Seule ville avec Paris dont le calendrier d'interdiction n'a pas bougé depuis l'entrée en vigueur de la loi Climat et résilience, Lyon verra encore les restrictions se resserrer sur les particuliers propriétaires d'un véhicule Crit'Air 3 (essences immatriculés avant 2006 ou diesels avant 2011) au 1er janvier 2025 dans la Zone à faibles émissions (ZFE-m).
Ces Crit'Air 3, au nombre de 46.800 voitures ou deux-roues, représentent 11 % du parc de véhicules particuliers dans la métropole lyonnaise. Ils s'ajouteront désormais aux véhicules professionnels classés 3, 4 et 5, déjà prohibés depuis 2021, ainsi qu'aux 42.000 voitures Crit'Air 4 et 5. Et pour cause : la teneur annuelle moyenne en dioxyde d'azote, liée à la circulation automobile, dépasse encore les seuils réglementaires dans la Capitale des Gaules.
Cette bascule ne se fait pas sans accompagnement. À commencer par une aide à la conversion vers des véhicules Crit'Air 1 ou électriques, neufs ou d'occasion, jusqu'à 3.000 euros cumulables avec les aides d'Etat et en fonction du niveau de revenus. « La métropole a essayé de mettre en place tous les dispositifs d'accompagnement possibles », indique Jean-Charles Kohlhaas, vice-président du Grand Lyon délégué aux déplacements, aux intermodalités, mais aussi à la logistique et au transport de marchandises en ville.