• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimanchePolitique

OPINION. « Saisir la CJUE : le dernier recours contre le Mercosur », par Julien Dive et Xavier Bertrand

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Gabrielle de Verchère

Publié le 08 janvier 2026 à 14:09 - Mis à jour le 08 janvier 2026 à 14:09

Julien Dive est député vice-président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale et Xavier Bertrand, président de région Hauts-de-France

Julien Dive est député vice-président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale et Xavier Bertrand, président de région Hauts-de-France

LTD/Reuters

La Tribune Dimanche

N145 ● 12 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

  • 6

    Sébastien Lecornu dans l'impasse des milliards d'euros d'aides aux entreprises

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur est l’ouverture directe à une agriculture low-cost et à l’asphyxie programmée de milliers d’exploitations. Avant le 19 janvier, la France peut agir : saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui suspendrait l’accord et en vérifierait la légalité.

Les manœuvres dilatoires ne trompent personne

Le report d’un mois arraché en décembre n’a été qu’un rideau de fumée pour apaiser une colère légitime. La Commission mise sur l’isolement progressif de la France pour signer dès janvier cet accord inacceptable en l’état. L’Italie, jusqu’ici notre alliée, a finalement fléchi, affaiblissant notre capacité à constituer une minorité de blocage.

Dans le même temps, le gouvernement français s’active à préparer les esprits. Arrêtés sur les pesticides, courriers censés rassurer, circulaires techniques… autant de gages destinés à faire croire que la France pourra encore fixer ses règles nationales une fois l’accord européen signé. C’est faux. D’autant plus que les compensations brandies comme le maintien du budget de la politique agricole commune (PAC) ou les clauses de sauvegarde renforcées, reposent sur des illusions. Un budget constant en euros courants, sans indexation, est une baisse déguisée. Une clause de sauvegarde dans un traité, est une promesse en sursis. En réalité, tout est fait pour faire avaler cet accord avec les pays du Mercosur en douce, sans débat et sans confrontation ! 

A LIRE AUSSI

Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir

Face à cela, se borner à voter contre ne suffit pas.  La France doit donc utiliser les leviers dont elle dispose… et le plus décisif aujourd’hui, c’est la saisine de la CJUE !

Sur ce dernier point, notre pays ne partirait pas de zéro. L’Assemblée et le Sénat ont déjà voté, à une quasi-unanimité, des résolutions appelant le gouvernement à saisir la CJUE. Celle du Sénat, portée par Jean-François Rapin, alerte : « La Commission européenne tente par tous les moyens de contourner les Parlements nationaux ».  

Saisir la CJUE : un devoir pour défendre nos principes

Engager une action devant la Cour de justice de l’Union européenne est aujourd’hui un impératif politique et moral. Car oui, si on veut tuer notre élevage, on applique le Mercosur. La concurrence serait totalement déloyale. Nos producteurs respectent des normes toujours plus strictes ; ceux du Mercosur, non. Pire, l’accord permettrait à ces pays de contester toute nouvelle règle européenne qui leur déplairait. Moins on protège, mieux ils vendent !  Et à travers ce « mécanisme de rééquilibrage », c’est notre capacité à faire progresser nos standards alimentaires, sanitaires et environnementaux qui est menacée.

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Mais le cœur du problème est aussi juridique. La Commission européenne a sciemment scindé le traité pour éviter une ratification complète par les États. Une manœuvre qui piétine les engagements pris par le Conseil de l’UE et déséquilibre les institutions. La CJUE doit donc trancher : avait-elle le droit d’imposer ce tour de passe-passe démocratique ?

A LIRE AUSSI

UE-Mercosur : un accord très peu dans l'intérêt de Stellantis et Renault

Ajoutons à cela un principe de précaution vidé de sa substance, des contrôles allégés aux frontières et l’absence de garanties sur le bien-être animal ou les traitements vétérinaires. Cet accord est une brèche qu’il est encore temps de refermer ! 

Restaurer la confiance en l’action publique

En engageant un recours devant la CJUE, la France montrerait qu’elle met tout en œuvre pour défendre l’intérêt général et ses engagements. Cette saisine est un outil juridique et politique à notre disposition : servons-nous-en ! Il est trop facile de prétendre que l’impuissance publique serait une fatalité. Au contraire, nous avons les moyens d’agir et de faire respecter nos choix démocratiques. C’est exactement pour cela que les Français nous font confiance et nous élisent : pour que nous utilisions tous les leviers afin de protéger notre modèle agricole, notre souveraineté alimentaire et nos valeurs communes.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement. L’exécutif français doit entendre le message de son Parlement et de ses concitoyens : refuser l’accord UE-Mercosur en l’état et enclencher sans tarder la procédure devant la CJUE pour en contester la validité. Ce recours suspendrait l’accord et la Cour pourrait le juger illégal s’il ne respecte pas des principes fondamentaux, comme le respect du principe de précaution ou les modalités de ratification par les parlements nationaux.

A LIRE AUSSI

Roberta Metsola, présidente du Parlement européen : « Sur le Mercosur, les inquiétudes françaises doivent être entendues »

Nous en appelons solennellement au courage politique du gouvernement français. En l’état, l’accord fait l’union contre lui, cela doit être entendu. Écoutez les agriculteurs, les consommateurs, les scientifiques, les parlementaires et les élus locaux engagés. La France ne sera jamais isolée en défendant l’exigence démocratique, et la santé de ses citoyens. Au contraire, elle honorera son rôle de lanceur d’alerte. Aux États de rappeler à l’Europe ses fondamentaux quand elle les oublie : standards élevés, précaution et démocratie.

Tant que rien n’est signé, tout peut être empêché. 

La liste complète des signataires

À lire également

  • Lettre ouverte de Manon Aubry à Ursula von der Leyen : « L'accord entre l’Union européenne et le Mercosur est un désastre »
  • « Nous demandons une modification en profondeur du traité du Mercosur » (Arnaud Rousseau, président de la FNSEA)
  • Compte à rebours pour le Mercosur
  • Mercosur : avec von der Leyen, la guerre est déclarée
  • Commerce : Bruxelles veut concrétiser au plus vite l'accord Mercosur
  • Julien Dive, député vice-président de la commission des affaires économiques à l’AN
  • Xavier Bertrand, président de région Hauts-de-France
  • Jean-Francois Rapin, Sénateur, Président de la commission des Européennes au Sénat
  • Dominique Estrosi-Sassone, Sénatrice, présidente de la commission des affaires économiques au Sénat
  • Pascal Coste, Agriculteur, président du département de la Corrèze 
  • Bruno Cardot, agriculteur

Gabrielle de Verchère

Sur le même sujet

L'abricot du Roussillon, ingrédient parfait pour réaliser une Eton Mess aux abricots, au miel et aux pistaches.
Gastronomie & Sorties

Eton Mess aux abricots, au miel et aux pistaches. La recette de l'été d'Anne Etorre

Si elle est bien encadrée, la technologie, comme l'intelligence artificielle, est une service de bien commun, selon l'expert en sécurité Claude Tarlet.
Opinions

OPINION. « IA et vidéosurveillance urbaine : cessons de nous raconter des histoires », par Claude Tarlet, expert en sécurité

Julien Brun, directeur général de Betclic.
Opinions

OPINION. « Réguler pour protéger, innover et durer », par Julien Brun, directeur général de Betclic

Alain Di Crescenzo, président de CCI France.
Opinions

OPINION. « Incendies, inondations : face aux risques climatiques, l’appel des chambres de commerce et d’industrie », par Alain Di Crescenzo, président de CCI France

Laurent Fary, directeur des affaires publiques de l'agence Mantu
Opinions

OPINION. « Crise d’incarnation : en 2027, démentir la prophétie de Clémenceau », par Laurent Fary, directeur des affaires publiques de l'agence Mantu

Flavien Reille, président de Theia.
Opinions

OPINION. « Dans un monde sous l’influence de l’IA, il faut apprendre plus et autrement », par Flavien Reille, président de Theia

L'historienne Laurène Vernet revient sur la vie de Sissi dans son ouvrage.
Livres

Un été avec les grands (2/6) : « Sissi aurait adoré les réseaux sociaux »
Premium

Ghyslaine Pierrat a signé trois ouvrages dont : "La communication n'est pas un jeu", aux Éditions de l'Harmattan.
Opinions

OPINION. « Fontainebleau en flammes : face au nihilisme, l'heure des parades concrètes », par Ghyslaine Pierrat, docteur en communication