Les critiques contre l'austérité d'Angela Merkel s'élèvent même en Allemagne

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La victoire de François Hollande délie les langues en Europe contre l'austérité... y compris en Allemagne. Les sociaux démocrates du SPD, principal parti d'opposition, ainsi que les Verts, ont de nouveau exigé mardi des compléments au traité européen de discipline budgétaire, menaçant de bloquer sa ratification par le parlement allemand, comme les socialistes français.

En Allemagne aussi la contestation monte contre la ligne d'austérité d'Angela Merkel. Conséquence de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle française, les sociaux démocrates du SPD, principal parti d'opposition, ainsi que les Verts, ont de nouveau exigé mardi des compléments au traité européen de discipline budgétaire, menaçant de bloquer sa ratification par le parlement allemand, comme les socialistes français.

Le porte-parole des députés sociaux démocrates pour les questions budgétaires a exigé "des instruments supplémentaires pour relancer l'économie et combattre le chômage en Europe" alors que le président du parti, Sigmar Gabriel, a réclamé la création d'une taxe sur les transactions financières. Ils le disaient depuis des mois. Mais la chute des gouvernements pro-austérité en France et en Grèce les a rendus d'un seul coup plus audibles.

Le pacte budgétaire ne pourra pas être ratifié sans une partie des voix de l'opposition

D'autant plus que la coalition des conservateurs et des libéraux au pouvoir à Berlin aura besoin des voix de l'opposition pour faire ratifier le pacte budgétaire par le parlement. Une majorité des deux tiers sera nécessaire lors du vote prévu le 25 mai, qui sera très vraisemblablement reporté pour se donner le temps de négocier un compromis. "Les sociaux démocrates disent depuis longtemps qu'une politique d'austérité pure ne suffit pas. Le succès de François Hollande en France va certainement les encourager à demander encore plus fortement un virage dans la politique économique", estime Nils Diederich, politologue à l'Université libre (FU) de Berlin. 

Les économistes de gauche montent également au créneau. Peter Bofinger, seul représentant du courant keynésien parmi les cinq sages qui conseillent le gouvernement allemand, évoquait "un naufrage complet" de la politique d'austérité en Europe. "Il est temps de repenser cette stratégie", a-t-il dit, en espérant que les résultats des dernières élections en France et en Grèce allaient conduire à une réorientation, dans l'édition en ligne du quotidien des affaires Handelsblatt.

Angela Merkel serait prête à parler de croissance

Le même journal titrait mardi sur "la chancelière isolée", plusieurs médias notant l'isolement international de Mme Merkel après la défaite électorale de son principal allié, Nicolas Sarkozy. "Le gouvernement allemand doit faire attention à ne pas s'enfermer davantage dans le rôle de tête de turc de l'Europe", a averti l'économiste de l'institut DIW Ferdinand Fichtner.

Ces critiques interviennent quelques jours avant une élection test en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Etat régional le plus peuplé d'Allemagne qui concentre une grosse part de l'industrie du pays. Selon Nils Diedrich, Angela Merkel n'a pourtant pas à s'inquiéter sur la scène intérieure. "Le pouvoir d'opposition du SPD est faible et la CDU étonnamment stable", juge-t-il. La chancelière saura aussi se montrer suffisamment flexible. "Elle sera prête à parler de mesures de croissance même si elle ne céde pas sur une renégociation du pacte budgétaire", prévoit-il.

Dans une Allemagne traditionnellement attachée à la discipline budgétaire, et actuellement en quasi plein emploi, elle bénéficie d'un large soutien populaire. Mais le député européen Daniel Cohn-Bendit se dit persuadé que François Hollande contraindra Angela Merkel à "social-démocratiser" sa politique, en vue de la future "grande coalition" avec le SPD que de nombreux experts prédisent après les élections législatives de l'automne 2013.

"Il est possible que l'élection de M. Hollande soit même finalement une bénédiction pour la chancelière car ça lui donnera un prétexte pour corriger en douceur sa politique", estime M. Diederich.

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Commentaires
a écrit le 09/05/2012 à 20:14 :
Austérité, ce n'est pas un mot très sexy ni engageant. Personne ne la souhaite. Il faudrait parler d'assainissement des finances publiques! En effet, l'austérité n'est pas appauvrir à proprement parlé, mais plus banalement ne pas dépenser plus que ses prorpes revenus. En refusant l'austérité, la Grèce ne demande qu'à continuer de vivre au-dessus de ses moyens grâce à l'argent des contribuables des autres pays. Le contribuable allemand qui part en retraite plus tard appréciera la franche solidarité de son camarade grèc qui refuse un tel "sacrifice"? Les Grecs ont le choix de refuser l'austérité. Mais qu'ils ne s'étonnent pas qu'on leur refuse la charité.
Réponse de le 09/05/2012 à 23:46 :
bien résumé. J'ai entendu que l'état est toujours inexistant en grèce, la population souffre, mais parce que l'état n'a toujours pas imposé ls professions libérales, armateurs, l'église...ils ont réagi trés tard et mal, ce n'est pas l'exemple qu'il faut ressasser pour expliquer que l'austérité c'est trop dur et faire croire qu'il y a une autre solution miracle. c'est fou, on est à l'ére glaciaire de la gestion au niveau des gouvernements, mais les électeurs sont aussi coupables d'en profiter sans soucis et reconduire les mêmes dépensiers
a écrit le 09/05/2012 à 15:51 :
On veut tous de la croissance, seulement voilà, il y a ceux, comme nos socialistes de chez nous, qui parlent de la croissance de la dette et puis ceux qui parlent de la croissance de l'économie c'est à dire plus d'entreprises, plus de travail et donc plus d'emploi. Pour avoir des entreprises, il faut leur permettre de réussir. Ça n'est pas le cas chez nous puisqu'on prévoit de les taxer plus et d'augmenter les charges salariales. On va pouvoir continuer à être les champions de la faillite des entreprises. Génial!
Réponse de le 09/05/2012 à 17:38 :
En fait, vous n'avez juste rien compris ! L'idée est de partager le travail en Europe : les allemands bossent pour faire rentrer des devises et les français claquent le fric. Comme cela chacun fait ce en quoi il excelle depuis toujours. C'est la redistribution à la française appliquée au niveau européen. Honnêtement, si Hollande arrive à faire passer ça, je voterai pour lui la prochaine fois ! PROMIS !
Réponse de le 10/05/2012 à 14:30 :
EN moyenne, les Français bossent plus longtemps que les Allemands. Oubliez les clichés, et consultez les statistiques de l'OCDE par exemple. Dédé du café du commerce pense toujours que les Allemands bossent et que les Français ne foutent rien. Les statistiques disent que même les Grecs travaillent plus et plus tard que les Allemands.
Réponse de le 11/05/2012 à 15:54 :
@ truck. Les français, pour ceux qui bénéficient des 35h, les riches et ceux qui ont la sécurité de l'emploi, ont plus de 10 semaines de congés payés. Je n'ai pas entendu dire que les allemands en aient autant. Il est vrai que les français dans les tpe, les précaires, les chômeurs et les exclus ne bénéficient pas des 35h peuvent fausser les statistiques de l'OCDE. Ils n'ont rien gagné des 35h et souvent, ils y ont tout perdu !
a écrit le 09/05/2012 à 10:53 :
la strategie mise en place par merkel et sarkosy s'effondre les peuples n'en veulent pas
Réponse de le 09/05/2012 à 11:24 :
Y a pas eu de " stratégie mise en place par merkel et sarkosy " !!!
De quoi parlez-vous ?
a écrit le 08/05/2012 à 22:14 :
Les politiques d?austérités font augmenter le chômage et si elles sont trop dures elles font augmenter les troubles sociaux et les partis extrémistes. L' Allemagne est un pays qui exporte très bien, car ses produits sont un gage de qualité et son image est neutre dans les opinions. Mais si son image de pays sérieux, pacifiste devait évoluer vers une image de pays semeur de trouble voulant imposer par la force sa politique, alors le Made in Germany perdra lentement mais surement de son lustre et de son attrait.
Réponse de le 09/05/2012 à 12:02 :
+1 je trouve votre raisonnement interessant
Réponse de le 09/05/2012 à 12:56 :
les allemands ne sont responsables ni de la triche des grecs, ni du m'enfoutisme francais.... pour le reste ils sont d'accord de faire des efforts, en fonctions des efforts faits en face!
a écrit le 08/05/2012 à 20:02 :
les pauvres allemands qui vont devoir payer pour les autres ...
Réponse de le 08/05/2012 à 22:53 :
En voilà une autre caricature; Pour info ya pas que les allemands qui paient les politiques européennes; Vous les payer chaque année depuis au moins 30 ans
a écrit le 08/05/2012 à 19:13 :
Ah non par pitié, Angela est le dernier rempart à cette idée absurde de croissance par encore plus de dette. Le magicien Hollande a eu les français comme ça, on leur faisant croire qu'il sortira de son chapeau magique des milliards pour stimuler la croissance. Je vous supplie Angela, ne le laissez pas affabuler toute l'Europe !
Réponse de le 08/05/2012 à 22:09 :
@AS. Votre Angela est aux manettes depuis deux ans et demi. Non seulement ses solutions n'ont rien réglé, mais en plus, elle a tout aggravé. Il est temps de donner sa chance à des gens plus compétents.
Réponse de le 08/05/2012 à 23:21 :
@ Truk : on se souvient des politique sde relance de 1975, 1981, et 2009 notamment. Conclusion : on s'est endettés pour ne rien relancer du tout. Vos incantations magiques à la croissance relève du surnaturel, pas de la raison!


Réponse de le 08/05/2012 à 23:50 :
Ah ben relancer, c'est comme tailler dans les coûts, ça ne veut rien dire en soi. Ce que je sais en revanche, c'est que l'austérité made by Angela, c'est une catastrophe pire que ce que redoutaient les plus hostiles à cette politique. Donc, moi, les dirigeants, peuples, économistes qui demandent à arrêter le massacre me semblent plus avisés, en les circonstances actuelles, que les benêts et psychorigides qui poussent à maintenir le plan Merkozy. Ce plan ne pouvait pas marcher, il n'a pas marché, il ne marchera pas. Après, ce que "relance" cache... Je ne sache pas que Hollande ait parlé de relance version 1981, j'en serais le premier inquiet.
Réponse de le 09/05/2012 à 12:05 :
Merkel veut des réformes structurelles du style Hartz au niveau européen. Les allemands sont quand même bien placés pour dire que ça fonctionne mais bon les français pensent que les retours sont immédiats alors que l'Allemagne a attendu 5 ans. En revanche des exemples de croissance avec relance réussis on en a pas... Ah si en 29 quand les économies étaient fermées.
Réponse de le 09/05/2012 à 12:54 :
par 'gens competents', vous parlez des francais? vous rigolez ou quoi? le seul truc ou les francais sont competents c'est l'arrogance et les lecons de morale... votre pays va au tas, et tt ce que trouvez a faire c'est essayer de vendanger le boulot des autres ( en rigolant)... reveillez vous...
Réponse de le 09/05/2012 à 16:06 :
Tout le monde est bien réveillé je vous assure churchill (à part vous qui ne voyez pas que le système implose)
a écrit le 08/05/2012 à 18:46 :
C'est juste n'importe quoi cet article. Les "eurobonds" un miracle ? Dans un magnifique exercice rhétorique on va ajouter de la dette à l'UE en plus de ses états membres... Ouvrir le flot de liquide ? Aux USA ils l'ont tellement fait que c'est la FED qui doit racheter la dette US. Keynes, ça ne marche pas quand ça sature déjà de cash et de dettes. On ne soigne pas un surendettement par de la dette. Ce barratin de "relance" dit "croissance", c'est un tour de passe passe pour ne pas en finir avec l'état socialiste français et ses millions de fonctionnaires et autres planqués. Hollande et la classe politique française n'ont pas le niveau de l'enjeu. La France retournera à l'euro pour tranquillement s'effondrer au niveau économique à coup de dévaluation du franc.
Réponse de le 08/05/2012 à 19:12 :
@BLL
En finir avec l'Etat socialiste, ce n'est pas pour demain. Quittez donc la France, la Russie de Poutine vous attend à bras ouvert, et n'oubliez pas de passer par la Suisse planquer votre pognon.
Réponse de le 09/05/2012 à 12:52 :
alternativement jb38, vous pouvez aller en coree du nord ou au zimbawe, vous pourrez y passer des vacances dans les camps de vacances de la gauche plurielle
a écrit le 08/05/2012 à 18:42 :
La seule question pour laquelle j'aimerai une réponse est la suivante : Quel est le pouvoir réel de négociation d'Hollande envers l'Allemagne ? Quelles cartes tient il que l'Allemagne ne tient pas ?

La réponse, pour moi, est "nulle". L'Allemagne a les finances, le pouvoir économique et financier, de diriger l'Europe. Qu'es ce qu'un président socialiste a la tete d'un pays ayant ses propres problèmes et n'étant surtout pas un exemple d'austérité et de croissance pourra dire a une chancellière dont le pays n'a presque aucun taux de chomage ? Qui pourra donner des lecons et de quels droits ?

Le reveil serra difficile. La gueule de bois lourde.
Réponse de le 08/05/2012 à 19:14 :
@Hans
Ecoutez un peu Mélenchon et vous aurez une partie de la réponse.
Les technocrates ne sont pas le peuple et Bruxelles n'est pas l'Europe.
Réponse de le 08/05/2012 à 20:44 :
Mon cher Hans, je crains que vos illusions ne tiennent pas très longtemps face aux besoins de financement de la France, soit environ 40 milliards d'€ par an ne serait ce que pour rembourser les intérêts.
Réponse de le 10/05/2012 à 12:49 :
On ferait mieux de prendre exemple sur les pays allemands et nordiques et s'inspirer de ce qui marche chez eux. Seulement voilà, les nordiques (en général) sont des gens obeissants, droits, quand on leur demande de faire bleu ils font bleu, pas jaune parce que ca leur chante, histoire de montrer leur personnalité. Voila comment réagissent les français.
L'endettement n'amène à rien de bon, si ce n'est les extremes (nazis et autre). D'où la nécessité d'apprendre l'histoire. Mais nos chères français, jeunes surtout, n'ont rien dans le crâne. Il n'est que d'écouter les jeux télévisés pour constater l'étendu de leur inculture. C'est effrayant. Ca aussi c'est un pur produit socialiste !!!
a écrit le 08/05/2012 à 18:38 :
Guerre entre la préservation du capital et les revenus du travail .... vaste débat au niveau mondial ! Ce n'est pas qu'un problème allemand !... Pour l'instant c'est le capital qui est privilégier !
Réponse de le 08/05/2012 à 23:24 :
Produire de la fausse monnaie ne crée pas de la richesse. Ceci se saurait sinon. Étudiez donc la période de la République de Weimar des années 20 ou la situation du Zimbawe durant les années 2000, et vous verrez qu'une telle solution n'amène qu'à la lisère des peuples !
Réponse de le 08/05/2012 à 23:53 :
Vous êtes mal barré, M. Lol. De la "fausse" monnaie est produite en quantités industrielles dans tous les pays du monde. Vous croyez que non parce que ce ne ce sont plus les banques centrales qui impriment cette fausse monnaie... mais c'est encore pire : ce sont les banques privées qui la créent, cette monnaie, ad nauseam. Il est à se demander d'ailleurs si la fausse monnaie des banques centrales n'était pas in fine meilleure que celle des banques privées. Vaste débat.
Réponse de le 09/05/2012 à 12:09 :
Je ne suis pas pour l'inflation l'inflation,(non maîtrisée) je fais juste le constat que les revenus du capital sont supérieurs au travail ce qui n'est pas logique !
a écrit le 08/05/2012 à 18:24 :
les francais devraient discuter avec leurs amis et/ou voisins/ relatives germains....... qu'ils soient spd ou cdu, aucun ne veut payer les vacances des grecs ou des francais..... la solidarite, ok, pour les gens qui ont ft de gros efforts, comme eux ont subi hartz4......... le reste? quatsch...
Réponse de le 09/05/2012 à 16:10 :
La vérité c'est qu'ils sont amers
a écrit le 08/05/2012 à 18:07 :
la Chancelière n'est pas contre la croissance ; merci , en Allemagne ça marche plutôt bien . Mais elle n'accepte aucune dérive via la planche à billets position soutenu par la grande majorité des allemands . Le compromis que présentera comme une grande victoire Hollande ne sera que la mise en oeuvre de mesures dans le tuyau de Bruxelles depuis 2 ans soutenues par la France et que les anglais ne veulent pas . Merci Sarkosy ...
a écrit le 08/05/2012 à 17:46 :
une fois de plus, les journaux français racontent n?importe quoi, les critiques émises en Allemagne le sont parce que tous les efforts de ce grand pays sont fait en faveur des pays cigales dont la France et la Grèce: Pas un seul Allemand n?acceptera de payer la relance socialiste à la française , pas un seul, je vous mets au défit. D?ailleurs avec les félicitations de tradition de la Chancelière au vainqueur des présidentielles s?est rajouté immédiatement un rappel à l?ordre comminatoire au petit Poucet qui veut s?en prendre au pacte de rigueur et passer de nouveau à la dépense. N?essayez pas, de manipuler l?opinion française en faisant croire que petit Poucet est soutenu par la majorité des pays européens, faux et archifaux, entre l?insouciance et la folie dépensière, les pays travailleurs refuseront de payer pour les cigales franchouillardes. L?euro a du plomb dans l?aile , la Grèce doit sortir de l?euro et ce n?est pas la France socialiste qui sauvera ce pays. Le pédalo va tanguer fortement.
Réponse de le 08/05/2012 à 18:28 :
je crois que les allemands en ont marre de la tragedie grecque... et de la prise d'otage permanente qui rappelle curieusement les methodes de certains syndicats francais...... a mon avis, ils vont faire le boulot, et mettre le paquet sur ceux qui font des efforts ( italiens et espagnols en tete; le portugal c'est plus complique)....... et la ca va etre tres dur pour certains.....
Réponse de le 08/05/2012 à 18:40 :
Non, les journaux français ne racontent pas que n'importe quoi. En l'occurrence, les Allemands savent que perdre l'Euro détruirait leurs entreprises, leurs excédents commerciaux, donc leur balance des paiements, donc leur budget, donc leur économie car l'Allemagne souffre d'un taux d'actifs sur population très bas du fait du vieillissement fort de ce pays. L'austérité menant au désastre les pays soi-disant aidés, ces derniers vont se rendre compte qu'il vaut mieux sortir de l'Euro : et ceux qui le feront en premier seront ceux qui souffriront le moins. Si Français, Italiens, Espagnols, Portugais - 40% des excédents allemands à eux quatre - renonçaient ensemble à avoir la même monnaie que l'Allemagne, cette dernière s'effondrerait en moins de trois à quatre ans. Pour rappel, l'Allemagne est déficitaire avec la Chine et ne gagne des parts de marché qu'en Europe.
Réponse de le 08/05/2012 à 19:21 :
@Truk
Bonne analyse, l'Allemagne devra composer avec ses voisins sauf à creuser sa perte.
Réponse de le 08/05/2012 à 19:44 :
Encore tu dis n'importe quoi, l'Allemagne est le seul pays de l'EU qui ait un excédent face à la Chine. Et puis les allemands ont le plus besoin de l'Euro ? Tu oublies vite que se sont les pays du sud, France comprise, qui ont emprunté comme des porcs pendant dix ans à des taux trop faibles grâce à la garantie de l'Allemagne via l'euro ! Maintenant ils sont endetté jusqu'à l'os sans même avoir entrepris les réformes structurelles sur la compétitivité. Et puis quoi la France va revenir au francs ? Laisse moi rire, contre le mark il ne valait pas plus que des cacahouètes. En outre l'Allemagne exporte vers les pays émergents avec la même monnaie que nous. Moi si j'étais les allemands je ferais une Europe du Nord, celle de l'effort et de la rigueur avec l'Euro-Nord fort. Et je laisserais les paresseux du sud, mené par la France, faire leur politique de relance avec leur Euro-Sud qui ne vaudra pas un clou.
Réponse de le 08/05/2012 à 22:04 :
@@moi. Non, l'Allemagne n'a pas d'excédents avec la Chine. D'où sortez-vous cette idiotie ? Dès 2010, le solde était négatif de 23 milliards d'Euros pour les Allemands face à la Chine, et ce déficit s'est encore creusé en 2011. Pour votre culture, sachez que l'Allemagne avait accumulé près de 100 milliards d'Euros (équivalent) de déficit commercial de 1989 à 1999, et qu'elle n'est revenue dans le vert qu'après l'Euro. France et Italie étaient toutes deux excédentaires sur cette période 1989-1999, et ne sont devenues déficitaires qu'après l'Euro. Enfin, sur vos réformes structurelles sur la compétitivité, vous parlez de la semaine de 32 heures chez VW bien sûr ? Quant à la monnaie, vous semblez ne pas comprendre : si nous sommes moins compétitifs que les Allemands, comme vous le dites, vous devez imparablement reconnaître que c'est ineptie d'avoir la même monnaie qu'eux. Le prix de la productivité, c'est la monnaie forte. Or, depuis l'Euro, l'Allemagne refourgue la facture à ses voisins de l'Euro.
Réponse de le 09/05/2012 à 16:15 :
L'austérité en temps de récession est un non-sens économique mais peu de personnes en ont conscience apparemment
Réponse de le 09/05/2012 à 18:51 :
truk , c'est n'importe quoi; les allemands ont un vieillissement de la population, pire qu'ailleurs; pour le reste ils font bcp fabriquer dans les pays de l'est; comme ils disent ' les polonais sont parfois plus allemands que nous'....... l'allemagne peut effectivement s'effondrer, mais ca sera en dernier 1- car ils ont pris les mesures qu'il fallait 2- car ils arrivent tjs a trouver des solutions, a la difference de certains pays tres arrogants.............
Réponse de le 09/05/2012 à 18:54 :
et j'oubliais! !! les francais ont une demographie plus dynamique! elle entasse des gens non qualifies qui font des enfants en banlieus pour devenir une nouvelle generation d'assistes...... dans ce cas, vaut limite mieux ne pas avoir de boulet a la patte! macroeconomiquement, ce qui est interessant, c'est que des jeunes generations aient un boulot bien paye pour payer pour la generation precedente; des generations d'assistes, ca ne sert a rien......... tjs revenir a la micro et meso economie........ what goes around comes around
a écrit le 08/05/2012 à 17:46 :
Angela sait que si les autres pays ne font pas d'économies alors leur dette va exploser pour relancer et qu'ensuite se seront les allemands qui paieront la facture avec le FESF et MES et Euro-Bonds ... Angela va certainement finir par expliquer ce qu'il en est aux allemands et appeler des élections anticipées, afin de ne par prendre la responsabilité d'une bérézina ...
Réponse de le 09/05/2012 à 16:53 :
@Truk, vous pédalez dans la choucroute. Aucune connaissance de l'Allemagne et encore moins de son potentiel. L'Euro, ils en ont rien à cirer, c'est déjà l'Euromark et c'est nous qui allons rester avec notre Euro sudiste. On leur vendra comme toujours nos salades et nos oignons et les voitures françaises fabriquées en Roumanie et au Maroc. Nous continuerons à acheter allemand parce que cela fait des années que nous ne pouvons faire autrement. D'ailleurs quelle est la marque de votre voiture ?? Des années que nous nous racontons des âneries sur les Allemands. Pitoyable cette Grosse nation qui s'enfonce dans sa médiocrité.
Réponse de le 09/05/2012 à 22:20 :
@takakroire. Chiche ? Sérieusement, chiche ? Qu'ils se barrent de la zone Euro, les Allemands. On verra s'ils les vendent aussi bien leurs bagnoles avec des prix en hausse de 20 à 50%. S'il y a des imbéciles anti français qui croient que l'Allemagne gagnerait à quitter l'Euro, les Allemands, eux, savent que s'ils faisaient cela, ils seraient condamnés. Pour la N-ième fois : les Allemands avaient cumulé près de 100 milliards d'Euros - équivalent - de déficits commerciaux sur la période 1989-1999, avant l'Euro. France et Italie étaient alors excédentaires, sur cette période. Puis, après l'Euro, tout s'est inversé... Un hasard bien entendu ? Je repose la question : chiche ? Les Allemands n'oseront pas.

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