Stephan Eicher : « Je suis retourné dans un vrai studio, cela ne m’était plus arrivé depuis 1991 »
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Le chanteur suisserevient un 18e album lumineux, « Poussière d’or ».
LTD/Tabea Haeberli
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Le chanteur suisserevient un 18e album lumineux, « Poussière d’or ».
LTD/Tabea Haeberli
À 65 ans, Stephan Eicher serait-il gagné par le syndrome de Dorian Gray ? La superbe pochette de Poussière d’or pourrait le suggérer… Elle s’inspire directement d’un portrait bien connu du chanteur helvète shooté en 1983 par Jean-Baptiste Mondino pour son disque Les Chansons bleues. Un retour vers le passé imaginé par le plasticien berlinois Gregor Hildebrandt, qui a reconstitué cette photo en mosaïque à l’aide de 770 cassettes audio piochées dans la collection du chanteur.
« Je pensais qu’il prendrait des photos plus récentes, notamment celles que Peter Lindbergh avait réalisées peu de temps avant sa disparition, souligne le sexagénaire au bar du Pavillon de la Reine, son hôtel parisien fétiche. J’étais un peu troublé, mais c’est un choix intéressant. La plupart de mes chansons ont été enregistrées sur des cassettes. Et puis nous sommes tous le résultat de nos passés. »
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Loin de céder à toute forme de nostalgie, le chanteur « aventurier », dixit son ami Antoine de Caunes, multiplie les projets avec l’urgence d’un jeune homme. Dans la foulée de son dernier opus (Ode, 2022), il a produit l’album de Salvatore Adamo In French Please ! (2023) et revisité avec bonheur le répertoire du chanteur suisse Martin Suter. Sans oublier son Seul en scène, une pièce musicale remarquable dans laquelle il se raconte, tour à tour drôle et bouleversant, simplement accompagné de ses guitares et de l’accordéon automatisé (par ses soins) de son père, disparu pendant le confinement. Commencée en octobre 2024, la tournée se poursuivra jusqu’en 2027.