La startup française Latitude a réussi une levée de fonds de 27 millions d'euros permettant de poursuivre la préparation du premier lancement de son micro-lanceur spatial prévu en 2025.Fondée en 2019, la startup rémoise Latitude, qui s'est lancée dans l'aventure des mini-lanceurs avec son projet Zephyr, a réussi une nouvelle levée de fonds de 27 millions d'euros. Ce qui porte le financement total de l'entreprise à près de 50 millions d'euros. Grâce à cette nouvelle opération, Latitude ambitionne d'accélérer le développement de son mini-lanceur Zephyr, dont le premier lancement est toujours prévu au Centre spatial guyanais (CSG) pour 2025 (100 kg dans la première configuration, puis 200 kg de charge utile en orbite basse dans sa deuxième configuration).
Latitude souhaite apporter des services sur mesure dédiés aux opérateurs commerciaux de satellites (smallsats) dans le monde entier, qui souhaitent envoyer des satellites de 10 à 200 kg dans l'espace. Ainsi, le mini-lanceur, qui sera modulable, sera capable d'envoyer quatre satellites de 50 kg sur plusieurs orbites différentes. Pour être le plus agile et le plus réactif possible, Latitude développe, fabrique, opère et commercialise tout seul.
Un marché très encombré
Ce financement est porté par ses investisseurs historiques (Crédit Mutuel Innovation, Expansion, Bpifrance via le fonds Deep Tech 2030 géré pour le compte de l'État dans le cadre de France 2030, et UI Investissement), ainsi que Blast.club qui fait son entrée au capital de Latitude. Blast a été impressionnée par la vision et l'ambition de Latitude dans un secteur aussi complexe et stratégique et par la capacité qu'il a eu à s'entourer des meilleurs experts du secteur, selon le fondateur de Blast, Anthony Bourbon. Ils sont également rejoints par Kima Ventures et des investisseurs particuliers séduits par Zephyr, un lanceur haut de 19 mètres développé par une équipe de 110 personnes (bientôt 130).
« Le soutien renouvelé de nos actionnaires est la reconnaissance d'une année et demie de travail acharné, de résultats critiques et d'une croissance nécessaire pour devenir leader sur notre marché d'ici la fin de la décennie », estime le PDG et cofondateur de Latitude, Stanislas Maximin.