Angelina Jolie et Jodie Foster à l’affiche de productions françaises, un film américain nommé dix fois aux Césars… Faut-il y voir le signe d’un nouvel ancrage pour le cinéma d’auteur américain dans l’Hexagone ?Le favori de la soirée est américain et ne parle pas un mot de français. Pourtant, ce jeudi 26 février, le réalisateur Richard Linklater s’installera dans un fauteuil de l’Olympia pour la très frenchy soirée des Césars 2026, avec de grandes chances de repartir avec un ou plusieurs trophées : Nouvelle vague est le film le plus nommé cette année, dans dix catégories sur 24, dont celles des meilleurs film, réalisateur, espoir masculin ou scénario original…
Rien d’étonnant à ce que cette « histoire de Jean-Luc Godard tournant À bout de souffle, dans dans son style et son esprit » ait plu aux cinéphiles et à l’académie des Césars : le film, produit et tourné à Paris, est une véritable lettre d’amour adressée au cinéma français de la nouvelle vague, qui a, selon les propres mots du réalisateur, « changé sa vie ». L’auteur de Boyhood (2014) s’est ainsi lancé, à plus de 60 ans, dans une aventure 100 % française, bien loin des collines de Hollywood… Et il n’est pas le seul : beaucoup de ses compatriotes lui emboîtent désormais le pas.
« Une dynamique s’est créée entre les deux pays »
L’année dernière, nombreuses sont les stars américaines qui sont sorties de leur zone de confort pour venir tourner dans l’Hexagone, et même parfois dans la langue de Molière : on a vu Jodie Foster chez Rebecca Zlotowski (Vie privée), Angelina Jolie chez Alice Winocour (Coutures), Jude Law et Paul Dano chez Olivier Assayas (Le Mage du Kremlin) ; Natalie Portman a, elle, coproduit le film d’animation français Arco, tandis que le cinéaste Jim Jarmusch a produit son Father Mother Sister Brother en France et l’a tourné en partie à Paris…