Les six principes intangibles de la dissuasion nucléaire française
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Ministère des Armées
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Le président de la République prononcera lundi sur la base de l'Ile Longue un discours très attendu sur la contribution de la dissuasion nucléaire française à la sécurité du continent européen, face aux bouleversements géopolitiques mondiaux, aux doutes sur le parapluie américain en Europe et aux risques de prolifération nucléaire. Trois options s’offrent à Emmanuel Macron : soit les Européens se rallient à la doctrine française, soit la France abandonne sa doctrine et rallie les plans nucléaires de l’OTAN avec une arme nucléaire tactique, soit elle ouvre une concertation pour élaborer une doctrine européenne en cohérence avec les impératifs de la doctrine française. Quels sont les principes intangibles de la dissuasion nucléaire fançaise ?
Pour tous ceux qui spéculent sur un éventuel partage de la décision du feu nucléaire français à quelques jours du discours très attendu du président de la République sur la dissuasion nucléaire (lundi 2 mars à L'Ile Longue), l’Élysée a été très clair. « L’importance de la décision unique du Président de la République : c'est le cas et ça le restera », explique-t-on à l’Élysée. Pas question d'un partage de cette décision. « C'est une décision souveraine française exclusivement », rappelle la présidence de la République.
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Très clairement, le président de la République, élu au suffrage universel direct - ce qui lui confère cette légitimité et cette responsabilité personnelle -, est l'unique décideur de la mise en œuvre des forces nucléaires, et plus largement de la doctrine et du dimensionnement des moyens nationaux. Dans le dossier de presse sur la dissuasion nucléaire française, le ministère des Armées rappelle que « cette autonomie de décision ne saurait être remise en cause quelles que soient les circonstances, y compris dans le cadre de la mise en œuvre de la dimension européenne de la dissuasion française. Si les intérêts de nos alliés peuvent être intégrés à la prise de décision présidentielle, celle-ci demeurera souveraine et toujours fondée sur l'évaluation des intérêts vitaux de la Nation ».