Immobilier : Les taux d’intérêt bientôt de retour à 4 % ?
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Face à la hausse de taux inéluctable, les professionnels du crédit n'appellent pourtant pas à la précipitation.
LTD/Shutterstock / Hadrian
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Face à la hausse de taux inéluctable, les professionnels du crédit n'appellent pourtant pas à la précipitation.
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3,95 %, voici le taux d’intérêt toutes durées confondues qui pourrait être atteint d’ici à la fin de l’année prochaine. 3,95 %, soit un niveau proche du pic d’il y a deux ans, lié à la crise inflationniste, qui avait complètement bloqué le marché de l’immobilier. Et pourtant, les professionnels du crédit ne s’en inquiètent pas. « 4 % d’ici deux ans ? Et alors ? » réagit Sandrine Allonier, la porte-parole du réseau Vousfinancer.
« 4 %, ça n’a jamais empêché le marché de tourner », renchérit Sophie Ho Thong chez Finance Conseil. Car ce qui avait stoppé la machine la dernière fois n’était pas le niveau des taux mais la rapidité de leur augmentation. « Nous sommes passés de 1,1 % sur vingt ans à l’automne 2021 à 4,3 % en décembre 2023, se souvient Sandrine Allonier. Un coût du crédit multiplié par quatre en deux ans. »
« Cette hausse brutale a forcément compliqué la capacité des acteurs à s’adapter, confirme Sophie Ho Thong, les banques, les autorités réglementaires, les courtiers et même les vendeurs, qui ont mis encore plus de temps à comprendre qu’il fallait baisser les prix pour redonner de l’oxygène aux acheteurs. » Cette fois-ci, la pente paraît plus douce. « Si nous devions prendre 0,6 point en deux ans, ce serait loin d’être dramatique », explique Sandrine Allonier, qui rappelle que nous sommes déjà à 3,4 % sur vingt ans.
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Et puis il y a les autres fondamentaux du marché immobilier. L’apport personnel a nettement reculé par rapport au niveau atteint au pic de la crise inflationniste. Selon Finance Conseil, on est passé d’environ 44.000 euros d’apport moyen pour un primo-accédant en 2023 à 28.500 euros aujourd’hui. Les revenus des emprunteurs ont aussi évolué. « Il ne faut pas oublier que les salaires ont augmenté d’environ 8 % ces deux dernières années », ajoute Sandrine Allonier. De quoi amortir des taux à 4 % s’ils devaient revenir. Quant aux prix, légèrement repartis à la hausse, ils auront cette fois-ci un peu plus de temps pour s’ajuster.