A Lyon, la suppression annoncée de la ZFE marque une profonde division entre le nouvel exécutif métropolitain mené par la nouvelle présidente de l'union de la droite, Véronique Sarselli, et le maire écologiste lyonnais reconduit pour un second mandat,...
C'était l'un des fers de lance de la politique menée par les écologistes durant le dernier mandat : considérée comme l'une des plus ambitieuses de France, la ZFE de Lyon pourrait disparaître avec le vote du projet de loi dit de« simplification ». Sur place, la nouvelle majorité se félicite, tandis que la Ville demeurée écologiste et les ex-édiles métropolitains alertent.
Cette semaine, le projet de loi dit « de simplification » de la vie économique, qui intégrait notamment une centaine d’autres articles censés amputer quelques normes pesant sur les entreprises, a finalement retoqué un amendement gouvernemental dit « de compromis » qui visait à rétablir les ZFE, en les laissant à l’appréciation des collectivités locales.
A l'origine, la suppression des ZFE n'était en effet pas mentionnée dans le texte initial : elle avait été ajoutée par des amendements déposés par LR et le Rassemblement national, puis votée en commission mixte paritaire le 20 janvier.
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Si toutefois, la loi tout juste votée est bien confirmée dans sa légalité par le Conseil d'État. Car depuis mardi, plusieurs députés du centre et de la gauche soulignaient que l'utilisation du projet de loi en tant que « cavalier législatif », « sans rapport avec une mesure de simplification », pourrait bien être retoquée par les sages et mener à nouveau à l'établissement d'un projet de loi dédié, nécessitant cette fois une discussion de fond.