Ce vendredi 5 décembre, sous les ors de l’hôtel Bristol, l’excitation est plus que palpable. Nous sommes quarante minutes avant le début annoncé de la conférence de presse du film et la salle Versailles est déjà pleine à craquer de journalistes français et européens impatients. Le choix du prestigieux palace parisien et l’impressionnante logistique ne doivent rien au hasard : la sortie d’un nouveau film de James Cameron est toujours un événement planétaire. Sous haute surveillance.
Les attachés de presse, bien plus nombreux et affairés qu’à l’accoutumée, rappellent une dernière fois les consignes : prière de ne pas filmer en longueur les échanges ; interdiction stricte, émanant de James Cameron lui-même, de publier une critique du film avant la veille de sa sortie… Impossible d’aller contre le cinéaste multiprimé. Celui-ci apparaît finalement tout sourire, et en retard, pour vérifier le système vidéo permettant la retransmission live de la conférence : « C’est moi qui réalise aujourd’hui ! On arrive dans quelques minutes ! »
Cette organisation hyper contrôlée rappelle s’il en était besoin que les enjeux business et symboliques de ce troisième opus de la saga, au budget de production estimé à plus de 400 millions de dollars, sont majeurs. Si Avatar – De feu et de cendres cartonne comme les deux premiers et franchit les 2 milliards de dollars de recettes, James Cameron deviendra le réalisateur le plus rentable de l’Histoire, détrônant Steven Spielberg. Ce dernier affiche 10,7 milliards de dollars encaissés sur 35 films tandis que l’auteur de Titanic le suit de près avec 8,7 milliards, mais en seulement 10 films !