The Grenadier : si proche, si lointain. La chronique de François Simon
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Cette semaine, François Simon a testé Le Petit Rungis, à Nantes.
LTD/DR
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Parfois, la géographie semble avoir le tournis facétieux. Londres, Bruxelles aussi proche de Paris qu’Auxerre, c’est à repenser sa carte du Tendre. L’Eurostar ajoutant au mystère du tunnel, le décalage horaire réinvente l’exotisme à portée de main. Londres, donc, et sa frénésie de shopping, de musées, de monuments historiques.
Ou alors flâner, ne rien faire, sans doute le meilleur usage des villes. En ce mois de décembre, la ville est déjà en habits. Les Christmas crackers, les branches de sapin, le pourpre rayonnent. Noël est vécu avec le prisme qui convient : la naïveté, cette antichambre de l’émerveillement. Londres devient alors autre, entre Dickens (A Christmas Carol) et Mary Poppins, Beatles, roast turkey et Christmas pudding.
Parfois, la nuit venue, on croirait presque entendre le cri du veilleur de nuit qui, jusqu’à la moitié du XIXe siècle, disait l’heure et le temps qu’il faisait. Même les pies sont de sortie, abondent de farce roborative à base de poulet, porc et champignons. La ville est dans un tournis de félicité, les matchs de football se multiplient autour du boxing day. Il y a là une accélération dont il est difficile de s’extraire.
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Question restaurants, certes la nouveauté prime, les « expériences » se multiplient avec effervescence. Mais pourquoi ne pas se replier sagement sur les pubs gourmands ? Finalement rien de plus dépaysant que de tomber sur ces lieux avec leurs bois luisants, leurs banquettes, éclairages sépia, gravures et clientèle d’époque. L’expression « le temps s’est arrêté » retrouve sa valeur et question voyage, nous sommes servis.
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