Leonor Oberson au Théâtre de Belleville, Inua Ellams au Théâtre national de Strasbourg, Yann Guillon et Stéphane Laporte au Théâtre actuel La Bruyère : découvrez notre sélection scènes de la semaine du 26 octobre.
Furie(5⭐/5)
Leonor Oberson
L’année dernière, à Artéphile, exigeante petite salle du Off d’Avignon, on avait découvert et le texte et la comédienne qui l’avait écrit et l’interprétait, sous le regard aigu d’Alexis Gilot. Une bourrasque éblouissante de talent, de joie, d’originalité. En effet, l’argument de Furie est très étonnant : une jeune femme veut devenir pilote de formule 1. Elle dit ses rêves, ses découvertes, son acharnement à se faire accepter dans un monde d’hommes…
Théâtre de Belleville, à 17 heures aujourd'hui, à 21 h 15 demain, à 19 h 15 mardi. Durée : 1h05. Tél. : 01 48 06 72 34. En janvier à Genève (Suisse), puis à Vernon (Eure) et Guéret (Creuse). (Crédits : LTD/Fanny Cortade)
Il y a de la grâce et de l’esprit dans ce solo très bien composé, enrichi d’images d’archives, avec un travail sur la lumière et le son très soigné. Leonor Oberson est non seulement très belle, dotée d’un regard profond, d’une voix harmonieuse et puissante, mais elle a aussi le courage et l’élégance d’une femme qui a traversé une épreuve gravissime et s’en est sortie.
Il est rare, au théâtre, de partager l’enthousiasme d’une salle comble : c’est le cas avec Barber Shop Chronicles, formidable spectacle aussi tonique qu’intelligent, aussi drôle que féroce. Dans divers salons de coiffure masculins, le spectateur fait la connaissance d’hommes bavards, hâbleurs, chamailleurs, sentimentaux, lucides, aimant les palabres. Des chroniques composées par Inua Ellams, habile à tresser le vrai et le faux, l’imagination et la vérité des faits.
Après Bobigny, où nous l'avons vu, au Théâtre national de Strasbourg du 4 au 14 novembre. À 20 heures, sauf le 8 à 18 heures. Durée : 2h20 sans entracte. Tél. : 0388248800. Texte à L'Arche. (Crédits : LTD/Stef Stessel)
Depuis Bruxelles, il est fait halte dans six villes d’Afrique et à chaque fois – c’est ce qui est très fort dans ce travail –, l’Histoire et, au détour d’une scène cocasse ou touchante, la colonisation, ses injustices et ses traces sont évoquées ou convoquées. Tout comme les potentats africains et leurs prévarications. En musique, en chanson, en danse, onze interprètes sur le plateau et deux, dont une femme narratrice, à l’arrière, sont galvanisés par la mise en scène électrique de Michael De Cock et de Junior Mthombeni. À ne rater sous aucun prétexte !
Une belle histoire ancrée dans la grande Histoire comme les aime Virginie Lemoine, qui excelle à mettre en scène ces moments qui mêlent bonheur et tragique. L’argument de Dolores est présenté comme puisé dans la réalité du XXe siècle. Les jumeaux Rubinstein, poussés par une mère aimante et lucide, sont devenus un duo très célèbre de danseurs dans les années 1930.
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Théâtre actuel La Bruyère, à 21 heures les mercredi, vendredi, samedi, 19 heures le jeudi, 15 heures le dimanche. Durée : 1h30. Tél. : 0148747699. Jusqu'au 31 décembre. (Crédits : LTD/FREDERIQUE TOULET)
Ils quittent la Pologne pour l’Allemagne, mais sont rattrapés par l’antisémitisme et le nazisme, qui noient tout. La sœur est déportée à Treblinka… Que va faire son frère ? Vous le découvrirez. Olivier Sitruk – en alternance avec Adrien Melin – et Joséphine Thoby nous touchent. Deux danseurs de flamenco apportent leur flamboyant talent : Sharon Sultan et Ruben Molina, accompagnés du chanteur Cristo Cortes et du guitariste Dani Barba. L’excellent François Feroleto apporte son jeu aigu à la représentation très soignée.