Sting : « J’ai été pacifiste toute ma vie, mais plus maintenant »

Propos recueillis par Alexis Campion
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The Last Ship est sa première comédie musicale.
LTD/Frédéric Stucin/Pasco

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The Last Ship est sa première comédie musicale.
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Sting reste avant tout un artisan de la scène. Attendu, fin 2026, au cinéma dans Kaamelott – Deuxième volet (partie 2), la série médiévale d’Alexandre Astier où on le retrouvera dans la peau de Horsa, un grand chef saxon, le musicien britannique tourne depuis plus de quarante ans, sans relâche, aux quatre coins du monde. Une fois n’est pas coutume, dans The Last Ship, sa première comédie musicale, attendue ce printemps en France à la Seine musicale – dont il signe toutes les chansons et joue l’un des personnages principaux entouré d’une trentaine de comédiens et musiciens –, le chanteur star nous emmène au pays de son enfance, le nord-est de l’Angleterre…
Précisément à Wallsend, du côté de Newcastle, une ville brutalement sacrifiée sur l’autel de la désindustrialisation au cours des années 1980. Avant ce désastre, dont son spectacle se fait l’écho indigné, Sting explique avoir grandi au sein d’une petite communauté ouvrière soudée autour d’un chantier naval prospère et pourtant liquidé sans ménagement ni solution de rechange pour ses emplois. Son équipe nous avait demandé d’éviter les questions politiques, mais avec Sting, tout est politique.
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Quarante ans après ses premières tournées solo engagées sous le signe de l’écologie, d’Amnesty International et de la préservation de l’Amazonie, l’ancien chanteur de Police, maintenant fort de plus de 100 millions d’albums vendus durant toute sa carrière, entend signifier qu’il reste un enfant de la working class hautement concerné par les scandales de son époque. Et au faîte de son art.
Propos recueillis par Alexis Campion