L'erreur (calculée) Dijsselbloem

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La « bourde » du nouveau chef de l'Eurogroupe n'est pas le fruit du hasard. C'est celui de la nouvelle architecture de la zone euro, politiquement coupée entre un « nord » et un « sud. »

Quelle mouche a donc piqué Jeroen Dijsselbloem lundi ? En assurant que le cas chypriote n'était pas le « cas spécial » que les Européens avaient jusqu'ici décrit, il a mis fin à la relative euphorie qui régnait alors sur les marchés dans la foulée de l'accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi. Rapidement, le tout jeune président de l'Eurogoupe a dû faire entièrement marche arrière et se contredire en publiant une déclaration brève revenant à la doctrine du « cas spécial. »

Préférer un Néerlandais à un Espagnol

Ce cafouillage n'est cependant pas le fruit du hasard. Il traduit une véritable évolution institutionnelle de la zone euro. Il est la conséquence directe de la nomination de Jeroen Dijsselbloem à la présidence de l'Eurogroupe. Cette nomination a été imposée par l'Allemagne contre un candidat espagnol sur le seul critère de la nationalité. Le ministre des Finances néerlandais, diplômé d'agronomie, jusqu'ici obscur second couteau du parti travailliste néerlandais, n'avait pour lui qu'un seul atout : être le représentant d'un pays noté AAA et un des alliés les plus fidèles et inconditionnels de l'Allemagne. Les Allemands n'avaient pu occuper ce siège autant en raison de la résistance de la France et d'autres pays du sud que du couperet des élections fédérales. Ils ont donc placé un homme de confiance. Sans se soucier de ses compétences réelles.

Finalement, en période « normale », tout ceci n'aurait pas été un drame. Un jeune homme de 46 ans aurait mis un peu de fraîcheur dans l'austère Eurogroupe et, avec le temps, aurait appris les ficelles de Bruxelles. L'ennui, c'est qu'en période « normale », le conseil européen aurait sans doute choisi un Espagnol plus expérimenté pour succéder à Jean-Claude Juncker. L'ennui, c'est que l'Europe ne traverse pas une période normale. Elle traverse une crise qui met en jeu l'existence de l'euro. Et qu'elle ne peut guère s'offrir le luxe d'essuyer les plâtres d'un spécialiste de l'agriculture débutant dans les affaires financières européennes.

Berlin verrouille

Jusqu'en 2012, Berlin avait laissé aux pays du sud des postes importants : le président et le vice-président de la BCE sont ainsi respectivement un Portugais nommé en 2010 et un Italien nommé en 2011. Mais cette époque est terminée : les Allemands supportent de moins en moins que la Bundesbank soit mise en minorité au sein du conseil des gouverneurs de la BCE. Certains économistes allemands, comme le président de l'IFO Hans-Werner Sinn, y voient un scandale dans la mesure où l'on sait que la confiance dans la zone euro repose entièrement sur le bon vouloir de l'Allemagne. Lorsqu'Angela Merkel a accepté l'OMT, le programme illimité de rachat d'obligations souveraines de la BCE, à l'été 2012, elle a décidé d'accompagner ce mouvement par une reprise en main des institutions. Cette reprise en main s'est concrétisée par les nominations du Luxembourgeois Yves Mersch au directoire de la BCE et de Jeroen Dijsselbloem à la tête de l'Eurogroupe. Dans les deux cas, ceci s'est fait au détriment des Espagnols. Désormais, la quatrième économie de la zone euro n'est plus représentée au sein du directoire de la BCE. Et il en sera ainsi au moins jusqu'en 2018.

L'a priori sur lequel est fondée la nouvelle zone euro : le nord est vertueux

Au fond de cette vision, il y a un a priori : un citoyen d'un pays du « nord », d'un pays allié de l'Allemagne, même peu compétent, sera toujours plus « responsable », plus favorable à la « stabilité » qu'un Méditerranéen irrémédiablement indolent, fût-il le plus diplômé. C'est une position dangereuse qui traduit ce qu'est sur le point de devenir la zone euro : une zone à deux vitesses, avec deux classes de citoyens. L'accord chypriote a parfaitement traduit cet état de fait en instaurant dans l'Union économique et monétaire deux classes de déposants et deux catégories d'euros fiduciaires. Et c'est ce que, dans sa candeur, Jeroen Dijsselbloem a voulu dire en parlant du « modèle chypriote. » Il fallait comprendre que, désormais, les contribuables du nord, qui sont irréprochables comme leurs gouvernements, ne paieraient plus les factures des cigales inconséquentes du sud. Et qu'on les ferait payer, quoi qu'il leur en coûte. L'erreur de Jeroen Dijsselbloem ce lundi a peut-être été d'être trop franc, d'être allé trop loin dans le personnage qu'on lui a demandé de jouer. C'est l'erreur classique du débutant de ne pas savoir dissimuler.

Le nord est-il si vertueux ?

Evidemment, la réalité est un peu différente de cette vision simpliste. Rappelons que les contribuables du « sud » participent aussi au financement de l'aide européenne. Que la France et l'Italie sont, ensemble, près de deux fois plus exposées que l'Allemagne au risque de défaut d'un pays aidé. Rappelons aussi que les banques chypriotes, grecques ou espagnoles n'ont pas le monopole des erreurs. Le système bancaire allemand est loin d'être un modèle : les Landesbanken avaient investi des milliards d'euros dans les subprimes.

Or le gouvernement allemand a tout fait pour limiter le risque lié à cette mauvaise gestion sur les déposants et les épargnants des caisses d'épargne allemandes, n'hésitant pas à en nationaliser plusieurs de ces banques régionales. Hypo Real Estate, également nationalisée, a été près d'être un Lehman Brothers européen, elle qui s'était laissée aller à faire de la cavalerie financière derrière le peu de transparence de sa filiale irlandaise.

Jeroen Dijsselbloem le sait bien, lui qui est le ministre des Finances d'un pays malade d'une bulle immobilière qui, comme en Espagne, a éclaté et qui, en février, a dû nationaliser également une banque immobilière en faillite SNS Reaal. Autrement dit, il est faux d'opposer une vertu nordique à une indolence sudiste. Ce qui se passe, c'est que l'Allemagne consolide son pouvoir dans la zone euro en nommant des personnes qui défendront ses intérêts. Et tant pis s'ils doivent parfois déraper un peu...

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a écrit le 27/03/2013 à 15:01 :
Ce qui prouve que l'on ne change pas un peuple en quelques décennies. Malgré les 60 Millions de mort.
L'Allemand (e) reste allemand (e), hélas! Ou vous le tenez en laisse ou c'est lui qui vous tient en laisse.
a écrit le 27/03/2013 à 13:06 :
Je recommande, sur google, la vidéo d'olivier Delamarche du 26 Mars 2013 "leblogalupus"...!
a écrit le 27/03/2013 à 6:55 :
Séparer l'investissement de la banque à détail -
a écrit le 27/03/2013 à 1:17 :
Visiblement M. Godin n'a pas lu la transcription de l'interview avec Dijsselbloem disponible ici
http://blogs.ft.com/brusselsblog/2013/03/the-ftreuters-dijsselbloem-interview-transcript/
a écrit le 26/03/2013 à 22:22 :
ENFIN des articles de qualité commencent à apparaître avec un esprit de clarté tant politique que de documentation bien fondée. Où était alors dans la presse francaise, ce journaliste pour qu'il puisse demontrer au monde, par la qualité de ces écrits la description véritable de la guerre que l'Allemagne revancharde et corrompue jusqu'à la moelle, est en train de livrer en Europe? Cette guerre de toute façon ne sera résolue que par la volonté des peuples eveillés par la plume de journalistes courageux et honnetes avec leur conscience,comme ce Monsieur, et pas par les armes. pour en découdre une fois pour toute de ces malades qui bernent le peuple allemand avec leur propagande et qui vont pour la troisième fois avec leur cynisme sans limites, anéantir toute trace d'humanisme et de civilisation dans cette vieille Europe. Continuer Monsieur, il est temps que les gens apprennent la verite. Il y surement d'autres solutions que celles martelées par ces foux furieux de Berlin, qui ne font pas appel aux massacres des peuples et à la destruction de la démocratie.
a écrit le 26/03/2013 à 22:19 :
il serait temps de créer un euro du nord et un euro du sud avec une paritée fixe de 1 pour 2,ce qui ferait une decote de 50 %.
a écrit le 26/03/2013 à 22:16 :
Je suis d'autant plus admiratif des grands blonds aux yeux bleus que je suis petit et de type franchouillard assez caractéristique : je ressemble plus au chef chaudard qu'à un athlète nordique.
a écrit le 26/03/2013 à 17:02 :
L'Allemagne se porte comme un charme ?
Dette : 82% du PIB
8 millions de salariés à 1 euros.
Démographie en berne.
Réponse de le 26/03/2013 à 18:09 :
150 000 salariés à 1 euro et pas 8 millions. Et en plus il ne s'agit pas vraiment d'un salaire mais d'une mesure d'insertion au monde de travail pour des chomeurs de longue durée.
Réponse de le 27/03/2013 à 4:33 :
De plus son exedent commercial est le résultat d' une économie hautement inovante !
a écrit le 26/03/2013 à 16:57 :
Mardi 26 mars 2013 :

1- D'abord, il y a eu la Grèce.
2- Ensuite, l'Irlande.
3- Ensuite, le Portugal.
4- Ensuite, l'Espagne.
5- Ensuite, Chypre.
6- Demain, ce sera le tour de la Slovénie.

Slovénie : Moody's abaisse la note de la deuxième banque du pays NKMB.

L'agence d'évaluation financière américaine Moody's a abaissé mardi la note de la deuxième banque slovène NKMB, en raison des craintes concernant l'économie du pays membre de la zone euro, qui pourrait être contraint de demander une aide européenne.

La note à long-terme de la NKMB, détenue par l'Etat, a été abaissée de deux crans de B3 à Caa2 par Moody's, la faisant passer au rang de valeur ultra-spéculative.

L'agence de notation a associé sa décision d'une perspective négative en raison des craintes d'un nouvel affaiblissement du porte-feuille de crédit de la banque.

Moody's avait déjà dégradé le 13 mars la note de la plus grande banque slovène Nova Ljubljanska Banka (NLB), de B2 à Caa2, également au rang de valeur ultra-spéculative.
a écrit le 26/03/2013 à 16:50 :
Pour une fois qu un dirgeant europeen dit qu on va laisser tomber une banque et non la sauver au frais du contribuable, on lui tombe dessus. et tous les pretextes sont bons
Moi je le trouve tres bien ce gars, et j espere que le contribuable europeen ne sera plus appele a la rescousse a chaque banque qui a des probleme: c est ca le capitalisme, quand on fait des erreurs, on fait faillite, on est pas sauve par l etat
Réponse de le 26/03/2013 à 19:23 :
Difficile pour un petit épargnant et ou actionnaire d'une banque de savoir si elle ne se fourvoie pas, en toute discrétion, dans des opérations hyper spéculatives, qui risque de lui coûter ses économies ou ses actions. Il est même certain que les gens qui ont un compte ou des actions de la Socgen n'étaient pas au courant des agissements de Kerviel, ou que ceux de Crédit Agricole n'aient pu mesurer le risque lors de l'acquisition d'Emporicki... Bref, il me semble que c'est à la puissance publique d'éviter les dérapages et donc de protéger les épargnants. Encore faut il qu'elle ne soit pas défaillante... Vaste débat.
a écrit le 26/03/2013 à 16:41 :
Pourquoi s'étonne t-on de cette nomination. Il n'y a qu'à relire l'histoire pour voir que les allemands ont un faible pour les agronomes.
a écrit le 26/03/2013 à 16:38 :
La prochaine guerre en Europe ,sera les cigales contre les fourmies...
Réponse de le 26/03/2013 à 16:49 :
Les cigales s'endorment 7 ans avant de sortir de leur chrysalide. Les fourmis vont crever de faim.
a écrit le 26/03/2013 à 16:24 :
De même qu'en Allemagne, ou les medias font croire aux allemands qu'ils payent pour les cigales du sud, les medias Francais font croire aux francais que les allemands ont une vision faussée et sournoise de l'Europe. La réalité se trouve dans les faits et non pas dans des croyances et préjugés. Le choix d'un représentant n'est jamais porté uniquement sur la compétence. C'est une réalité. La raison est simple: Il est tout simplement impossible de juger les compétences de Dijsselbloem sans lui faire passer un examen. Deplus Dijsselbloem est comme Christine Lagarde et Dominique Strauss-Kahn un ex ministre des finances et donc un politicien. Prenons l'exemple de Strauss-Kahn? Est-ce que le fait qu'il avait été elu à la tête du FMI prouve qu'il est compétent?
a écrit le 26/03/2013 à 16:03 :
Il fut un temps où l'Europe avait à coeur d'aider certains pays à améliorer rapidement leur économie, le niveau de vie des citoyens, aujourd'hui on reprocherait plutôt à certains de ne pas etre aussi riches que les autres ou de vouloir l'être trop vite.
L'Allemagne a payé pendant presque 20 ans pour le développement de l'Allemagne de l'Est, on peut comprendre qu'elle n'ait pas envie de poursuivre avec des pays qui n'engagent pas les mêmes efforts que la Pologne ou la Tchéquie.
Ceci étant, une page se tourne avec cette crise que certains voudraient combattre avec le laxisme même qui l'a nourrie.
On comprend que là aussi, certains crient au suicide et ferment les cordons de la bourse.
Les avertissements comme celui ci peuvent etre ignorés mais cela ne changera rien au dilemme des hommes politiques :
miser sur ceux qui subventionnent la politique ou sur les électeurs qui en justifient l'existence
Réponse de le 26/03/2013 à 16:44 :
Pourqoui écrire au passé "L'Allemagne A payé pendant presque 20 ans pour la restructuration de l'Allemagne de l'Est".. Mais ca fait deja 23 ans que tous les contribuables allemands paient la "rancon", une taxe forcée dénommée le SOLI ( taxe de solidarité) retenue du salaire et qu il n´est meme pas question de la stopper.
Oui, et ca 23 ans apres la réunification !!!
Attendez vous que les allemands payent en plus un "SOLI-Club Med" ??
Faut pas plaisanter !
Réponse de le 26/03/2013 à 17:05 :
@ventrachoux : les allemands ne payent RIEN pour ceux que vous dédaignez en appelant Club Méd. Ils prêtent et ils en retirent des intérêts. Et ils ne le savent pas ? Ou ils font semblant. On attend surtout qu'ils ne se prennent pas pour des sauveurs. Les italiens ou français prêtent la même chose, par tête, et ils en retirent aussi des intérêts. Arrêtez de pleurnicher. Si vous en voulez aux Oster il ne faut leur dire.
Réponse de le 26/03/2013 à 22:10 :
C'est bien pire que du mépris : on pressent une forme d'idéologie plus que douteuse. Décidément ces "gens" n'ont rien appris de l'histoire.
a écrit le 26/03/2013 à 15:59 :
Un demi-siècle pour constater l'évidence d'incompatibilités dans le troupeau du foirail européen est minable ou veule. Nos voisins germains déplorent depuis longtemps sans se cacher la nature et le comportement des "membres du Club Med". Ils verrouillent aujourd'hui davantage le foirail, et la France doit bien admettre qu'après ses attaques contre l'égoïsme germanique en 2008, elle s'est mise à fanfaronner au service de la chancelière qui portait la culotte, avant d'ensuite grommeler et demander pour finir par suivre en traînant la savate.
De même, qu'il a fallu trois décennies après la fin pour reconnaître qu'une opération de maintien de l'ordre était une guerre, l'on continue en France à sauter comme des cabris en criant < Europe, Europe >. C'est tellement inepte quand on regarde la réalité économique et financière et pire encore, quand on regarde la réalité diplomatique avec un Mali post- colonial, où l'on ferraille solitaires, sans aucune solidarité concevable à venir du foirail européen.
Ou bien l'on rentre dans le rang tracé par les "maîtres"effectifs du foirail ou l'on exige les mêmes privilèges que les
Britanniques en sortant des accords de Schengen, en optant pour une monnaie ajustable à l'euro spécifique - de quel droit les Français n'auraient pas les avantages des Britanniques -, en vertu d'un < we want our sovereignty back >. Un demi-siècle de fantasme suffit à se faire sa religion, impossible à qualifier d'hérésie par rapport à un dogme aussi délabré et ravageur.
a écrit le 26/03/2013 à 15:55 :
Tout le monde sait ce qu'il se passe quand une banque fait faillite aux US. Il était temps que l'on sache pour l'Europe. Ce sont les prémisses de l'union bancaire. Rien n'empêche des investisseurs de sauver un banque au dernier moment, y compris des états investisseurs. Le cours de l'euro reste stable probablement avec des interventions des banques centrales qui démontrent leurs aptitudes. Il est compréhensible que des catégories d'investisseurs se sentent menacés et retirent leurs avoirs d'europe.
a écrit le 26/03/2013 à 15:52 :
Merci, en particulier pour le dernier paragraphe sur la (fausse) vertu du nord. Les allemands sont convaincus, (ou leurs médias) qu'ils payent les "sauvetages" des pays européens. Et leurs ministres en rajoutent. Comme vous le rappelez la vérité est exactement le contraire. D'une part c'est l'ensemble des pays euro-zone qui financent les prêts accordés (vous rappelez les poids de la France et de l'Italie), et ceux qui financent en retirent un bénéfice, au moins aujourd'hui. Mais ils prennent un risque. Et ce risque est majeur pour la France et l'Italie. Il serait temps que Hollande ou Moscovici en parlent un peu plus, et arrêtent cette propagande allemande éhontée. La vertu du nord et le club med du sud, ça commence à bien faire. Et en plus ils y croient !
Réponse de le 26/03/2013 à 15:59 :
En attendant, ce qu'on voit, c'est que les Allemand tentent de revenir à un budget à l'équilibre tandis qu'on nous promet un déficit en 2013 à 3.7% du PIB soit plusieurs dizaines de milliards d'euros (plus de 1000 euros par contribuable) et il faudra bien les payer un jour ou l'autre.
Réponse de le 26/03/2013 à 16:56 :
Je vois que chez nous, on essaie, mais on n'y arrive pas. Les allemands, comme les suédois en leur temps, l'ont fait lorsque il était temps. C'est ce qui fait leur force aujourd'hui. Pendant que Chirac et Sarkozy continuaient sur de vieux schémas. Mais Hollande aurait surement fait la même chose, c'est ce que voulait tout le monde : surtout pas d'effort. Il ne s'agit pas de vertu, ou de travail, mais de lucidité, face au rêve. On le paye, et on continuera.
a écrit le 26/03/2013 à 15:47 :
L'indolence n'est pas un problème tant qu'on a les moyens de se payer le luxe de l'être....
a écrit le 26/03/2013 à 15:27 :
Il est honteux de reprocher à cet homme son manque d?hypocrisie. Parler vrai et clair est une qualité insuffisamment reconnue !
Réponse de le 26/03/2013 à 16:04 :
"Toute vérité n'est pas bonne à dire"
a écrit le 26/03/2013 à 15:24 :
Il ne s'agit pas de savoir si ce qu'il a dit est vrai ou pas mais s'il était opportun de faire de telles déclarations. Là clairement, ce n'était pas le cas, comme chacun peut le vérifier en constatant les effets. Comme l'a écrit un autre internaute, et sans jeu de mot sur notre président, nous ignorions qu'il y avait aussi des énarques en Hollande.
Réponse de le 26/03/2013 à 16:26 :
en plein accord avec vous..... et avec la fin de l'article sur la vertueuse europe du nord.....

l'allemagne a un système bancaire pour partie opaque.... et c'est bien pour cela qu'elle ne veut pas que l'europe y mette le regard....

on ne peut contester.... la capacité de la sphère industrielle allemande, mais elle est dû tout autant à la capacité à innover, et travailler ensemble, qu'à la vertu du gouvernement central....

ceci étant, l'activité privée en france souffre épouvantablement d'un coût global du travail élevé, des taxes qui fleurissent tous les jours.... mais également d'un environnement législatif qui étouffe toute vélléité..... je ne parle pas du droit du travail..... mais pour l'alléger, il faut trouver des équilibres entre salariés et patronat....

il y a une vraie refondation des modèles de management économiques et humains à faire dans ce pays, seule réelle piste vers l'innovation....

ah, oui, la verueuse allemagne fait aussi du dumping sociale au travers des badjobs..... dans les secteurs hors industrie lourde et mettalurgie.....

mais ça, silence....... absolu



a écrit le 26/03/2013 à 15:00 :
Il y a le langage : chaque cas de faillite est un cas particulier. Un administrateur judiciaire dit la même chose. Il y a le métalangage, autrement dit la manière de formuler le langage. En matière de traitement de faillite, les méthodes de résolution évoluent en fonction de l'expérience et des objectifs collectifs. Il suffit de voir l'évolution du droit des faillites en France. Les deux énoncés de Dijsselboem parlent du même problème à deux niveaux d'abstraction différents. Tout le monde à compris, il n'y a pas d'erreur. Mario Monti est lui aussi spécialiste du passage du langage au métalangage.
a écrit le 26/03/2013 à 14:21 :
Efficace ou pas il n'a effectivement l'habitude de la langue de bois et il a parlé clair.
Il est évident que ce qui vient de se passer pour Chypre est une première et certainement pas une dernière. L?avertissement est pour l'instant sans frais pour le reste de la zone euro mais il est quand même temps de prendre conscience que notre argent n'est pas à l'abri d'un racket d'état dans nos banques. Alors quelques petits conseils en attendant la faillite du système : 1- garder de l'argent liquide chez vous, 2- achetez un peu d'or que vous garderez chez vous aussi, 3-dispersez vos avoirs de sorte de n'avoir pas plus de 80 Keuro dans un établissement financier, 4-achetez quelques devises étrangère (USD, CHF) tant que vos euros valent encore quelque chose, 5- et si vous avez un petit jardin, achetez des poules, des lapins et plantez des patates !!
Réponse de le 26/03/2013 à 14:45 :
Ne croyez pas à la garantie d'Etat sur vos dépots. L'Etat ne peut garantir tous les dépots français. Et le remboursement partiel (jamais vous n'aurez vos 100k en intégralité) ne se fera que sur une longue échéance. Ne croyez pas que l'Etat vous rembourse vos dépots dans le mois qui suit la faillite de votre banque.
Réponse de le 26/03/2013 à 15:02 :
Est-il plus juste de faire supporter le sauvetage d'une banque par ses plus gros clients et par ses actionnaires ou par les contribuables ?
Sachant que seuls 10% des ménages a un patrimoine financier supérieur à 100 000 euros, il suffit pour la plupart des gens de répartir ses avoirs sur plusieurs banques, ce qui améliore aussi la liquidité.
Quant à garder de l'or physique chez soi, évitez de vous en vanter et priez pour que des cambrioleurs occasionnels n'aient pas de détecteur. Rien qu'en passant devant chez vous, ils pourront le savoir.
Réponse de le 26/03/2013 à 15:54 :
@turlututu. +1
a écrit le 26/03/2013 à 14:07 :
Si ce monsieur Dijsselbloem, agronome financier, est aussi efficace que les casques bleus néerlandais à Srebrenica, cela va être un massacre dans la zone euro !
Réponse de le 26/03/2013 à 14:19 :
+1, je ne savais pas qu ils avait des enarques au pays bas.
a écrit le 26/03/2013 à 14:06 :
Cette homme est stupide ou venduv il faut le virer, actuellement l economie est fragile et la moindre annonce fait fuir les investisseurs, jamais Junker aurais fait une annonce pareil, la preuve le BCE la tacle et aucun chef de gouvernement le soutient meme pas la dame de Fer Merkel. Le pire c est que si le Luxembourg est la cible les pays bas ont de gros problÚmes avec une grande banque et pas les moyens de l aider. Le triple A hollandais pourrai tomber à cause de Liu incroyable.
Réponse de le 26/03/2013 à 14:21 :
@Guetteur, vous donner un bon point à M. Juncker mais compment puvez expliqué que ce Monsieur a toujours partqiué et validé la paradis fiscal Luxembourgeois soit 30 pour cent du PIB dyu duché et cela au détriment des autres pays de la zone Euro demander au Groupe Wandel comment est détourné l'impôt français dans une coquille luxembourgeoise. Pour ma part, et je mesure mes mots, M. Juncker est un escroc au titre de sa position politique, qui a et vole l'Europe depuis des decennies.
a écrit le 26/03/2013 à 13:56 :
Ce que l'article oublie de rappeler, c'est que l'Allemagne a réparé ses erreurs ELLE-MÊME, sans implorer l'aide de quiconque ! Là est la vertu nordique !
Réponse de le 26/03/2013 à 15:16 :
Il est certain qu au sud les banques ont un pouvoir phenomenal,celui de creer des euros
qui representent un pouvoir d achat incroyablement plus fort que si c etait du Drachme ou de la Pesetas.Il faut reconnaitre que cette chance a ete mal utilisee.
Mais il n en demeure pas moins qu aussi vertueuse qu elle soit l allemagne ne peut
Accumuler les excedants commerciaux que si les autres pays sont en deficit.
Si tous font comme ellle il n y aura que des vendeurs et aucuns acheteurs.
Réponse de le 26/03/2013 à 16:01 :
@welldone, votre REM sur les exedents allemands a un sens dans la zone euro . Malheureusement au niveau mondial , si l allemagne était moins compétitive l Europe aurait un gros problème de déficit com et d' inovations.
Réponse de le 26/03/2013 à 16:12 :
Welldone, vous raisonnez comme si l'Europe était un espace fermé ! En particulier, l'Allemagne vend au MONDE ENTIER, et très peu à Chypre et à la Grèce... Donc votre idée de vases communicants n'est pas valable. Désolé...
Réponse de le 26/03/2013 à 16:34 :
60% des exportations de l'Allemagne vont vers la zone euro.
Réponse de le 26/03/2013 à 16:49 :
Faux: en 2012; c'est environ 38 %; Ainsi 62 % n'y vont pas. Chaque année les exportations allemandes progressent plus en dehors de la zone euro que dans la zone. 2013 devrait être encore une année record en termes d'exportations dépassant les 1.1 billions d'euros grâce au pays plus dynamique (US; Corée, BRIC et autres émergents) Un peu moins de 60 % des exportations française vont vers la zone euro.
Réponse de le 26/03/2013 à 16:53 :
q@Yves : vous faites ERREUR : seulemenbt 30-35 % des exportations allemandes vont dans la zone Euro !!!
Et pour une bonne parite de ces 30 % il n y a meme pas d´alternative pour les acheteurs !
Réponse de le 26/03/2013 à 17:15 :
@ @Yves : pour être précis : la part du commerce intracommunautaire de biens est de 59,2%. Avec les pays de la zone euro la part des exportations est de 39,5% (dont 9,6% avec la France, 6,5% avec les Pays-Bas, 5,9% avec l?Italie). Hors UE, les principaux clients de l?Allemagne sont les Etats Unis (7,0%), la Chine (6,1%) et la Suisse (4,5%). L?ensemble des ventes allemandes vers les BRIC (Brésil, Russie, Chine, Inde) a représenté 11,4% dont 3,2% pour la Russie. (source DG Trésor France)
Réponse de le 26/03/2013 à 17:38 :
Il ne faut pas mélanger UE et zone EURO. D'après les chiffres officiels du Statistisches Bundesamt: en 2009 62,3% des exportations allemandes ont pour destination les pays de l'union eurpéene, 42,7% en destination des pays de la zone Euro: https://www.destatis.de/DE/ZahlenFakten/GesamtwirtschaftUmwelt/Aussenhandel/Aussenhandel.html
Réponse de le 26/03/2013 à 20:02 :
Que ce soit au niveau europeen ou mondial , l allemagne fait de l excedant commercial.
Cet excedant signifie qu elle vend plus qu elle n achete. Donc elle fait credit.
C est completement un paradoxe car elle vit sur les erreurs qu elle denonce.
Le jour ou le monde entier a la sagesse de faire comme elle : son modele s effondre.

Ceci dit le made in germany a de plus en plus tendance a etre produit au plus pres du lieu
De consomation ,le prix reste elevé mais sa justification n est plus le salaire du bon travailleur bavarois mais le concept de Valeur de marque remarquablement mis en place par aapl.
Réponse de le 26/03/2013 à 20:23 :
@Welldone ;
Les Chinois achèteront de moins en moins de produits Allemands , et ils en sont conscients . Leur
marché va se recentrer sur l' Europe.....

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