+ 22% emplois supprimés : les ETI appuient fort sur la pédale de frein
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Solde net des créations et suppressions d’emplois annoncées.
LTD / Camille Chauvin
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Solde net des créations et suppressions d’emplois annoncées.
LTD / Camille Chauvin
C’est une nouvelle preuve que l’économie tricolore n’est pas dans sa meilleure période. D’après une étude annuelle réalisée par le cabinet privé Trendeo, spécialisé dans la data économique, les ETI ont connu un coup d’arrêt en 2025 après avoir été des locomotives ces dernières années. À en croire ce document, consulté en exclusivité par La Tribune Dimanche et commandé par le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti), ces sociétés de plus de 250 collaborateurs affichent un solde net de créations d’emplois de +9 585 en France en 2025, contre +14 988 l’année précédente.
Mais à y regarder de plus près, cette étude menée depuis quinze ans met en lumière une accélération des suppressions d’emplois (+22 %), couplée à une décélération des créations d’emplois (-13 %) ces douze derniers mois. « La dynamique de créations nettes d’emplois est la moins bonne que nous enregistrons depuis l’année 2020 », regrette Frédéric Coirier, le coprésident du Meti et PDG de la société familiale Poujoulat, installée dans les Deux-Sèvres. « De plus en plus d’entreprises de taille significative sont confrontées à des difficultés », ajoute le dirigeant.
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Les dernières semaines de l’année passée ont effectivement été marquées par la liquidation du spécialiste du gros électroménager made in France Brandt (plus de 700 emplois), ou encore par celle du sidérurgiste NovAsco, avec à la clé plus de 600 emplois supprimés et trois usines rayées de la carte. Plus tôt, l’acteur toulousain de la mobilité autonome EasyMile, alors en redressement judiciaire, a été dans l’obligation de réduire de presque moitié ses équipes après avoir compté jusqu’à 250 collaborateurs.