Malgré la crise budgétaire, le climat des affaires s'améliore en novembre

Le climat des affaires est calculé sur la base de réponses recueillies par l'Insee auprès des chefs d'entreprise.
SM/SAA/Reuters/Stéphane Mahé

Le climat des affaires est calculé sur la base de réponses recueillies par l'Insee auprès des chefs d'entreprise.
SM/SAA/Reuters/Stéphane Mahé
Malgré le flou budgétaire, le climat des affaires s'éclaircit en novembre. L'indicateur qui le mesure, calculé sur la base de réponses recueillies auprès des chefs d'entreprise, s'établit à 98 et se rapproche de sa moyenne de longue période de 100, selon l'Insee ce vendredi.
Le climat des affaires a notamment bénéficié d'un rebond dans le secteur des services, gagnant trois points, ce qui traduit une amélioration du sentiment des chefs d'entreprises concernant la demande prévue, précise l'Insee.
Il s'est maintenu dans le bâtiment et le commerce de gros, mais s'est replié dans l'industrie et le commerce de détail, précise l'Insee. Le repli observé dans l'industrie s'explique par des craintes plus marquées des chefs d'entreprise concernant les perspectives de production et les carnets de commandes.
L'indicateur qui mesure le climat des affaires dans ce secteur a perdu trois points, et repasse sous sa moyenne de longue période. Par rapport au mois d'octobre, les chefs d'entreprise ont revu leur opinion à la hausse en ce qui concerne l'activité passée, mais sont moins confiants concernant leur activité future.
Le climat des affaires se replie aussi dans le commerce de détail et la réparation d'automobiles, avec toutefois des nuances. Ainsi, il augmente nettement dans le commerce de détail (hors automobile), mais rechute dans le commerce et la réparation d'automobiles, détaille l'Insee.
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Si le climat de l'emploi bénéficie d'une embellie et gagne un point sur le mois pour s'établir à 96, il reste toutefois sous sa moyenne de longue période de 100, marqué par la morosité.
Les patrons se montrent inquiets des taxes votées à l'Assemblée nationales. Représentants du Medef, des industries et des marchés financiers ont tous fait part de leur perplexité devant l'issue incertaine des débats parlementaires comme devant le contenu du futur budget.
Alexandre Saubot, président de France Industrie, s'est inquiété de projets fiscaux « délirants ». Jacques Creyssel pour le Medef a déploré que la « conjoncture politique et les décisions fiscales » conduisent les PME à reporter leurs investissements, « symptôme d'une crise extrêmement grave ».
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu leur a demandé de se rassurer parce que des taxes votées en première lecture à l'Assemblée « n'auront jamais d'application », rappelant avoir saisi le Conseil d'État à leur sujet, et faisant valoir que la taxe Zucman sur les hauts patrimoines ne figurait pas dans le projet de budget.
(Avec AFP)