LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous êtes en poste depuis sept semaines. Quels sont vos dossiers prioritaires ?
JEAN-PIERRE FARANDOU — Le budget de la Sécurité sociale, bien sûr essentiel pour la vie quotidienne des Français. Ce sont leur retraite, leur santé, leurs allocations qui sont financées via ce budget. Ainsi que le projet de loi de finances et deux textes majeurs : la fraude sociale et fiscale et l’allocation de solidarités unifiée... Pour chacun d’entre eux, il faut créer les conditions de convergences possibles. Et privilégier le dialogue au rapport de force. Dès les premiers jours de ma nomination, nous avons également transposé plusieurs accords nationaux interprofessionnels, notamment celui sur les seniors. Cette loi est la preuve du dynamisme du dialogue social et de la capacité des partenaires sociaux à trouver des solutions pragmatiques.
Le budget de la Sécurité sociale sera de nouveau en débat mardi 2 décembre à l’Assemblée nationale, après l’échec d’un compromis entre députés et sénateurs. Quelles propositions pourraient faire l’objet d’un accord ?
Nous sommes favorables à la suspension de la réforme des retraites. C’est une condition de la stabilité politique. Mais sans vote pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS, la suspension ne pourra pas être votée. D’autres sujets peuvent faire l’objet de discussions, comme le gel des prestations sociales et des pensions de retraite. Le Sénat a souhaité limiter l’indexation des pensions en deçà de 1.400 euros par mois et l’allocation aux adultes handicapés, alors que les députés ont indexé toutes les prestations.