Dette: les taux allemand et français au plus bas en raison des tensions géopolitiques

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Nouveaux records pour les taux d'emprunt de l'Allemagne et de la France. Ceux-ci poursuivaient leur recul vendredi matin, atteignant de nouveaux plus bas historiques, ces dettes profitant de la prudence des investisseurs au lendemain de l'embargo imposé par la Russie sur les produits alimentaires européens.
Vers 08h20, le taux à 10 ans de l'Allemagne, qui évolue en sens inverse de la demande, est ainsi tombé à 1,034%, contre 1,062% jeudi à la clôture sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.
De même, le taux de la France s'est détendu dans les premiers échanges jusqu'à 1,468% (contre 1,488%).
Rendus très prudents par les risques géopolitiques, les investisseurs se ruaient vers les actifs considérés les plus sûrs, au premier rang desquels figure la dette des deux premières économies européennes. Ils évitaient en revanche les marchés boursiers, qui s'apprêtent à ouvrir en nette baisse en Europe vendredi, au lendemain d'un fort recul.
"Les craintes grandissantes sur la situation en Ukraine ont créé une nouvelle vague de fuite vers les actifs les plus sûrs", notent les stratégistes chez BNP Paribas, cité par l'AFP.
Les marchés redoutent une escalade de la situation en Ukraine, qui reste très tendue sur le terrain, sans compter l'embargo russe sur les produits alimentaires occidentaux décidé en réponse aux sanctions économiques prises par l'Europe et les Etats-Unis contre Moscou.
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Les inquiétudes portent également sur l'Irak, alors que le président des Etats-Unis Barack Obama a autorisé, si nécessaire, des frappes aériennes ciblées contre les jihadistes.
De manière plus générale, "le soutien aux obligations de bonnes qualité provient d'une combinaison de banquiers centraux accommodants, de doutes sur la reprise économique et d'inquiétudes géopolitiques", résument les économistes chez Crédit Agricole CIB, toujours cités par l'AFP.
Les derniers indicateurs sont peu encourageants pour les investisseurs, qui se posent des questions sur la santé de l'économie en zone euro, au moment où l'Italie est retombée en récession au deuxième trimestre et où l'Allemagne, moteur européen, commence à caler. Les dettes des pays du sud de la zone euro, jugés plus fragiles, faisaient par conséquent les frais de la prudence des investisseurs.
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Le taux de l'Espagne grimpait ainsi à 2,672% (contre 2,626%), tout comme celui de l'Italie à 2,912% (contre 2,872%).
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