Sur les chaînes au ralenti de Mulhouse, Stellantis trace un nouvel horizon industriel
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Un SUV électrique Peugeot devrait sortir de cette usine à compter de 2029.
Pierrick Merlet
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Un SUV électrique Peugeot devrait sortir de cette usine à compter de 2029.
Pierrick Merlet
Au-dessus des flèches blanches, sur un panneau à fond bleu de cet autoroute de la région Grand Est, l'inscription « Usine Peugeot-Citroën » est traitée de la même manière qu'une grande agglomération. À Mulhouse (Haut-Rhin), elle est une ville dans la ville. Étalée sur des dizaines d'hectares, ce site industriel qui a ouvert ses portes en 1962 abrite aujourd'hui 4 500 collaborateurs.
Un bataillon qui attendait jusqu'à présent son sort fébrilement, après les annonces courant mai du nouveau CEO de Stellantis, Antonio Filosa, lors de la présentation aux États-Unis du nouveau plan stratégique « Fastlane 2030 ». Un pan de ce plan vise à réduire de 800 000 véhicules la capacité de production automobile en Europe du groupe multi-marques (Peugeot, Citroën, Fiat, etc).
Or, cette usine tourne au ralenti depuis bien des années et se sent menacée dans cette perspective. Encore plus après la pause sur la ligne d'assemblage pour une quinzaine de jours en fin d'année dernière. Pour prendre conscience de la faible productivité, il suffit de parcourir les grandes allées avec ses écrasantes hauteurs sous plafond.
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Les rails faisant dérouler les pièces détachées ne tournent pas à plein régime et les ossatures de voiture à assembler pourraient être plus nombreuses. « Nous avons ralenti la cadence de production dans cette usine pour éviter des mesures sociales pour l'heure », glisse Laurent Gautherat, délégué syndical de la CFE-CGC au sein de l'usine automobile.
