Le développement de la constellation IRIS², l'un des programmes les plus ambitieux de l'histoire de la Commission européenne dans le domaine spatial, a été enfin accéléré au cours de l'été. Selon des sources concordantes, le consortium SpaceRISE, composé par les trois plus importants opérateurs européens (Eutelsat, SES et Hispasat), a confié un contrat de levée de risques à Thales Alenia Space en vue de développer de nouvelles technologies embarquées dans les charges utiles des satellites. Le montant du contrat attribué par SpaceRISE, qui développe et exploitera la constellation IRIS², s'élèverait à plus de 400 millions d'euros. Cette commande du consortium donne « une dynamique et de la consistance à la constellation IRIS² », dont le développement est estimé à 10,6 milliards d'euros, explique-t-on à La Tribune.
Ce nouveau contrat est une étape importante pour la constellation IRIS². Il pourrait s'étaler jusqu'en octobre 2026, début de la phase dite Preliminary design review (revue de conception ou PDR), qui précède la phase de réalisation. En février, SpaceRISE avait déjà signé un contrat d'autorisation de procéder (ATP) - soit un pré-contrat - de quelques dizaines de millions d'euros avec Thales Alenia Space (TAS), en tant qu'architecte de la constellation, pour commencer les travaux sur la constellation européenne. Ainsi, dans ce cadre, TAS développera les charges utiles d'IRIS² tandis qu'Airbus fournira les plateformes à partir des technologies développées pour la constellation OneWeb.
En décembre 2024, La Commission européenne avait attribué un contrat de concession d'IRIS² au consortium SpaceRISE. L'infrastructure de résilience, d'interconnectivité et de sécurité par satellite (IRIS²) sera dotée d'une constellation multi-orbitale de 290 satellites dont 264 en orbite terrestre basse (LEO) et 18 en orbite terrestre moyenne (MEO). Le contrat de concession de 12 ans établit un partenariat public-privé pour permettre des services de connectivité sécurisés tant gouvernementaux que commerciaux d'ici à 2030.