Artiste la plus nommée aux Victoires de la musique, Theodora a quitté la cérémonie les mains pleines et ravie que cette édition 2026 ait fait la part belle aux femmes.
Elle était la recordwoman des nominations. Elle est repartie comme la grande gagnante de cette 41e cérémonie des Victoires de la musique diffusée en direct sur France 2 depuis La Seine musicale. Vendredi soir, Theodora a frôlé le carton plein en raflant quatre trophées : album de l’année pour son Mega BBL, révélation féminine, révélation scène et meilleure création audiovisuelle pour son clip Fashion Designa.
« J’avoue, je suis choquée, c’est dingue ! Cette année, c’est l’année des femmes aux Victoires », lancera la Boss Lady en remerciant ses parents, son frère Jeez Suave, les aînés qui lui ont ouvert la voie (Aya Nakamura et Tiakola).
Les autres gagnants de la soirée s’appellent Charlotte Cardin et Disiz. La Montréalaise se voit sacrée artiste féminine face à Santa, Vanessa Paradis et Aya Nakamura. Disiz remporte, lui, la victoire de l’artiste masculin, vingt ans après sa première victoire dans « la catégorie assez étrange rap-ragga-musique du monde » ironisera le « rappeur gentil », réfractaire à toute assignation à résidence artistique.
Son dernier album, On s’en rappellera pas, le prouve brillamment. La victoire du concert de l’année revient à Justice, face à DJ Snake et Philippe Katerine qui, après sa prestation lors des JO de Paris conspuée par la fachosphère, a enfoncé le clou avec un strip-tease osé : de reine d’Angleterre à nudiste barbu les fesses à l’air, façon Polnareff, pour son hymne « Nu ».
La jeunesse était aussi à l’honneur de cette édition, avec la prestation de Marguerite et son ode à l’amour au féminin (« Les filles, les meufs »). Mais c’est Sam Sauvage, 25 ans, qui décroche la victoire de la révélation masculine pour son album Mesdames, Messieurs. Le Nordiste a brillé avec son tube « Les gens qui dansent (j’adore) » nourri d’électro-rock des années 1990.
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Parmi les séquences émotion de la soirée : la victoire d’honneur décernée à Nana Mouskouri, 91 ans, pour l’ensemble de sa carrière, entamée en France, comme elle le rappellera avec émotion après les hommages rendus par Serge Lama et le duo de charme formé par Valérie Lemercier et Vincent Dedienne.
Autre temps fort, Indochine récompensé par un prix spécial de la performance pour son Arena Tour de tous les records (1,2 million de spectateurs), dont celui des places de concert les plus abordables de l’industrie musicale (entre 55 et 75 euros). « Nous, on fait de la musique, on n’est pas là pour faire ce genre de ségrégation par l’argent », appuiera le leader du groupe, Nicola Sirkis, lequel, malgré un long contentieux avec les Victoires, avait enregistré un medley qui mettra le feu à La Seine musicale.