OPINION. « Femmes on vous entend… mal ! », par Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC

Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC.
Eric Fougère

Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC.
Eric Fougère
Elles ont tous les droits, il suffit de les prendre ! Ce n’est certainement pas dans notre pays qu’il faut invoquer une menace sur les « droits de la femme ». Que nos féministes acharnées nous défendent, bien leur en prenne mais elles devraient toutes se battre dans les pays où règne la véritable oppression des femmes. L’oppression sous toutes ses formes : physique, sexuelle, mentale, éducative, culturelle… Et là, Femmes, on ne vous entend pas.
Maintenant c’est au secours des hommes qu’il va falloir venir en France, ce sont eux qu’il faut encourager dans leur rôle et rassurer. Ils n’osent plus monter dans l’ascenseur avec nous, faire la cour à une femme, faire des avances, qu’ai-je dit des « avances » ! Ils ne font plus que reculer… et ils le font très bien, hélas.
Ce sont quand même nos hommes prioritairement qui vont au combat dans beaucoup de domaines. Ce sont eux qui nous défendent en principe. Agressions, rapports de force (merci aux femmes engagées dans la police, la gendarmerie, l’Armée en général)… notons quand même que certains finissent par avoir peur de s’imposer, et dans la rue ce sont les femmes qui se précipitent quand nous sommes en difficulté : poussettes, vélo qui tombe, frotteurs, etc.
Malgré tout, je revendique la complémentarité et non l’égalité. Pourquoi être l’égale d’un homme ? Je veux bien lui être supérieure, mais de temps en temps aussi lui être inférieure ! Je revendique la différence physiologique et psychologique entre hommes et femmes. Je refuse que la science s’applique à tout prix à ce que des hommes puissent porter un enfant (même si c’est une femme qui s’est transformée en homme !). Qu’est-ce que cette époque souhaite en voulant semer la plus grande confusion dans ce qui constitue notre humanité ? La volonté de briser tout ce qui relève de la nature humaine, de la tradition, de siècles de comportements…
Et la violence me direz-vous ? Les femmes battues par exemple, les « féminicides » qui ne sont pas autre chose qu’un homicide : pourquoi un terme différent pour un assassinat ? Est-ce un réconfort grammatical ? Oui c’est un drame, et quelle tristesse que de reconnaître que la violence masculine est millénaire : les hommes battent et se battent plus que les femmes. Alors, protégeons-les mais à bon escient. Il devient disqualifiant que tout soit traité au même niveau, le mot viol n’a plus le même sens, l’ « agression sexuelle » part de la main aux fesses jusqu’au véritable viol. La violence est inadmissible mais ne plus y voir la moindre hiérarchie est nuisible à la vérité des relations.
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J’écris des livres et je ne veux pas être autrice. Je suis désespérée, comme le dit mon ami académicien Jean-Marie Rouart, qu’on ait oublié que le masculin est un genre neutre qui englobe l’Humanité entière *: je suis fière d’être auteur, même sans « E ». Stop aux « celles et ceux », « à toutes et à tous », etc. qui ne font qu’alourdir notre langue sans réconforter le sexe féminin. Je n’évoquerai même pas « les iels » : je vous les laisse. Alors, la journée des « droits de la femme », exportons-la chez tous ceux qui doivent absolument les imposer (et l’Iran ?).
Quant à nous, au pays de l’amour courtois, le Moyen-Âge était une période plutôt fastueuse pour les femmes, impliquons-nous individuellement à nous défendre les uns les autres en respectant notre nature humaine et les deux sexes dans tout ce qu’ils ont de spécifiques. Objections ? Quant aux femmes qui se lamentent qu’on ne leur donne pas suffisamment la parole : prenez-la et ne la lâchez pas (même si on vous le reproche) !
*Héritier du neutre latin, le masculin se voit conférer une valeur générique, notamment en raison des règles du pluriel qui lui attribuent la capacité de désigner les individus des deux sexes et donc de neutraliser les genres.