Smic : la hausse de 2 % concerne moins de salariés, mais toujours plus de femmes
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Le PDG de Carrefour rencontre ses employés dans un hypermarché de la banlieue parisienne.
ZEUS - ZUMA Press Wire via Reuters Conn - Represented by ZUMA Press, Inc. - Vincent Isore
Le Smic brut horaire est porté à 11,88 euros ce 1er novembre 2024, une hausse de 2 % anticipant la revalorisation annuelle. L’augmentation concerne 2,2 millions de salariés, un chiffre en net recul qui confirme une décrue du nombre d’employés payés au salaire minimum.
Le gouvernement a fixé le nouveau montant du Smic brut horaire à 11,88 euros, marquant une progression de 2 % au 1er novembre 2024. Cette décision anticipe l’application des règles de revalorisation annuelle qui devaient intervenir au 1er janvier 2025. Aucune augmentation additionnelle n’aura lieu à cette date.
Cette revalorisation mécanique impacte directement 2,2 millions de salariés du secteur privé non agricole. L’effet de la mesure est toutefois en nette diminution. Ces salariés ne représentent plus que 12,4 % de l’ensemble des effectifs, contre 14,6 % lors de la précédente hausse du 1er janvier 2024. Cette « nouvelle baisse du nombre de bénéficiaires », telle que la titre la Dares, suggère une moindre compression des bas salaires autour du plancher légal.
Temps partiel et TPE, les foyers du Smic
Le profil des salariés concernés reste très ciblé. La revalorisation touche massivement les salariés des très petites entreprises (TPE) et les travailleurs à temps partiel. Dans les entreprises de 1 à 9 salariés, 19,4 % des effectifs bénéficient de la hausse, soit près d’un salarié sur cinq. Cette proportion chute à 10,8 % dans les structures de 10 salariés et plus.
L’analyse fine des données confirme que les plus petites structures concentrent les bas salaires : 23,8 % des salariés dans les entreprises d’un seul employé sont au Smic. À l’opposé, dans les grandes entreprises de 500 salariés et plus, la proportion tombe à 8,3 %.
L’écart le plus significatif demeure celui lié au temps de travail. La proportion de bénéficiaires atteint 24,5 % chez les salariés à temps partiel, un taux 2,5 fois supérieur à celui observé chez les salariés à temps complet (9,6 %).
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