C’est un pas en avant de plus pour HyprSpace dans la course aux mini-lanceurs lancée avec les autres start-up françaises Latitude, Maïa Space et Sirius Space. Alors que ce segment du New Space est en quête d’un second souffle, la jeune pousse girondine, qui visait une augmentation de capital d’une quinzaine de millions d’euros, s’offre le luxe de boucler une série A sur-souscrite pour la porter à 21 millions d’euros. « Dans le contexte actuel, cela nous fait passer du rôle d’outsider à une position bien plus solide », réagit Sylvain Bataillard, co-fondateur et directeur de la stratégie d’HyprSpace. « Cela valide notre choix technologique différenciant de la propulsion hybride. »
La start-up bordelaise créée en 2021 a en effet conçu et breveté un système de propulsion hybride qui combine de l’oxygène liquide et du thermoplastique solide. Un positionnement à part dans le paysage du New Space français et européen davantage penché vers la propulsion liquide.
Dévoilée à l’occasion du sommet Choose France organisé à Paris, cette série A se démarque aussi par ses investisseurs. Le tour de table est mené par le fonds Red River West, spécialisé dans l’accompagnement des start-up sur le marché américain, et par Deeptech 2030. Mais on y trouve aussi French Tech Seed et le fonds SPI de Bpifrance, dédié aux projets industriels. Le fonds européen Expansion et le fonds régional néo-aquitain Naco complètent l’opération.
Car l’enjeu immédiat est bien de se hâter sur le chemin de l’industrialisation : « Nous allons accélérer notre développement technologique avec le premier tir suborbital prévu courant 2026 sur un site de la Direction générale de l’armement dans les Landes ou dans le Var puis le premier lancement envisagé fin 2027. Parallèlement, l’objectif est de disposer d’une usine sur-mesure dans la région bordelaise d’ici fin 2028 pour y lancer la production en série », prolonge Sylvain Bataillard, installé non loin des nouveaux locaux de The Exploration Company, qui a levé 150 millions d’euros l’an dernier.