Sur scène cette semaine : la féroce méchanceté de Samuel Beckett, une grande sœur merveilleuse et le retour de Denis Podalydès
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Notre sélection de la semaine du 1er novembre 2025.
LTD/JEAN LOUIS FERNANDES
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LTD/JEAN LOUIS FERNANDES
Depuis Madeleine Renaud qui créa Ô les beaux jours (ainsi l’écrit Beckett) en avouant, sans coquetterie aucune, n’y rien comprendre, de très grands interprètes se sont succédé dans la partition de Winnie. On ne les oublie pas. Denise Gence, Mireille Mossé, Natasha Parry, Marilú Marini, Catherine Frot, d’autres et même un homme, Yann Collette…

Ce qui frappe le plus, ici, et d’entrée, c’est que Winnie n’est pas une petite dame à cheveux courts ou chignon, mais une femme érotique dont la longue chevelure gris pâle ou blonde tombe en cascade de boucles brillantes. Elle est sexy, Winnie. Dans le beau décor de Jacques Gabel (ce n’est pas son premier Oh les beaux jours…) Dominique Valadié, si intelligente et audacieuse, et si bien dirigée par Alain Françon, renouvelle complètement le texte et ses significations.
Un régal que ce moment qui laisse entendre la féroce méchanceté de Samuel Beckett, sinon son ironie. De l’autre côté du mamelon de sable, Willie est incarné par le jeune Alexandre Ruby, magnifiquement grimé par Cécile Kretschmar.
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Jusqu’au 17 janvier au Théâtre du Petit Saint-Martin, du jeudi au dimanche (sauf jours fériés) à 19 heures. Durée : 1h25. Tél. : 01 42 08 00 32. Texte chez Minuit. portestmartin.com