On peut se poser la question au regard d'une étude qui conclut, chiffres à l'appui, que, malgré un solde migratoire global largement positif, le solde entre les candidats allemands à l'émigration et ceux qui décident de rentrer au pays, lui, est négatif. Et quelles sont leurs destinations favorites ? La Suisse et les États-Unis arrivent en tête.
Au cours de ces cinq années, ce sont au total 710.000 Allemands, plus jeunes et diplômés que la moyenne, qui ont quitté leur pays alors que 580.000 ont choisi d'y revenir. D'après l'étude, qui a étudié le flux d'émigrants sur une période plus longue, allant de 2004 à 2013, les pays cibles, dominés par la Suisse, sont principalement en Europe. Seuls le Canada et les États-Unis n'en font pas pas partie. Le SVR explique par ailleurs la forte émigration vers la Turquie (43.000), la Chine (24.000) et les Émirats arabes unis (14.000) par "la forte croissance économique affichée au cours de la période" étudiée.
Pas de fuite de cerveaux
Si les émigrants allemands ne reviennent pas tous au pays après l'avoir quitté, l'étude souligne que "l'analyse de l'ensemble des données [...]ne fournit aucun indice d'une 'fuite' durable des personnes hautement qualifiées de l'Allemagne vers l'étranger". Et poursuit :
"Nombreuses sont justement ces personnes hautement qualifiées qui décident après un certain temps de revenir vers l'Allemagne."
Ce flux migratoire nettement positif, tiré par les Polonais (197.009 personnes) suivis par la Roumanie (135.416) et la Bulgarie (59.323), a ainsi permis d'enregistrer outre-Rhin une hausse de la population pour la quatrième année de suite.