Ces cinq branches ont toujours des minima inférieurs au Smic
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75 sur les 171 du régime général suivies ont des minimas inférieurs au Smic.
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75 sur les 171 du régime général suivies ont des minimas inférieurs au Smic.
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Le nombre de branches professionnelles affichant des minima salariaux structurellement inférieurs au Smic est « exceptionnellement faible », s'est félicité le ministère du Travail, dans un communiqué publié le lundi 27 janvier. Elles sont ainsi cinq dont les plus petits salaires se révèlent moindres que la revalorisation du 1er janvier 2024, d'après des informations données à l'issue d'une réunion du Comité de suivi de la négociation salariale de branches. « Ces progrès doivent être salués et témoignent de la pleine mobilisation des partenaires sociaux » ainsi que du « succès de l'accompagnement mis en place par le ministère », a indiqué la ministre du Travail et de l'emploi Astrid Panosyan-Bouvet.
Pour rappel, le Smic est le seul salaire indexé sur l'inflation. Il est réévalué automatiquement au 1er janvier, et à chaque fois que les prix ont augmenté de plus de 2%, si bien qu'il augmente plus vite que le reste des salaires. Résultat, certains minima de branches sont rattrapés, générant un « tassement » des grilles de salaires, dénoncé par les syndicats. Les salariés des branches concernés touchent quand même le salaire minimum, mais peuvent y rester plus longtemps en raison de ces grilles défavorables.
Les branches professionnelles sont toutefois plus nombreuses à ne pas être en conformité. Car 75 sur les 171 du régime général suivies (soit 43%) ont des minima inférieurs à la revalorisation du Smic du 1er novembre 2024. Cette augmentation avait été anticipée de deux mois, à la place du 1er janvier 2025, pour soutenir « le pouvoir d'achat des ménages actifs les plus modestes », avait expliqué Astrid Panosyan-Bouvet.
Cette hausse a logiquement fait grimper le nombre de branches hors des clous des minima salariaux. Elles étaient ainsi 94 à l'automne, un chiffre qui a donc baissé depuis. Reste que ce nombre est largement supérieur à celui d'un peu plus d'un an en arrière. Fin novembre 2023, on ne comptait plus que 39 branches avec des minima salariaux inférieurs au Smic.
« Il est essentiel que les branches continuent à se mobiliser pour négocier à la fois pour réviser les grilles salariales quand les premiers échelons sont sous le Smic et de réviser régulièrement leurs grilles de classification afin que les salariés bénéficient de réelles évolutions salariales au cours de leur carrière », poursuit-elle. De nombreuses branches « sont toujours en train de négocier sur la revalorisation de leurs minima », a d'ailleurs assuré le ministère.
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Le gouvernement avait pourtant promis d'agir pour que plus de branches respectent les seuils minimums. C'était en octobre 2023, après la conférence sociale sur les bas salaires réunissant l'ensemble des organisations syndicales et patronales. Élisabeth Borne, alors Première ministre, avait menacé les branches en non-conformité d'une baisse des exonérations de cotisations employeur si elles ne rectifiaient pas le tir. Elle leur avait laissé jusqu'au 1er juin 2024 pour rentrer dans les rangs.
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Mais, entre-temps, la situation politique s'est détériorée en France. Le gouvernement d'Élisabeth Borne a été remplacé par celui de Gabriel Attal. Lui-même évincé à l'aube de l'été après la décision d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale. Le gouvernement de Michel Barnier, nommé en septembre, n'a tenu que trois mois avant d'être renversé. Compte tenu des retards pris dans les travaux parlementaires dans ce contexte de crise, le sujet des minima salariaux n'a pas été évoqué parmi les priorités du gouvernement actuel mené par François Bayrou. Affaire à suivre.
(Avec AFP)
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