Terres rares : une nouvelle usine stratégique s'implante sur le bassin de Lacq

LCM va s'installer à Lacq, à côté de l'usine Caremag en cours de construction.
Chemparc

LCM va s'installer à Lacq, à côté de l'usine Caremag en cours de construction.
Chemparc
Dévoilée au printemps dernier puis confirmée à demi-mot fin 2025, l'implantation d'une usine de Less Common Metals sur l'ancien bassin gazier de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, a finalement été officialisée ce 20 janvier. Cette PME britannique, rachetée l'été dernier par l'entreprise USA Rare Earth, est spécialisée dans la fabrication de métaux et d'alliages à partir d'oxydes de terres tares. Un secteur éminemment stratégique pour des pans entiers de l'industrie - automobile, aéronautique, défense, énergies, électronique - mais outrageusement dominé par la Chine.
L'objectif d’USA Rare Earth est précisément de s'affranchir de cette dépendance en structurant une chaîne de valeur hors de Chine. « Le développement en France d'une plateforme intégrée de traitement des terres rares et de production de métaux renforce la chaîne de valeur intégrée des terres rares d'USA Rare Earth, au bénéfice des États-Unis et de nos alliés [...] Cela accélérera la mise en place d’une chaîne de valeur transatlantique des terres rares, sécurisée et durable », indique ainsi par communiqué Barbara Humpton la PDG de l'entreprise américaine.
Cette future « vaste plateforme de traitement et de commercialisation des terres rares » prendra forme notamment au pied des Pyrénées. LCM y implantera une unité de production d’une capacité de 3 750 tonnes métriques par an, à proximité immédiate de la future usine de recyclage d'aimants Caremag portée par la start-up lyonnaise Carester et dont la mise en service est prévue fin 2026. LCM interviendra en aval de Caremag pour métalliser les oxydes de terres rares issus du recyclage des aimants, comme elle le fait déjà avec le site de Solvay à La Rochelle.
« C'est une très bonne nouvelle qui prouve que le bassin de Lacq est attractif pour y structurer une filière stratégique pour la décarbonation et la souveraineté européenne », salue Audrey Le Bars, la directrice générale de Chemparc. L'implantation en France a été fortement soutenue localement mais aussi par Paris puisque LCM a notamment décroché des aides directes dans le cadre du nouveau crédit d'impôt au titre des investissements dans l’industrie vert, déjà mobilisé pour le projet de raffinerie de cobalt et de nickel près de Bordeaux.
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Pour LCM, le C3IV pourrait prendre la forme d’une subvention de trésorerie jusqu’à 45 % de l’ensemble des équipements éligibles et jusqu’à 130 millions d’euros pour l’immobilier. La mise en service de l'usine de LCM pourrait intervenir courant 2027. Chemparc souhaite profiter de ces deux implantations pour attirer à Lacq d'autres acteurs industriels sur le troisième maillon de la chaîne de valeur : celui de la production de nouveaux aimants.
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