« La préoccupation économique concerne tous les Français »
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Mathieu Gallard est recteur d’études chez Ipsos, est spécialiste de l’analyse des tendances d’opinion et tendances électorales.
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Mathieu Gallard est recteur d’études chez Ipsos, est spécialiste de l’analyse des tendances d’opinion et tendances électorales.
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LA TRIBUNE - Alors que la France vient de perdre son troisième Premier ministre en l'espace d'un an, quel sentiment domine dans l'opinion publique ?
MATHIEU GALLARD : Ce qui domine aujourd’hui, c’est la colère et l’indifférence, à des niveaux différents mais qui peuvent se mêler chez les mêmes personnes. La colère est née, notamment, à partir du moment de la dissolution. Une majorité des Français ont voté soit pour le Nouveau front populaire (NFP), soit pour le Rassemblement national (RN). Or, depuis, les 3 Premiers ministres nommés sont issus du socle commun, qui représente finalement les perdants de l’élection législative. Cela suscite de la colère chez une partie de l’opinion.
Ensuite, une autre colère naît du pessimisme face à la situation actuelle du pays. Aux yeux d’une partie de l’opinion publique, les partis politiques sont avant tout dans un positionnement vis-à-vis de 2027, alors que la priorité devrait être la résolution des problèmes du pays. Mais, au-delà de la colère, l’indifférence monte vis-à-vis du débat politique, avec des Français qui considèrent de plus en plus que tout cela n’est qu’un jeu sans impact sur leur vie quotidienne.
Les Français sont-ils divisés dans leurs préoccupations comme le sont leurs représentants à l’Assemblée, ou partagent-ils les mêmes priorités, comme le pouvoir d’achat ?
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La principale préoccupation des Français, le pouvoir d’achat, est vraiment transverse et commune aux trois blocs électoraux. La deuxième préoccupation majeure concerne tout ce qui touche aux services publics : système de santé, système de retraite, système éducatif etc. C’est un enjeu qui, certes, touche un peu plus la gauche, mais qui est partagé à travers tous les autres électorats.