Raphaël Glucksmann se donne trois mois pour convaincre

Raphael Glucksmann, le 2 septembre 2025.
LTD/REUTERS/Benoit Tessier

Raphael Glucksmann, le 2 septembre 2025.
LTD/REUTERS/Benoit Tessier
Le compte à rebours est lancé : invité du 20 heures de TF1, mardi, Raphaël Glucksmann s'est donné « trois mois » pour décider s'il se présente à la présidentielle et convaincre qu'il est le plus à même de porter les couleurs de la social-démocratie, qui ne doit selon lui avoir qu'un seul candidat. « Trois mois pour sillonner le pays et proposer (un) nouveau contrat patriotique, trois mois pour réunir ma famille politique », assurant qu'il ne serait « pas un candidat de plus sur l'espace de la gauche démocratique ».
L'eurodéputé, parmi les favoris des sondages sur l'arc social-démocrate (autour de 11% des intentions de vote), a assuré qu'il n'y aurait à la fin qu'une seule candidature de la gauche non mélenchoniste, celle de « la personne la mieux placée ».
« Notre responsabilité est immense, et la mienne en particulier », a-t-il insisté, rappelant qu'il avait fait le seul score à deux chiffres de ces dix dernières années pour la social-démocratie à une élection nationale, avec 14% aux européennes de 2024. « Je suis comptable de l'espoir que j'ai levé », a-t-il lancé.
A l’heure où le Parti socialiste est bloqué dans des négociations internes sur la désignation du candidat pour 2027, Raphaël Glucksmann espère enterrer définitivement l'idée d'une primaire de la gauche hors-LFI défendue par le premier secrétaire Olivier Faure et la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier.
Mais le chef du petit parti Place publique ne dispose pas d'une structure suffisante pour appuyer sa future candidature, et doit convaincre une partie des socialistes et des déçus de la macronie de se ranger derrière lui. Il doit aussi faire face à la concurrence de l'ex-président François Hollande, en embuscade, alors que le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon est crédité de 16% des intentions de vote dans un dernier sondage. Jean-Luc Mélenchon est « un agent électoral de l'extrême droite », a-t-il dénoncé car il perdrait au deuxième tour face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, selon les sondages.
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