"Je connais très bien Mario Draghi, je crois que ses propos ont été surinterprétés" (Schaüble)

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Le ministre allemand a par ailleurs confié qu'il n'avait pas du tout apprécié les déclarations de l'ancien ministre français de l'Economie, Arnaud Montebourg, sur l'obsession de Berlin en matière de politique d'austérité.
Le ministre allemand a par ailleurs confié qu'il n'avait pas du tout apprécié les déclarations de l'ancien ministre français de l'Economie, Arnaud Montebourg, sur "l'obsession" de Berlin en matière de politique d'austérité. (Crédits : Reuters)
Les propos tenus par le président de la BCE au séminaire de Jackson Hole, aux États-Unis, ont été perçus comme un soutien à des mesures de relance budgétaire après des années d'austérité. À tort, selon le ministre allemand des Finances.

Un changement de cap pour la politique monétaire de la BCE ? Que nenni, estime le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans une interview au journal Passauer Neue Presse.

"Je connais très bien Mario Draghi, je crois que ses propos ont été surinterprétés", a-t-il ainsi déclaré en faisant référence au discours du président de la Banque centrale européenne tenu le 22 août, tout en assurant respecter l'indépendance de la banque centrale.

La BCE "prête à ajuster davantage" la politique monétaire

En effet, Mario Draghi s'était dit "prêt à ajuster davantage" la politique monétaire. Ses propos ont été vus comme annonciateurs de possibles mesures non-conventionnelles de la part de l'institution monétaire européenne, par exemple des rachats d'actifs sur le modèle de la Fed.

Le ministre allemand a par ailleurs confié qu'il n'avait pas du tout apprécié les déclarations de l'ancien ministre français de l'Economie, Arnaud Montebourg, sur "l'obsession" de Berlin en matière de politique d'austérité.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2014 à 17:33 :
Sauf que la BCE vient de mandater Blackrock pour la conseiller dans le cadre d'un plan de rachat massif d'ABS (asset back securities)... un QE privé en somme.
Alors, propos surinterprétés? Pas si sûr, ce d'autant qu'en juin il avait déjà dit intensifier la préparation d'un tel plan.
Intéressant aussi de voir que c'est Blackrock qui est chargé de conseiller (pour ne pas dire superviser) l'opération. Pour ceux qui doutaient de l'orientation clairement atlantiste de Draghi et de nos amis et néanmoins protecteurs dans les hauteurs de Bruxelles et Francfort, voilà qui clarifiera les choses.
On parle du 4 septembre.
a écrit le 27/08/2014 à 16:15 :
L'Allemagne s'isole splendidement. Elle cherche un allié en Espagne. C'est dire.
a écrit le 27/08/2014 à 14:01 :
Le peuple patriote le défend Montebourg,c'est le seul a dire la vérité et on ne va pas se laisser impressionner par la grande Allemagne,on va rentrer en résistance comme en 40.Et ne vous réjouissez pas trop vite,il va revenir ,plus vite que vous ne le croyez,la France a besoin d'hommes d'états pas de politiciens qui défendent leurs privilèges!
a écrit le 27/08/2014 à 14:01 :
Pourquoi on nous sert l'avis de ce monsieur sur la question ? Pourquoi LUI ?
a écrit le 27/08/2014 à 13:23 :
C'est tellement plus facile de noyer le poisson en s'en prenant à Montebourg plutôt que Draghi. Hé oui! Draghi c'est le monde de la finance, et on y touche pas comme ça.
a écrit le 27/08/2014 à 12:27 :
Bravo!
Je suis totalement d’accord. J’ai écouté son discours. L’idée d’une planche à billets de la part de BCE est la seule explication de la hausse du CAC et la baisse des taux des obligations. Cela est leur seule planche de salut, car la situation économique mondiale, et en particulier celle française sont mauvaises. Je ne crois pas que la BCE puisse s'affranchir de la tutelle officieuse de l'Allemagne. En outre, on a la même monnaie, on ne peut avoir des politiques budgétaires divergentes sous peine d'explosion de la la zone euro, voir sa disparition pure et simple.
Réponse de le 27/08/2014 à 13:05 :
Et oui on converge ou ça explose. Malheureusement, converger pour la France est impossible et pour l'Allemagne aussi d'ailleurs...
a écrit le 27/08/2014 à 12:15 :
Mais oui, bien sûr ! rire
Il a flippé un peu le papy grand argentier allemand.

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