2014, année meurtrière pour les journalistes

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La Fédération internationale des journalistes juge notamment que les décapitations des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff l'été dernier par les djihadistes de l'État islamique constituent un tournant qui doit conduire à une modification des mesures de protection des médias.
La Fédération internationale des journalistes juge notamment que les décapitations des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff l'été dernier par les djihadistes de l'État islamique constituent un "tournant" qui doit conduire à une modification des mesures de protection des médias. (Crédits : REUTERS/Carlo Allegri)
118 journalistes ont été tués dans le monde en 2014, victimes d'attaques ciblées, d'attentats à la bombe ou de fusillades. L'année précédente, ils étaient 105.

Triste progression. Le nombre de journalistes tués dans le monde dans l'exercice de leur travail s'est élevé à 118 en 2014, contre 105 l'année précédente, selon un bilan diffusé mardi 30 décembre par la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Ce bilan prend en compte les journalistes victimes d'attaques ciblées ou morts dans des attentats à la bombe et des fusillades. Dix-sept autres ont perdu la vie lors d'accidents de la route ou de catastrophes naturelles dans le cadre de leur travail, précise la FIJ.

Avec 14 journalistes tués, le Pakistan est en tête des pays les plus dangereux pour la profession. Il est suivi par la Syrie, où douze journalistes ont trouvé la mort en 2014. La Fédération a recensé neuf morts en Afghanistan de même que dans les territoires palestiniens et huit en Irak et en Ukraine.

Des "leviers en vue d'obtenir des rançons considérables"

Le président de la FIJ, Jim Boumelha, appelle à l'action:

"Il est temps d'agir face aux menaces sans précédent contre les journalistes qui sont visés, non pas seulement pour interdire la libre circulation de l'information, mais également afin de servir de leviers en vue d'obtenir des rançons considérables et des concessions politiques en utilisant une violence extrême."

Basée à Bruxelles, la FIJ juge notamment que les décapitations des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff l'été dernier par les djihadistes de l'État islamique constituent un "tournant" qui doit conduire à une modification des mesures de protection des médias. "À moins d'améliorer la sécurité des médias, il y a un risque de perdre en qualité dans la couverture des conflits armés en l'absence de témoins neutres", souligne-t-il, notant que des organes de presse hésitent désormais à envoyer les journalistes dans les zones de guerre "par crainte pour leur sécurité".

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Commentaires
a écrit le 01/01/2015 à 13:54 :
Ouais mais quelques veinards ont pu s'y échapper….
a écrit le 31/12/2014 à 12:33 :
et plus meurtrier que les ouvriers de batiment? Faut voir ! Eux ils se cassent la figure dans le silence total. Ils n'ont pas droit au service que des sévices
a écrit le 31/12/2014 à 11:10 :
elle a aussi été meurtrère pour beaucoup d'autres!
a écrit le 31/12/2014 à 10:48 :
Ce sont les risques du métier. Combien y a t'il eut de militaires tués dans le monde?

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