Aéroport Toulouse-Blagnac : haro sur les vols programmés pendant la nuit
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Il sera bientôt interdit de programmer un vol commercial en pleine nuit depuis l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Rémi Benoit
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Il sera bientôt interdit de programmer un vol commercial en pleine nuit depuis l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Rémi Benoit
C'est un début de réponse aux riverains de l'aéroport dénonçant les nuisances aériennes. Il sera bientôt interdit de programmer un vol commercial amené à décoller entre 23 heures et 6 heures ou à atterrir entre 23 h 30 et 6 heures depuis l'aéroport Toulouse-Blagnac. Le préfet de la région Occitanie a fait cette annonce le 26 novembre au terme d'une étude d'impact. Par ailleurs, les aéronefs les plus bruyants (avec une marge acoustique cumulée inférieure à 13 EPNdB) seront interdits entre 22 heures et 6 heures.
D'après la préfecture, ces mesures devraient conduire à la suppression de 441 vols à l’arrivée et de 297 départs programmés au-delà de 23 heures, qui devront être avancés sur les créneaux précédents.
« Je fais le choix d’un scénario équilibré et efficace, qui prend en compte la réalité du trafic ainsi que les efforts déjà engagés par les acteurs de l’aérien pour limiter les nuisances sonores, et va plus loin, pour sanctuariser le cœur de nuit, où la programmation de vols commerciaux ne sera bientôt plus possible », a justifié Pierre-André Durand.
Pour autant le préfet n'a pas tranché en faveur d'un couvre-feu nocturne intégral. En cas de retards accumulés au fil de la journée, les compagnies aériennes pourront toujours atterrir en pleine nuit, ce qui suscite l'inquiétude chez les riverains. Même si depuis l'été 2024, l'aéroport Toulouse-Blagnac a mis fin à la programmation des vols commerciaux avec des passagers entre minuit et 6 heures du matin, certaines compagnies low-cost comme Ryanair ou Easyjet ont pu ainsi continuer une activité en pleine nuit.
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« Cette mesure n'empêchera en aucune façon des avions retardés de pouvoir atterrir ou décoller. La seule chose positive, c'est que cette disposition sera inscrite dans un arrêté de restriction », observe Chantal Beer-Demander, présidente du collectif toulousain contre les nuisances aériennes (CCNAAT).
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