La majorité écologiste de Pierre Hurmic est, à nouveau, accusée de restreindre les informations transmises à l’opposition au sujet du budget 2026. Le groupe de droite et du centre a déposé un recours devant le tribunal administratif, alors qu’à Marseille, la justice a déjà retoqué le budget 2024 pour des motifs similaires.
À moins de cinq mois des élections municipales, la pique n’est pas anodine. Par trois fois au moins, la question du manque d’informations transmises par la majorité écologiste de Bordeaux aux élus d’opposition a été soulevée lors du conseil municipal qui examinait, ce 4 novembre 2025, le rapport d’orientation budgétaire pour 2026.
Saisie de la Commission d’accès aux documents administratifs, pour obtenir les éléments que la majorité municipale refuserait de communiquer, absence de projet pluriannuel d’investissement détaillé, présentation allégée du rapport d’orientation budgétaire comparée aux versions communiquées en 2023 et avant… Les critiques brandies par l’opposition sont nombreuses.
Un recours devant le tribunal administratif
Une passe d’armes somme toute classique de la démocratie locale. Mais le principal groupe d’opposition Bordeaux Ensemble (droite et centre) entend aller plus loin. Dénonçant une atteinte au droit élémentaire d’information de l’opposition, il a déposé en février dernier un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux demandant d’annuler les délibérations sur le débat d’orientation budgétaire de décembre 2024 ainsi que sur le vote du budget du 4 février 2025.
Or, malgré ce recours, la majorité vient de recommencer en maintenant cette nouvelle présentation pour les documents budgétaires pour 2026. En cause, un partage d’information que l'opposition juge dégradé par rapport aux précédentes versions qui étaient étayées de tableaux et de lignes budgétaires exhaustives, notamment en matière d'investissements.
De fait, la nouvelle mouture ressemble davantage à une communication grand public qu’à un document comptable. Sans le détail du montant des investissements par projet, impossible par exemple de départager ceux qui relèvent des décisions de l’ancienne majorité ou de la nouvelle. Au grand dam de l’opposition qui revendique la paternité d’une majorité d’entre eux.
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