné, il faut bien trouver une solution pour établir un gouvernement légitime, même dans une situation imparfaite.
Réponse de le 09/05/2014 à 17:24 :
La Crimée est parti avant le désastre, mais attendez encore un peu, vous avez rien vu ! On a les capacités à mettre le foutoir que vous n'imaginez même pas !!
Réponse de le 09/05/2014 à 20:50 :
@Tcherno: parce que tu crois que le foutoir va se limiter à une région ? Notre problème est justement d'éviter une propagation à toute l'Europe et c'est pour cela que je préconise d'arrêter Poutine avant qu'il n'aille plus loin :-)
Réponse de le 09/05/2014 à 23:07 :
La Crimée avait demandé la supervision du référendum par l'OSCE, réponse, "la demande doit venir de Kiev" (on verra ce qui se passera pour le référendum de Catalogne!).
Pourquoi l'OSCE ne se dévoue pas cette fois ci? Ces gens veulent décider de leurs avenir, démocratiquement, on ne peux brimer un peuple sans conséquence !!!
a écrit le 09/05/2014 à 12:31 :
Nous avons tellement réussit à construire notre pays depuis 1991 que tout pars en vrille. Ici, le moindre chien écrasé a la Russie comme coupable tout désigné !
Pas étonnant qu'on arrive à rien, on se pose jamais les bonnes questions !!
Réponse de le 09/05/2014 à 15:46 :
Tchernobyl c'est une technologie russe, Femen c'est bien, Faschos il n'y en a pas tant que çà. Le pire est d'avoir laissé Yanoukovitch le pion de Poutine s'implanter de même que sa maffia.
Réponse de le 09/05/2014 à 16:47 :
Lire l'enquête de Michel Collon sur les "gentilles" femen : certains vont tomber de l'armoire !
Réponse de le 09/05/2014 à 16:53 :
@Antoine: les Femen c'est bien quand t'es un mec normalement constitué, mais on ne connaît pas l'orientation de Tcherno :-) Quant au pire, c'est de voir Poutine avancer jusqu'à on sait où. On sait où nous a conduit l'avancée d'Adolf. Espérons que nous n'accepterons pas la honte qui nous conduira de toute manière à la guerre. pour info: Je ne suis pas pour l'Ukraine ou la Russie, mais pour la paix chez nous en Europe :-)
Réponse de le 09/05/2014 à 20:13 :
Exact Antoine, avec de la technologie américaine, comme a Fukushima, ça aurait, été une autre histoire ! Comme pour le reste, tout est de la faute aux Russes !!
a écrit le 09/05/2014 à 12:03 :
Le 26 mai nous serons débarrassés du trollisme en CDD de l'UE. Les sbires de Goldman Sachs, les "oints du seigneur" de l'EURSS vont se prendre le 25 mai un rejet populaire massif (abstention colossale et vote populiste en forte hausse) mais ils vont continuer (comme si de rien n'était) leur "stratégie du choc" avec la conclusion du traité transatlantique et le contrôle militaire de l'Europe sous couvert du parapluie de l'OTAN. L'empire de Wall Street va perdurer quelques années en contraignant les peuples par l'argent-dette mais n'évitera pas la chute finale d'un système financier pourri jusqu'à la moelle.
a écrit le 09/05/2014 à 11:14 :
Ce referendum restera un atout dans la manche de Poutine si les sanctions contre la Russie se durcissent, mais il semble acquis maintenant que le Kremlin privilégie la fédéralisation de l’Ukraine. Les séparatistes ukrainiens manipulés ou pas vont permettre à Poutine d’être incontournable dans le règlement de la crise et d’apparaître comme le seul susceptible d’éviter une guerre civile, la bavure d’Odessa aura été du pain béni pour le Kremlin. D’autant que le virulent Rasmussen en indiquant imprudemment qu’il ne voyait pas le repli des forces russes à la frontière permet également à Poutine de prouver sa bonne volonté en retirant réellement ses troupes de la frontière. Le refus d’.Obama de rencontrer son homologue russe comme l’avait fait Kerry avec Lavrov, montre l’extrême irritation des américains. Obama qui pensait avoir réussi à imposer le niveau 3 des sanctions à Merkel et aux européens voit maintenant s’éloigner le moyen de mettre à genoux la Russie. Reste maintenant à savoir ce que va faire le gouvernement de Kiev qui ne cesse d’accumuler les bévues depuis le début, une autre bavure pourrait arriver avec le referendum. Il reste maintenant 2 possibilités soit une fédéralisation qui évitera que l’Ukraine n’adhère à l’Otan mais pas à l’Europe, soit une partition sans grand intérêt pour la Russie sauf à prolonger jusqu'à la Crimée et d’assurer la continuité territoriale et de rendre la mer d’Azov entièrement russe. Mais il est probable que Poutine négociera une levée partielle des sanctions contre un règlement de la crise, position qui sera soutenue par les Européens.
Réponse de le 09/05/2014 à 23:13 :
Ce qui ne tue pas, renforce. La suspension de MasterCard et Visa font parti des sanctions contre la Russie. Résultat, les Russes ont déjà décider de développer leur propre système, c'est ballot !!!
a écrit le 09/05/2014 à 10:49 :
Nous enregistrons depuis mars une baisse de 30% par rapport à l'année dernière du nombre des réservations touristiques a indiqué à l'AFP Maïa Lomidze, directeur exécutif de l'Association des compagnies touristiques russes (ATOR).
Réponse de le 09/05/2014 à 11:39 :
Au lieu de chercher un vrai job bien payé, le troll UE fait du zèle pour un CDD mal payé, pas considéré et sans formation ... Les conseillers pôle emploi vont s'amuser le 26 mai !
Réponse de le 09/05/2014 à 15:51 :
@ Poutine : La baisse des touristes devrait être encore plus forte, l'image de la Russie est ternie dans le monde. Je constate dans mon agence une baisse encore plus nette.
Réponse de le 09/05/2014 à 16:48 :
Si vous travailliez vraiment dans une agence de voyages, vous déploreriez une baisse de CA...
Réponse de le 09/05/2014 à 17:22 :
Qui veux visiter nos centrales, notre beau pays, cette démocratie bien heureuse ?
a écrit le 09/05/2014 à 10:47 :
Début septembre dernier, le Président russe n’a pas laissé le choix à Erevan : l’Arménie a dû renoncer à son accord d’association avec l’Europe et doit désormais intégrer le grand projet géopolitique d’union russe, construit sur les ruines de l’URSS. La plupart des deux millions et demi d’Arméniens estiment qu’ils ne peuvent dire non à la Russie. Près de 100 ans après le génocide arménien, elle est donc toujours considérée comme une redoutable menace.
Réponse de le 09/05/2014 à 12:33 :
Association Russe vs Association Européenne, où est la différence si la volonté des peuples est bafoués ?
La France, la Hollande et l'Irlande l'on bien vu en 2005 !! Depuis, aucune remise en cause !!!
Réponse de le 09/05/2014 à 15:57 :
@ Tchernobyl : vous comparez la démocratie européenne avec ses défauts à la dictature de Poutine bien pire où vous n'avez quasiment pas de choix ni de tribunaux fiables. Un peu d'objectivité vous rendrait plus crédible. On vous voit répéter le référendum de 2005 en déni de la longue histoire et référendums qui ont précédé et suivi ou le Kosovo etc, Laissez çà à la propagande de la Voix de la Russie, les réponses ont déjà étét données en détail, vous falsifiez l'histoire en faisant de lourds mélanges à la soviétique, c'est sans valeur historique, ou bien vous manquez de culture.
Réponse de le 09/05/2014 à 23:02 :
Vincent, vous commencez mal votre démonstration !
Il n'y a pas de démocratie Européenne pour la simple raison que ce n'est pas une Nation ! Il y a des démocraties, mais avec les pieds et mains liés à Bruxelles.
A l'inverse il y a bien des élections en Russie, et même si les dés sont pipés, on ne peux pas dire dictateur, sinon, Barroso, c'est qui ? Merkel qui décide pour la Grèce, c'est quoi ?
a écrit le 09/05/2014 à 10:46 :
Moscou veut faire croire à un mimétisme de situation en comparant les barricades de Maïdan avec celles des séparatistes. Sauf que, jusqu'à présent, les prorusses s'emparent des leviers de pouvoir dans l'est et le sud dans l'opacité et par la force. C'est ainsi que la maire de Sloviansk a été kidnappée et n'est jamais réapparue. Le jour même où le président Ianoukovitch a pris la fuite, l'annexion de la Crimée était en route. Et du jour où le gouvernement de Kiev a tenté de reprendre Sloviansk, les prorusses se sont attaqués à Odessa. Dans cette ville il y a eu une mobilisation importante de la population pour y défendre l'idée d'une Ukraine unie. Vladimir Poutine entend pousser son concept de "Novy Russia" qui vise à prolonger la Fédération de Russie jusqu'à la mer Noire en passant par la Crimée. Odessa, au-delà de sa dimension historique de base navale soviétique, c'est d'abord le sud de l'Ukraine, la frontière avec la Roumanie et celle avec la Moldavie, où se trouve l'enclave de la Transnistrie. D'ailleurs il y avait des manifestants de Transnistrie impliqués dans les affrontements d'Odessa. Si l'on regarde sur la carte la chronologie des prises de contrôle des villes en Ukraine, du nord-est vers le sud, on voit bien que cette progression est aussi géographique.
a écrit le 09/05/2014 à 10:43 :
La Russie soviétique a commencé la Seconde Guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne nazie. Le 23 août 1939, les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Ribbentrop et Molotov, ont signé le pacte germano-soviétique, dont la partie secrète prévoyait en détail le plan de partage des territoires conquis à l’issue d’une guerre commune en préparation. Le 1er septembre 1939, la Wehrmacht a attaqué la Pologne de l’ouest. Peu après, le 17 septembre, l’Armée rouge l’a suivi en franchissant les frontières orientales de la Pologne. En 1939 l’armée soviétique s’est simplement précipitée pour défendre et protéger de fascistes allemands les populations abandonnées par l’Etat polonais devenu « inexistant », en « libérant » ainsi l'Ukraine et la Biélorussie occidentales. L'ironie de l'Histoire fait qu'aujourd'hui la Russie prétend vouloir libérer l'Ukraine orientale, cette fois de l'influence « fasciste » de Kiev, et la protéger d'un gouvernement qui, selon Moscou, est devenu « inopérant ».
Réponse de le 09/05/2014 à 11:03 :
Ils ont rayé cet épisode des manuels d'histoire !
Réponse de le 09/05/2014 à 12:36 :
30 millions de morts pour venir à bout du Nazisme, mais ils avaient un accords dès le début ! C'est fou notre habitude à faire des morts inutilement !!
Réponse de le 09/05/2014 à 16:00 :
Les livres d'histoire sont souvent modifiés en Russie, j'en collectionne et çà vaut le détour.
a écrit le 09/05/2014 à 10:41 :
Petit retour en arrière. En juin 2013, les membres du gouvernement de Viktor Yanoukovitch s'étaient prononcés à l'unanimité pour la signature du traité de libre-échange avec l'UE. Cette position était cohérente avec le programme électoral du Parti des Régions, qui avait permis lors de la présidentielle de 2010 la victoire de Viktor Yanoukovitch face aux candidats "Pro-Européens" passablement divisés et décrédibilisés. Il y a moins d'un an, l'opinion ukrainienne était plus favorable à ce traité de libre-échange (40 %) qu'à l'Union Eurasiatique proposée par la Russie (25 %), et l’écart entre les deux projets se creusait. En juillet 2013, la Russie a fait pression sur l’Arménie pour qu’elle renonce à la signature du traité de libre-échange avec l’UE et qu’elle rejoigne l’Union Eurasiatique. La Russie a menacé de retirer sa protection à l’Arménie, qui est en position d’infériorité militaire face à l’Azerbaïdjan. Des manifestations ont eu lieu dans la capitale arménienne contre la volte-face du gouvernement, mais elles n’ont pas duré. En août 2013, les exportations ukrainiennes vers la Russie ont été bloquées sous divers prétextes, ce qui les a fait chuter de 20 %. Cela a accentué la crise de l’économie ukrainienne. En octobre, la volonté de Viktor Yanoukovitch de signer l’accord de libre-échange avec l’UE a paru de moins en moins ferme. Pourtant, ce traité avait déjà été paraphé, ce qui signifie que les négociations s’étaient achevées avec succès. Il ne manquait plus que la signature par le président ukrainien et les ambassadeurs de l’UE pour le Partenariat Oriental lors du sommet de Vilnius, puis la ratification par les parlements nationaux. Des manifestations ont commencé à Kiev avant le sommet de Vilnius, quand il est apparu que Viktor Yanoukovitch ne signerait pas. Les manifestants avaient déjà assisté à l’enrichissement hallucinant des proches du pouvoir pendant que la population s’appauvrissait, alors qu’on leur avait promis la prospérité et la lutte contre la corruption. Les libertés individuelles avaient été rognées depuis 2010. La réforme constitutionnelle de 2004, compromis issu de la Révolution Orange, avait été annulée, ce qui signifie que Viktor Yanoukovitch, une fois en poste, avait de nouveau augmenté les pouvoirs du président au détriment du parlement. Ce changement de constitution s’est fait de façon irrégulière. Au passage, le statut des langues a été modifié, ce qui a fragilisé l’équilibre datant de l’indépendance du pays en 1991. Au début, les manifestations de novembre 2013 sur la place de l’Indépendance à Kiev ressemblaient à celles des étudiants en octobre 1990, qui ont eu lieu exactement au même endroit. La différence, c’est que dans ce qui était encore l’URSS les étudiants n’avaient pas été roués de coups par les forces de l’ordre et ils avaient obtenu la démission du premier ministre Vitali Masol. Au lieu de blâmer l’UE ou de voir des complots de la CIA partout, il serait plus juste de reconnaître que la crise actuelle provient de la faiblesse du précédent gouvernement, qui a cédé aux pressions de la Russie. Les démocraties devraient apporter leur plein soutien au gouvernement de transition actuel, mis en place par un parlement élu, suite à la fuite d’un président criminel. La date de l’élection présidentielle anticipée a été fixée dans un délai de 3 mois, conformément à la constitution. La poursuite du processus électoral jusqu’à son terme contribuera à la résolution de la crise.
Réponse de le 09/05/2014 à 11:09 :
Rappel précis et bien utile, merci.
a écrit le 09/05/2014 à 10:38 :
Plus l'Europe sera morcelée en une multitude d'Etats, plus il sera facile pour un pays de près de 200 millions d'habitants avec ses satellites d'imposer ses vues en jouant la concurrence entre les uns et les autres, suivant le vieux proverbe latin «diviser pour mieux régner». Dans ce cadre, l'indépendance de l'Ecosse constitue très vraisemblablement l'objectif primordial de la Russie car elle permettrait d'affaiblir le Royaume-Uni, pays jugé par Moscou comme le cheval de Troie américain en Europe, le privant de l'accès aux ressources naturelles de la mer du Nord et à sa principale base de sous-marins nucléaires. La Russie a tout intérêt à favoriser l'implosion des autres grands pays européens, que ce soit l'Espagne avec la Catalogne ou l'Italie avec les velléités sécessionnistes du Nord. Pour les Etats comme la France et l'Allemagne, qui disposent d'une assise territoriale plus solide, elle aura plutôt tendance à monter les minorités ethniques, de plus en plus importantes numériquement dans le cadre d'Etats multiculturels de facto, contre les régimes en place et à favoriser les mouvements extrémistes chez les populations «autochtones», tel que le Front National dans l'hexagone, dans l'optique de miner la cohésion nationale.
Réponse de le 09/05/2014 à 10:44 :
La Russie va consacrer plus de 86 milliards de roubles (1,75 milliard d'euros) d'ici 2020 au développement de sa flotte militaire en mer Noire, a annoncé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. «Nous allons créer cette année de nouvelles unités de défense anti-aérienne et d'infanterie de marine dans les bases de notre flotte», a déclaré le ministre, cité par l'agence Interfax. «La flotte de la mer Noire va recevoir cette année de nouveaux sous-marins, des navires de surface de dernière génération», a-t-il également déclaré.
Réponse de le 09/05/2014 à 11:01 :
C'est tout à fait clair en effet.
Réponse de le 09/05/2014 à 11:48 :
Vous pouvez vous répondre à vous même ... Ça me marche plus. Savez-vous que grâce aux sites de réinformation et à Youtube etc., le média mensonges ne fonctionne plus ? Votre Adolf disait à Hermann : "un mensonge répété 10.000 fois devient la vérité" mais ça c'était avant la presse libre sur internet !
Réponse de le 09/05/2014 à 12:40 :
Bah, les Européens aimeraient faire du nationalisme, ils nous ont en exemple, on réussit tellement bien !! Tchernobyl, Femen, Faschos, notre Ukraine dans toute sa splendeur. Enfin vous savez, les Russes sont responsable de tout les maux sur terre.
Réponse de le 09/05/2014 à 12:40 :
Bah, les Européens aimeraient faire du nationalisme, ils nous ont en exemple, on réussit tellement bien !! Tchernobyl, Femen, Faschos, notre Ukraine dans toute sa splendeur. Enfin vous savez, les Russes sont responsable de tout les maux sur terre.
Réponse de le 09/05/2014 à 12:43 :
Bernard, Louis, Jean, Serge, Vincent, Anti-Poutine est un compatriote coincé sur les Russes, c'est pas de sa faute, on est comme ça !
a écrit le 09/05/2014 à 9:56 :
Le troll de l'UE va venir nous raconter que c'est inadmissiiiiiible ce référendum (l'UE déteste les référendums, surtout ceux où le bas peuple irlandais, néerlandais et français remet en cause sa mission divine). Ce à quoi on peut leur rétorquer que la France s'arrange parfois des référendums comme à Mayotte... Ne parlons même pas du bombardement de la Serbie par l'Otan, au mépris du mandat des nations unies, pour constituer cet espèce de bubon maffieux au Kosovo. Donc droit des peuples à disposer d'eux mêmes mais uniquement quand ça arrange l'oligarchie...
Réponse de le 09/05/2014 à 10:35 :
Au Kosovo il y avait un génocide et pas d'armée d'invasion, de même à Mayotte. Vous refaites l'histoire n'importe comment pour justifier des crimes de votre mentor Poutine qui fait pareil que Staline ou Hitler.
Réponse de le 09/05/2014 à 11:00 :
@ Mayotte : La Crimée n'est pas la copie conforme du Kosovo. Les Ukrainiens n'ont pas opprimé la Crimée depuis le renversement de Viktor Ianoukovitch. Au Kosovo, il y avait eu la répression serbe, des crimes massifs contre l’humanité et l’instauration, en juin 1999, d’un protectorat international sous l’égide de l’ONU. Cela n’a rien à voir avec la situation en Crimée. Plus le référendum bidon en Crimée est intervenu après l'occupation militaire de la péninsule par les Russes.
Réponse de le 09/05/2014 à 11:06 :
La participation en Crimée dévoilée par un organisme russe a été de 15%. C'est sans doute le référendum le plus truqué de l'histoire avec un résultat impossible compte tenu des 15% de Tatars et 25% d'Ukrainiens.
Réponse de le 09/05/2014 à 12:53 :
Alice, mais 60% d'Ukrainien d'origine Russes !
Donc si vous voulez avoir une approche raciale des faits, on a eut le Crimée sans jamais savoir pourquoi !
Réponse de le 09/05/2014 à 13:03 :
Charles, la Crimée a toujours été occupé militairement par les Russes, il y ont leurs ports militaires ! Comme le Bahreïn est occupé par les Américains, essayez de faire une révolte ou un référendum là bas et vous verrez (ah, ils on déjà essayé, 89 personnes ont été tuées depuis le début des contestations, en 2011, et l’ONG Amnesty dénombre plus de 3 000 prisonniers politiques dans les geôles du royaume)
Réponse de le 09/05/2014 à 16:12 :
C'est absolument faux dans l'histoire on peut très bien avoir une base militaire étrangère et malgré tout conserver un pays souveraint. En Crimée il s'agit d'une captation claire et nette confirmée encore aujourd'hui avec les gesticulations de Poutine.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :