• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimanchePolitique

Ne pas baisser les yeux. L’édito de Bruno Jeudy

Photo de Bruno Jeudy

Bruno Jeudy

Publié le 22 novembre 2025 à 22:59

Découvrez l'édito de Bruno Jeudy.

Découvrez l'édito de Bruno Jeudy.

LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Retrouvez l'éditorial de Bruno Jeudy, directeur délégué de « La Tribune Dimanche ».

Chouf, charbonneur, MDMA, shoot… Ce lexique autrefois cantonné aux marges s’est invité dans nos conversations comme un constat d’impuissance collective. Si les mots de la drogue nous sont devenus familiers, c’est parce que la France traverse un basculement historique : celui où les mafias, maîtres de l’intimidation envers policiers, juges, élus, journalistes, s’érigent en véritable contre-pouvoir.

L’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’un militant écologiste engagé contre le narcotrafic marseillais, marque une escalade glaçante. Le ministre de l’Intérieur lui-même évoque un crime d’intimidation.

La DZ Mafia, devenue la principale organisation criminelle du pays, brasserait entre 5 et 6 milliards d’euros en liquide, selon le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Et l’économie de la drogue ferait travailler 200.000 personnes, à jeu égal avec La Poste. Vertigineux. Monstrueux. À ce stade, ce n’est plus une dérive mais un défi politique, social et démocratique.

A LIRE AUSSI

Livraison de drogue par drone, importation des guerres de gangs : plongée dans les prisons passoires

Le rapport de l’Office anti-stupéfiants parle d’une « menace existentielle ». Le mot n’est pas trop fort. Autrefois tapis dans l’ombre, les dealers opèrent désormais en pleine lumière, sûrs de leur puissance, convaincus d’incarner une contre-culture et, dans certains quartiers, un ordre social parallèle. Les chiffres sont implacables : +33 % d’assassinats et tentatives depuis 2021, 173 villes touchées par des règlements de comptes en 2024. La gangrène s’étend, ronge, détruit.

Chacun fait semblant de ne pas comprendre que la ligne sniffée le samedi soir finance la kalach qui crépite le mardi matin.

Bien sûr, il faut pourchasser les parrains, les lieutenants, les petites mains. Mais impossible de taire la responsabilité de ceux qui alimentent ce commerce mortifère : les consommateurs. Un adulte sur deux a déjà fumé du cannabis. La cocaïne, jadis réservée aux nuits dorées de la jet-set, s’est démocratisée jusqu’aux milieux ouvriers, agricoles, étudiants. Le prix du gramme n’effraie plus grand monde. Et chacun fait semblant de ne pas comprendre que la ligne sniffée le samedi soir finance la kalach qui crépite le mardi matin.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

La présidence de François Hollande avait été marquée par la guerre contre le terrorisme ; celle d’Emmanuel Macron doit l’être par une guerre implacable contre le narcotrafic. Avec une loi spécifique, un parquet spécialisé, deux prisons pour les criminels les plus dangereux, Éric Dupond-Moretti puis Gérald Darmanin posent – enfin – les premiers jalons d’un sursaut attendu depuis trop longtemps. Mais comment ne pas partager l’indignation des Français en découvrant que certains chefs de gang commanditent des exécutions depuis leur cellule ?

A LIRE AUSSI

Narcotrafic : l’overdose française

L’interdiction stricte des portables tombe (enfin) sous le sens, tout comme la protection systématique des magistrats et policiers. La corruption, elle, doit être traquée sans faiblesse. Nous avons déjà perdu trop de temps.

La mafia est le résultat d’une société qui préfère détourner le regard.
Roberto Saviano, écrivain.

À lire également

  • « Dans les quartiers, il ne reste plus que la drogue et la mort » : Marseille en guerre contre le « narco-terrorisme »
  • SONDAGE EXCLUSIF. La sécurité, premier sujet de préoccupation des Français pour les municipales
  • « Oui, c’est une prison dure, mais c’est le but » : enquête au coeur de l’unité de sécurité des narcotrafiquants

L’écrivain italien Roberto Saviano rappelle que « la mafia est le résultat d’une société qui préfère détourner le regard ». Plus personne ne doit baisser les yeux. Ni les élus, ni les forces de l’ordre, ni les magistrats, ni surtout les citoyens. Luttons contre cette pieuvre qui étouffe la République, brise des vies et fabrique la mort. Et rappelons à ceux que le mirage du gangstérisme fait encore rêver que Tony Montana n’a rien d’un héros – et que, comme le dit Jamel Debbouze, devenir acteur, « c’est moins dangereux que vendre de la drogue ».

Hommage enfin à tous ceux qui ont marché à Marseille, dignes et courageux, en mémoire de Mehdi Kessaci. Leur détermination doit devenir la nôtre.

Bruno Jeudy

Sur le même sujet

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Aux origines de #MeToo ».
Société

Aux origines de #MeToo (2/3) : L'affaire Weinstein, l’internationale féministe et le backlash masculiniste
Premium

Porté par Jean-Louis Guilhaumon, ce professeur de collège et politicien avisé qui est lui-même à l'origine de Jazz in Marciac dès 1978, ce projet structurant de 1 million d'euros a été conçu durant la pandémie de Covid.
Gastronomie & Sorties

Jazz in Marciac : le pôle culturel et touristique, nouveauté de l'édition 2026

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Affaires de famille » sur l'épopée de la maison de champagne Roederer.
Dimanche Éco

Histoires de famille (2/7) – La maison de champagne Roederer, des bulles à l’épreuve du temps
Premium

Vue depuis le fleuve vers la tour résidentielle Karlatornet s'élevant sur la colline de Slottsberget à Göteborg.
Gastronomie & Sorties

Un été en Suède : optez pour la douceur de Göteborg plutôt que Stockholm

L'équipe espagnole célèbre la victoire en soulevant le trophée de la Coupe du Monde.
Sports

Finale du Mondial 2026 : beaux vainqueurs et mauvais perdants
Premium

Isabelle Huppert dans « Oiseau ».
Gastronomie & Sorties

« Oiseau », « Fake », « Pépée, une histoire sans chute »... Ce qu'il ne faut pas manquer lors du 80e Festival d'Avignon

Victor Campenaerts, de la Team Visma-Lease a Bike, lors de l'étape 8 du Tour de France 2026, à Périgueux.
Sports

Vlogs, podcasts, carnets de route… comment les coureurs racontent leur Tour de France de l'intérieur
Premium

Brice Soccol, politologue et essayiste, auteur de "L'écharpe et les tempêtes", coécrit avec Frédéric Dabi et publié aux Editions de l'Aube.
Opinions

OPINION. « La France manque-t-elle vraiment de cohésion… ou d’un récit commun ? », par Brice Soccol, politologue et essayiste