Alexis Tsipras : "la troïka, c'est du passé ! "

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Alexis Tsipras a tenu son premier discours de victoire
Alexis Tsipras a tenu son premier discours de victoire
Dans son discours de victoire, Alexis Tsipras a proclamé la fin de l'austérité et tenté de ménager l'Europe.

Devant des milliers de militants regroupés sur la place Panepistimiou, au centre d'Athènes, devant l'université, Alexis Tsipras, a prononcé son discours de victoire. Majorité absolue ou pas, le leader de Syriza a parlé en chef de gouvernement. Il a estimé que « ce soir, le peuple grec a fait l'histoire. » Pour lui, « l'Europe change, nous tournons la page. »

L'adieu à l'austérité

Les premiers mots d'Alexis Tsipras ont été pour mettre une fin symbolique à l'austérité. « La troïka appartient au passé », a-t-il proclamé avant de déclarer que le « peuple grec avait mis fin par son vote, au mémorandum », autrement dit au protocole d'accord signé avec les créanciers en mars 2012. « Le pays laisse derrière lui l'austérité, la catastrophe, l'autoritarisme et l'humiliation », a indiqué celui qui pourrait être le prochain premier ministre grec. Et de conclure : « notre victoire est celle des nations européennes qui lutte contre l'austérité. »

Ne pas rompre avec l'Europe

Alexis Tsipras a cependant promis de ne pas rompre avec l'Europe. « Nous allons coopérer avec nos partenaires pour trouver une solution qui soit bénéfique pour tous. Il n'y aura pas de conflits avec nos partenaires européens », a-t-il affirmé, avant de préciser qu'il entendait lancer un plan économique sur 4 ans en toute responsabilité budgétaire et sans creuser les déficits.

Antonis Samaras reconnaît sa défaite

Alexis Tsipras - dont le parti n'est pas certain d'avoir la majorité absolue - a déjà été félicité par Martin Schulz, le président du parlement européen et par le premier ministre sortant, Antonis Samaras, qui a ainsi reconnu sa défaite. Un peu plus tôt, ce dernier avait prononcé un court discours où il affirmait « respecter la décision du peuple grec » et « espérer que ses prédictions ne se révèlent pas vraies. »

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Commentaires
a écrit le 27/01/2015 à 9:54 :
Chaque Français devra payer, on pas 700 euros, mais 833 euros. Et puis, l’administration de la Grèce devra changer de mentalité. C’est-à-dire faire payer des impôts à tous les citoyens. Y compris les riche armateurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Et cela pourrait prendre une génération. Dans très peu de temps, la Grèce risque de sortir de l’euro !
a écrit le 26/01/2015 à 23:53 :
On se croirait en 1933. Bientôt ils vont l acclamer avec un "Heil Tsipras" en levant le bras tendu ! Le réveil sera bien dur !
a écrit le 26/01/2015 à 15:36 :
la démagogie a gagné, la réalité est gommée ainsi que le drame de l'absence de toute gestion, de l'administration en dessous de tout...
la grece est au bord du gouffre mais a choisi de faire un grand bon en avant ....d'accord mais tous seuls, en dehors de l'europe
qu'ils se débrouillent dans leur refus de gérer
a écrit le 26/01/2015 à 15:19 :
hollande le grad fourbe affiche son incohérence, il a promis des réformes mais fait tout pour que valls ne puisse rien faire, le frein à la grande réforme de la fiscalité... donc il se découvre en applaudissant pour le choix de la gabegie, de l'hémorragie des dépenses en regard des recettes et des entreprises mises au tapis..
la victoire des inconséquents
a écrit le 26/01/2015 à 15:15 :
le message est clair, on ne veut pas équilibrer nbos comptes, donc c'est repartie pour la gabegie, mais comme c'est sans issue, merci aux autres pays européens de payer notre incurie !!!
non merci, qu'on le ssorte de suite de l'europe, marre de payer leur inconséquence
a écrit le 26/01/2015 à 9:48 :
F. Hollande devait tout changer...Mme. Merkel et l'Europe devaient trembler...résultat il n'a pas changé grand chose. Ses ennemis d'hier sont devenus ses amis. Gageons qu'il en sera de même en Grèce !
a écrit le 26/01/2015 à 9:46 :
La Troïka, c'est du passé. Peut-être aussi les milliards versés à fonds perdus à la Grèce.......si elle veut se débrouiller seule, c'est son choix!
a écrit le 26/01/2015 à 8:27 :
La Gresce doit sortir de la zone Euro. c'est que prepare la BCE avec le QE pour les banques!!!
a écrit le 26/01/2015 à 8:09 :
Vous connaissez une entreprise qui aurait l'envie de s'installer en Grèce après avoir lu le programme de Tsipras? L'austérité demandée la la Troïka était certainement trop dure, mais à part mis un léger redressement de l'économie. Attendons-nous à ce que la Grèce fasse appel aux fonds européens de façon redoublée, et sans remboursement bien entendu! Et n'ai plus aucune rigueur budgétaire. Les promesses inconsidérées de Hollande ont fait école...
Réponse de le 26/01/2015 à 8:37 :
A part mis un redressement de l'économie... Une petite part de gâteau ?
a écrit le 26/01/2015 à 7:52 :
La Grèce va donc continuer à demander des milliards à l'Europe tout en prévenant qu'elle ne remboursera pas! Tout est simple.....
a écrit le 26/01/2015 à 7:52 :
Quand on doit à son banquier une somme raisonnable, c'est le banquier qui tient le manche et quand on doit une très grosse somme hors de proportion avec ses revenus, c'est vous qui tenez le manche.
La Grèce n'étant pas un état de droit constitué comme le nôtre (justice aléatoire, système d'impôts inefficaces; etc..), je suis curieux de savoir comment ça va se finir.
a écrit le 26/01/2015 à 7:52 :
La drachme quand ?
a écrit le 26/01/2015 à 6:22 :
La Troïka c'est du passé: donc ils peuvent se débrouiller sans nous. On stoppe l'aide financière qui va nous coûter un bras in fine et on les laisse se débrouiller.
a écrit le 26/01/2015 à 0:19 :
Mélenchon parade sur toutes les chaînes en se voyant déjà president !!! quelle grosse truffe. Il n a pas compris que le vote grec porte sur le refus de l austérité et rien d autres.
a écrit le 25/01/2015 à 23:53 :
Là où les Grecs seront déçus, est que le "radical" rentrera dans le rang. Contraint et forcé.
Réponse de le 26/01/2015 à 1:05 :
Oui le pouvoir est ailleurs et quitte à être antisystème autant vider son compte bancaire, ce sera un peu plus efficace qu'un bulletin de vote. De toute façon on nous emmène dans le mur alors quitte à couler autant emmener les marionnettistes avec nous, MAIN DANS LA MAIN !
a écrit le 25/01/2015 à 23:52 :
Le problème de la Grèce c'est la modestie de son économie. Si en plus elle fait défaut, qui va mise un kopeck sur elle? Il se trouvera bien quelques fonctionnaires bruxellois qui auront du mal à la lâcher complètement mais qui a envie de payer à la place de quelqu'un qui n'a plus envie de payer? Si les accords ne sont pas respectés, alors ils sortiront de l'euro et le QE de Draghi permettra aux états qui ont soutenus la Grèce de supporter cette difficulté à moindre cout. Ce coup là a été bien anticipé on dirait...
a écrit le 25/01/2015 à 23:51 :
qui connaît les grecs sait que c'est un peuple indocile , proche des mafieux siciliens , avec une aversion prononcée pour l'état et une économie souterraine considérable . Ce n'est pas du tout la gauche de Mélenchon qui s'installe à l'Acropole mais plutôt le souk de la Plaka qui tente un nouveau racket sur les européens en jouant les bonnets rouges .La Grèce n'est pas à sa place et il faut l'y remettre !
a écrit le 25/01/2015 à 23:25 :
Vade rétro Troïka !
Il est bon que quelque chose vienne contrarier la pensée unique des banquiers. On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs ? On n'est pas obligé de faire des omelettes ; on peut faire des œuf sa la coque.
Réponse de le 25/01/2015 à 23:35 :
Vous êtes brillant... C est pas les banquiers qui vont rembourser mais les contribuables allemands et français qui vont le faire !!
Réponse de le 26/01/2015 à 23:48 :
Vous êtes brillantissime...
Sans que rien ait été discuté, vous savez déjà que la Grèce refusera de rembourser et qu'il faudra le faire à sa place! J'en sais rien.
J'observe simplement que l'austérité imposée à la Grèce faisait trop de casses pendant que la troïka (c'est bien des "banques") se contentait de répéter "y a pas d'alternative".
Il se passe quelque chose ; attendons de voir ce que ça donnera ; je ne présume de rien... moi.
a écrit le 25/01/2015 à 23:16 :
Un enfant qui rêve, il faut le laisser rêver!
Il croit quoi? Que le reste de l'Europe va céder?
Je vois, je vois... une guerre civile en Grèce dans moins d'un mois!

Alors Alexis, tu les veux les 10 Milliards... si tu les veux, tu fais ce que l'on te dit! Basta!
Réponse de le 25/01/2015 à 23:32 :
non monsieur, un état est encore souverain et peut décider de renégocier sa dette et sortir de l'euro les rentiers tremblent et ils ont rzison ,c'est le début de la fin des rentes. Il peut aussi décider que les armateurs grecs (qui ne payent pas un euro d'impôt ) soient interdits bancaires voire recherchés par Interpol pour crime financier ! qualifier leurs fraudes (gigantesques) de crime suffit à les mettre sur le fichier d'Interpol puis en prison .La Grèce va faire juste ce qu'avait fait Roosevelt en 1932, faire payer les rentiers fainéants qui ne produisent rien et n'investissent plus rien, et vous savez quoi? personne ne pleurera sur ces fainéants . Nationalisations sèches ? Allez y les Grecs , vous pouvez le faire !
a écrit le 25/01/2015 à 23:01 :
Maintenant que les grecs qui se sont gavés comme des petits canards pour cumuler une dette équivalente à 300% de leurs PIB ne veulent plus payer, on va tous cracher au bassinet. Vive l'Europe...
Réponse de le 26/01/2015 à 1:07 :
Ce sont plutôt les créanciers de la Grèce qui se sont "gavés" que les Grecs. Allez voir par vous-même en Grèce comment ils vivent et on en reparlera.

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