Élections municipales : Toulon résistera-t-elle aux sirènes du RN ?
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Laure Lavalette entourée de journalistes après un meeting de campagne, le 19 mars 2026, à Toulon.
LTD/Laurent Coust/ABACA
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Laure Lavalette entourée de journalistes après un meeting de campagne, le 19 mars 2026, à Toulon.
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Pincez-moi, je rêve ! Dans l’entourage de Bruno Retailleau, certains se sont mis à croire qu’à Toulon la messe n’était pas dite. La capitale économique du Var n’était-elle pas la principale cible du Rassemblement national en amont de ces élections municipales de 2026 ? Sept des huit circonscriptions du département ne sont-elles pas aujourd’hui estampillées RN ? Laure Lavalette, amie de Marine Le Pen et avenante cogneuse sur les plateaux de télévision, n’avait-elle pas toutes les cartes en main pour faire basculer une ville détenue par la droite depuis vingt-cinq ans, et juste avant par l’extrême droite ? « Ce sera plus serré qu’on aurait pu le penser », résumait avant le premier tour un pilier frontiste bien informé.
Largement en tête le 15 mars avec 42 % des voix, Laure Lavalette s’est vite trouvée confrontée, comme elle avait commencé à l’anticiper, à un duel qui corse sa tâche. La maire divers droite de Toulon, Josée Massi, qui a remplacé en 2023 l’emblématique Hubert Falco après que celui-ci a été condamné pour « recel de détournement de fonds publics », a bénéficié du retrait de la liste Les Républicains du sénateur Michel Bonnus. Point de fusion, les discussions ayant été trop âpres, mais un important vivier de voix à la clé. Point de « front républicain » non plus, l’édile jugeant périmé ce stratagème. Il lui reste à espérer un rejet suffisamment fort du RN – et, surtout, un bon report des voix de gauche – pour rattraper ce soir ses 12 points de retard.