Les candidats à la présidence de la Commission européenne croisent le fer

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Le conservateur Jean-Claude Juncker, le socialiste Martin Schulz, l'écologiste Ska Keller et le libéral Guy Verhofstadt, candidats à la succession de José Manuel Barroso ont tenu lundi leur premier débat télévisé. Reuters
Le conservateur Jean-Claude Juncker, le socialiste Martin Schulz, l'écologiste Ska Keller et le libéral Guy Verhofstadt, candidats à la succession de José Manuel Barroso ont tenu lundi leur premier débat télévisé. Reuters (Crédits : reuters.com)
Le conservateur Jean-Claude Juncker, le socialiste Martin Schulz, le libéral Guy Verhofstadt et l'écologiste Ska Keller ont tenu lundi leur premier débat télévisé.

Le vote approche. A un mois des élections européennes de la fin mai, les quatre principaux candidats à la présidence de la Commission européenne ont tenu lundi pendant une heure et demie, sur la chaîne Euronews, leur premier débat télévisé, largement dominé par les dossiers économiques.

"Pas de croissance sans finances publiques saines"

"Je fais campagne pour une Europe qui crée des emplois et de la croissance sans dépenser l'argent que nous n'avons pas", a déclaré l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker (59 ans), candidat du Parti populaire européen (PPE, centre droit), que les sondages donnent légèrement favori devant le candidat social-démocrate, l'Allemand Martin Schulz.

Celui qui a dirigé l'Eurogroupe au plus fort de la crise financière a également ajouté:

"Mon projet n'est pas un projet d'austérité. Je suis en faveur de finances publiques saines parce qu'il n'y a pas de croissance sans finances publiques saines"

Un effort financier pour aider les jeunes

Pour sa part, Martin Schulz, 58 ans, l'actuel président du Parlement européen et farouche adversaire des politiques d'austérité, a notamment souhaité un effort financier pour aider les jeunes, "qui paient pour une crise dont ils ne sont pas responsables", à trouver un emploi:

"Je veux que l'Europe prenne une autre direction"

Les Libéraux du Parlement européen étaient représentés à ce débat par l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, 61 ans, et les Verts par Ska Keller, une jeune femme allemande de 32 ans.

Le successeur du Portugais José Manuel Barroso à la tête de la Commission sera nommé par les dirigeants européens. Un choix qui devra être confirmé par les eurodéputés, en fonction du résultat des élections.

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Commentaires
a écrit le 14/05/2014 à 13:25 :
La commission européenne régule à tour de bras, vote des normes au détriment de beaucoup de professions avec a la clefs des suppressions d'emplois en nombre. La commission est anti europeenne de par son action!
a écrit le 03/05/2014 à 11:44 :
Dans les votes aurons nous le choix de sortir de l'Euro et de l'Europe? Au moins a défaut d'une monarchie d'élite "déguisé" on aurait un vrai choix !
a écrit le 29/04/2014 à 15:18 :
2 allemands, 1 flamand et 1 luxembourgeois. Le débat à été réalisé en allemand ?
a écrit le 29/04/2014 à 13:53 :
"Je veux que l'Europe prenne une autre direction"

--> L'Union européenne ne peut pas prendre une autre direction, car pour changer les grandes orientations économiques et politique il faut le vote par l'unanimité des 28 états membres.
L'unanimité !
Autant dire que mathématiquement, la probabilité que cela arrive est proche de zéro.
a écrit le 29/04/2014 à 12:46 :
A votre avis quel est le "chouchou" des américains dans le lot? Celui qui dira "oui" aux USA et "non" aux États qui compose l'UE? Bref, celui qui sera choisi?
a écrit le 29/04/2014 à 12:08 :
Barroso était nul; mais en aucun cas une erreur de casting. Il n'avait été mis en place qu'en raison de son inaptitude à faire de l'ombre aux dirigeants des pays dominants. Avec Juncker, ce serait une autre paire de manches pour les défenseurs de leur pré carré national. Mais il est à craindre que son penchant ne soit en rien pour une UE plus "sociale".
Par ailleurs, il ne serait pas neutre d'en savoir plus sur la sensibilité des candidats aux sirènes améeicaines sur un accord trans'atlantique.
a écrit le 29/04/2014 à 11:00 :
dommage que ce débat ne fut pas diffusé en france ? , pis encore les enjeux sont bien lointains se diront les électeurs potentiels , voir frustrés et en colère , on va avoir un parlement européen bloqué par les colériques extrémistes et l'Europe des nations va continuer avec sa dévaluation intérieure , les salariés sont déjà au devant des sacrifices et sacrifiés et c'est pas fini helàs .. dommage aussi que l'endettement des états européens sont tous avec cette addiction depuis 40 ans , la france certes mais aussi l'Italie et d'autres encore .. le solde positif personne ne l'a en réalité , c'est le graal recherché , les US ont été des décennies suite aux événements du vietnam avec une dette publique colossale , les années clinton ont effacée la dette mais la crise des supprimes a annulé tout ce gain que les américains avaient gagnés .. alors a quoi bon cette course a l'équilibre a tout prix ? sur l'autel des pauvres et des salariés sacrifiés et de peuples en colère et avec l'envie de sortir de l'édifice en chantier permanent ?
a écrit le 29/04/2014 à 9:55 :
comment le PPE peut il présenter le cef de file et défenseur acharné de la finance opaque et du dumping fiscal? un non sens politique totale. Un citoyen européen de droite écœuré et abstentionniste au prochain scrutin devant pareil scandale.
Réponse de le 29/04/2014 à 10:36 :
Je remarque que les médias français arrivent bien à formater les esprits grâce à de gros clichés et de la désinformation.
Le Luxembourg ne fait en aucun cas du dumping fiscal. Les finances du pays sont suffisament saines pour ne pas racketter les entreprises comme c'est le cas en France.
Quant au secret bancaire, il ne sera plus en janvier 2015.
Donc je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux de proposer un chef de file europhile et expérimenté.
Réponse de le 29/04/2014 à 10:59 :
Je confirme et Juncker soutenu par Merckel en torpillant le propre candidat allemand. Et Juncker qui fait parti des socialistes luxembourgeois mais se présentant à la tête du PPE , il n'y a pas un hic quelque part. Comment veut-on inciter les européens à aller voter avec ce jeu de chaise. Il y a même pas un an, on pouvait lire dans les journaux luxembourgeois, Juncker , je ne me présenterai pas à l'Union Européenne. Mince alors le vent a tourné Luxembourg, il n'a pas été réélu premier minister et il faut bien qu'il ait un poste digne de son nom. Démagogie à gogo, vive la politique de cette generation.
Réponse de le 29/04/2014 à 13:46 :
@ils ne doutent de rien:

L'abstentionnisme est justement la meilleur façon de les laisser contrôler VOTRE avenir.

Il y a des parti comme l'UPR qui se bat pour faire sortir juridiquement la France de l'UE via l'article 50 du TUE...c'est vers eux qu'il faut vous orientez...

Cordialement.

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