Municipales : à Marseille, le laboratoire pré-présidentielle
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Benoît Payan prend la parole pendant le débat de «L'événement » sur France 2, le 19 mars 2026.
LTD / Thibaud MORITZ / AFP
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Benoît Payan prend la parole pendant le débat de «L'événement » sur France 2, le 19 mars 2026.
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À Marseille, l’approche du second tour a pour le moins enflammé la campagne, alors que Benoît Payan, maire sortant, a dominé d’une courte tête le premier tour avec 36,70 % des voix, devant Franck Allisio, le candidat du Rassemblement national, qui a recueilli 35,02 % des suffrages, signant ainsi une performance inattendue, alors qu’il était crédité de 15 % des intentions de vote en début de campagne.
Le silence, dès dimanche soir, de Martine Vassal, la candidate divers droite arrivée troisième avec 12,41 % des voix, a polarisé l’attention, laissant libre cours à mille interprétations – se désistera-t-elle ou non ? –, jusqu’à ce que l’annonce du retrait du LFI Sébastien Delogu, arrivé, lui, quatrième, attire à son tour les projecteurs. L’ancien garde du corps de Jean Luc Mélenchon jette l’éponge, certes, mais prévient : « Une nouvelle génération politique est montée sur la table, et rien ne lui résistera. » Une façon de donner rendez-vous pour de prochaines échéances électorales…
Le maintien de Martine Vassal, finalement annoncé deux jours après le premier tour, n’a pas forcément été compris. Mais celle qui préside la métropole d’Aix-Marseille-Provence joue son va-tout. Si, avant la campagne, la rumeur d’un accord avec Franck Allisio bruissait, il n’en a aucunement été question depuis dimanche.