ENTRETIEN – L’international aux 39 sélections, multi-titré avec le Stade toulousain comme avec le XV de France, raconte ses petites habitudes de jours de match.
Avant France-Italie, à Villeneuve-d’Ascq, troisième journée du Tournoi des Six Nations, François Cros, 31 ans, ouvre les portes de son quotidien. Un rituel élastique pour celui qui est une des valeurs sûres du XV de Fabien Galthié.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Un jour de match commence-t-il toujours de la même façon ? FRANÇOIS CROS — J’évite les routines strictes parce que le jour où tu ne peux pas les respecter, ça te perturbe. Donc, en me levant, je fais comme toujours : mon premier réflexe est de prendre mon téléphone pour aller sur WhatsApp et Instagram, où les messages sont, en général, sympas. Après, j’aime consulter la météo.
Pourquoi ? Ça influe sur le style de la rencontre. Quand il fait beau, ce que je préfère, le jeu est plus libre et offensif. Puis la météo va aussi me permettre de me projeter sur mes prochains temps libres. J’aime faire des balades, du vélo en famille, promener mes deux chiens ou, quand j’ai le temps, un peu de pêche ou du golf.
Le petit-déjeuner, c’est du costaud ? Oui. Pancakes, œufs, jambon. Sachant qu’on ne mange plus après 17 heures quand on joue le soir. Comme je suis gourmand, j’aime que ce dernier repas soit à base de tartines, beurre et confiture.
Avec qui discutez-vous le plus en dehors des joueurs ou du staff ? Avec mon meilleur ami, Romain Manas. On a grandi ensemble dans le rugby, à partir des minimes à Grenade [Haute-Garonne], puis au Pôle Espoirs à Jolimont [Toulouse]. Il vient d’arrêter sa carrière. C’est comme un frère, on parle de tout, on se taquine. Et il y a, bien sûr, ma femme, Jennifer. Elle est aussi joueuse au Stade toulousain. On s’est rencontrés grâce au rugby. Et maintenant, j’ai toujours le message d’encouragement de ma fille, Lili, qui a 3 ans. Pour la motivation, ça compte énormément.
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