Tirée par The Exploration Company et HyprSpace, la filière bordelaise du New Space entre dans la délicate phase d’industrialisation et vient d’accueillir la start-up allemande deltaVision. Mais le renouveau du spatial est un créneau déjà très dense, prévient Bordeaux Technowest qui espère voir émerger un nouveau cycle : le New Défense.Dans le secteur du New Space, Bordeaux a attiré des pépites dont les projets sont désormais sur les rails. Parmi elles, l’entreprise franco-allemande The Exploration Company, qui s’apprête à lancer l’industrialisation des moteurs et des protections thermiques de ses futures navettes spatiales. Un développement rendu possible grâce à la récente acquisition de l’ancien site Steris au Haillan, dans la métropole bordelaise, qu’elle inaugure ce jeudi.
De son côté, sur le marché des lanceurs, la société bordelaise HyprSpace finalise le développement de son moteur à propulsion hybride breveté et annonce le premier vol suborbital de son lanceur Baguette One courant 2026. Elle vient de boucler une levée de 21 millions d’euros. Tandis qu’Agena Space (ex-Aerospacelab France) conçoit à Bordeaux des micro-satellites légers, pour les domaines de la défense et de la sécurité et que Space Cargo Unlimited y développe ses services en microgravité destinés à l’industrie. D’autres entreprises, encore au stade de la R&D, tel que le projet d’avion suborbital d’Andromach sont aussi venues en Gironde.
Dark disparaît, DeltaVision arrive
« À côté de ça, certaines entreprises sont fragiles ou s’arrêtent », prévient Adrien Selvon, responsable du développement de la filière Aéronautique-Spatial-Défense au sein de la technopole Bordeaux Technowest. C’est notamment le cas de la start-up parisienne Dark qui prévoyait d’installer la majorité de ses équipes à l’aéroport de Bordeaux. Le transfert n’aura finalement pas lieu puisque la jeune pousse a été liquidée faute de financements.