Tout va bien. Et même de mieux en mieux. Ce n’était pas gagné d’avance, car Pierre & Vacances Center Parcs (PVCP) revient de loin. Le groupe spécialisé dans l’hôtellerie de loisirs et le tourisme de proximité a même frôlé la faillite il y a quelques années, fragilisé par des pertes à répétition – la crise sanitaire l’a frappé de plein fouet.
Choisi par le fondateur de l’entreprise, Gérard Brémond, en 2020, Franck Gervais a pris ses fonctions de directeur général au tout début de l’année 2021. Au pire moment : « On croyait la pandémie derrière nous alors qu’elle est repartie de plus belle. Le manque de visibilité était total », se souvient-il. Il ne pensait pas que ce serait « aussi difficile ».
À l’époque, tous les facteurs sont réunis contre un possible redressement. L’arrêt de l’activité, les fermetures répétées des stations de sport d’hiver – Pierre & Vacances compte plus de cinquante résidences de montagne –, la fragilité financière liée à l’épuisement d’un modèle économique en partie fondé sur la promotion immobilière, ou encore la multiplication des conflits avec les propriétaires.
Le premier chantier de Franck Gervais, un X-Ponts passé par la SNCF et Accor, se concentre sur le plus urgent : la restructuration financière, avec l’appui de trois fonds d’investissement, Fidera, Alcentra et Atream (55 % du capital). Le plan « Réinvention » définit les objectifs nécessaires au retournement : l’abandon du volet immobilier, la rénovation des hébergements et la montée en gamme, seule capable de justifier une hausse des prix, de renforcer les taux d’occupation et d’accélérer le développement.