BMW 4 Grancoupé : Le coupé cinq portes de grande classe

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(Crédits : dr)
Après Audi, BMW "invente" le coupé cinq portes. Quelle classe ! Avec un moteur à essence de 245 chevaux, le plaisir est garanti. Le "Grancoupé" reste fonctionnel et sa consommation mesurée. Mais c'est horriblement cher.

Le "Grancoupé", c'est quoi ? Un coupé comme son nom l'indique, c'est -à-dire une voiture basse, effilée, élégante. Mais, après Audi (A5 et A7 Sportback), BMW se met au concept de coupé... à cinq portes. Histoire de multiplier les silhouettes pour séduire tous les clients potentiels. Voici donc la Série 4 "Grancoupé". Il y a donc désormais la berline à quatre portes Série 3, le break Touring, la cinq portes familiale et surélevée 3 GT, les coupé ainsi que cabriolet Série 4 et... ce "Grancoupé" cinq portes à tendance sportive et surbaissé...

Ca fait beaucoup dans le même segment, d'autant que tous ces modèles affichent des dimensions comparables ! Subtil. Et encore on ne vous parle pas du dérivé "SUV" X3 et du "SUV"-coupé X4 sur la même base. Mais, après tout, si BMW a les moyens de s'offrir une telle gamme...

BMW 4 GRANCOUPE

La Série 4 Grancoupé arbore des lignes magnifiques, équilibrées et très classe, avec ses vitres latérales sans encadrement. L'accessibilité et l'habitabilité à l'arrière sont préservées - mais gare à la hauteur de toit assez réduite -, tout comme le coffre avec son hayon électrique qui peut s'agrandir avec les dossiers arrière rabattables. Du beau, du chic, mais du pratique quand même.

Intérieur repris de la Série 3... On ne s'en plaint pas

A l'intérieur, pas de surprise. BMW réutilise la planche de bord de toutes les séries 3 et 4. Tant pis pour l'exclusivité. Mais on ne s'en plaindra pas, tant  la présentation affiche une grande distinction et une excellente qualité de finition. Sur "notre" version "Luxury", le cuir soyeux et les boiseries séduisent. Le luxe, quoi ! Avec des choix de teintes chaleureuses. Mais, comme toujours chez BMW, il faut monter en gamme ou piocher dans les options pour avoir une belle auto. La version de base est en effet assez tristoune et austère.

La position de conduite est quasi-parfaite avec la boîte automatique de notre modèle d'essai. Avec une boîte manuelle, qui oblige à se rapprocher des pédales, c'est  moins bien.  Quelques petits défauts sont quand même à signaler, tel l'accoudoir central coulissant mais non réglable en hauteur ou l'absence de réglage lombaire des dossiers. Et puis l'informatique de bord avec ses sous-menus se révèle assez complexe.

Un beau moteur à essence puissant...

Nous avions hérité pour cet essai d'une motorisation à essence. La  4,28i arbore 245 chevaux. Pas mal. Il s'agit malheureusement d'un quatre cylindres, qui n'émet pas la mélodie d'un six. Ceci dit, son bruit, plutôt rauque, n'est nullement désagréable. Notre modèle d'essai était doté d'une boîte automatique à huit rapports, qui remplace avantageusement les boîtes manuelles habituellement rêches chez BMW et dotées d'une course d'embrayage trop longue. Agrément et confort de conduite sont ici de très haut niveau, avec des franches accélérations et relances, sans aucun à-coup. Quelle linéarité, quelles performances, quelle rigueur !

BMW 4 GRANCOUPE

La boîte ZF n'en manque pas moins de réactivité en mode "D". En "S", c'est mieux, mais pas satisfaisant pour autant en conduite dynamique. Heureusement, parallèlement aux modes "D" et "S" sur le levier de vitesses, on peut également jouer, avec une commande supplémentaire, sur le côté de la console avec des positions  "Confort", "Sport", voire "Sport Plus", laquelle agit elle aussi sur la réactivité de la boîte mais également la direction et les suspensions. Alors, pour davantage de répondant, conjuguez les modes "S"  et "Sport", le "Sport Plus" étant un peu violent !

Tout ça semble compliqué, mais on s'y habitue. Nous noterons toutefois que, même ainsi, la transmission rechigne tout de même à descendre un rapport de plus en virage. Dommage. Sur toute sinueuse bien dégagée, un conseil : passez les vitesses manuellement ! Et alors là, c'est ultra-rapide, précis et jouissif. Dans ce cas, on profite pleinement des fantastiques ressources de la mécanique !

... et assez sobre vu l'agrément

Cerise sur le gâteau, des réactions de vraies sportive ne se payent pas par... une consommation délirante. Pas du tout. En conduite très dynamique et en poussant le moteur dans les hauts régimes sur une route de montagne déserte, nous avons consommé 10 litres seulement aux cents, ce qui constitue un maximum !

Vu le rapport puissance-agrément, c'est une prouesse, car, en plus de la boîte auto, notre modèle de test était équipé des quatre roues motrices "X Drive", traditionnellement énergivores. En fait, le vrai reproche, c'est d'être obligé de refaire ses programmes de personnalisation au redémarrage, la voiture annulant vos choix à chaque fois. Agaçant.

BMW 4 GRANCOUPE

 Quatre roues motrices pour une trajectoire impeccable

Avec les quatre roues motrices, la motricité est remarquable. On conduit plus sereinement sur route humide qu'avec les seules roues du train arrière motrices (propulsion). La voiture est certes un chouïa lourde, mais elle reste précise, suffisamment agile et sûre. Trains roulants et direction sont juste calibrés comme il faut. Le freinage aussi.

En revanche, le confort est assez ferme. Certes, on ne ressent ni secousses ni tressautements, mais la voiture réagit sèchement. A cause notamment des grandes roues avec des pneus à flancs bas. Dans la vie quotidienne, c'est un peu dur.

Ca coûte très, très cher

La gamme 4 "Grancoupé" démarre à 37.700 euros avec le petit moteur diesel de 143 chevaux (4.18d), trop juste pour une voiture de cette catégorie, et ce, en version de base "Lounge", avec des sièges en tissu gris-noir peu flatteur. Pour accéder notamment au GPS, les finitions "Modern" ou "Sport" requièrent 4.700 euros de plus. La "Luxury"... luxueuse et complète - celle de notre véhicule de test - fait grimper l'addition de 7.200 euros (par rapport à la version de base) ! Pour acquérir une 428i avec la boîte auto et les quatre roues motrices, vous dépenserez entre 47.600 et 55.800 euros. Plus les options et un malus prétendument écologique de 2.200 euros.

Les plus exigeants et fortunés opteront pour le six cylindres de la 4.35i  "X Drive" de 306 chevaux. Mais, ce sera 7.000 euros de plus (en version de base "Lounge") et un malus de 3.600 euros. Si l'on souhaite consommer moins et que l'on n'est pas rétif au diesel,  signalons la très intéressante 4.30d  "X Drive" (258 chevaux) moyennant 4.400 euros supplémentaires par rapport à une 4.28i. Le malus n'est toutefois ici que de 250 euros. La 4.35d (313 chevaux) requiert carrément 8.000 euros supplémentaires avec un malus de 900 euros. Mais elle offre des performances hors normes pour une motorisation à gazole.

Tout cela est donc très onéreux pour une Série 3 recarrossée. Plus encore que chez Audi, mais la puissance est il est vrai supérieure sur la munichoise. La Série 4 ainsi gréée n'en reste pas moins une voiture exclusive, originale, d'une élégance folle et délicieuse à mener. Ce n'est pas un choix rationnel. Pour cela, il y a d'autres BMW avec les mêmes moteurs, mais plus spacieuses et moins chères. Non, il s'agit d'un achat coup de cœur. Pourquoi pas ?

Prix du modèle essayé : BMW 4 Grancoupé  4.28i X Drive (bva) Luxury : 55.800 euros (+2.200 euros de malus)

Puissance du moteur: 245 chevaux (essence)

Dimensions:  4,64 mètres (long) x 1,82 (large) x 1,39 (haut)

Qualités: élégance des lignes, intérieur chic et chaleureux ("Luxury"), finition rigoureuse, moteur puissant et agréable, excellentes qualités routières, plaisir de conduite

Défauts: Prix élevé, détails d'ergonomie mesquins, boîte auto pas assez réactive, confort sec

Concurrentes: Volvo S60 T60 AWD Geartronic Summum: 50.010 euros; Audi A5 Sportback 2,0 TFSi Quattro (bva) Ambition Luxe: 53.630 euros

Note : 16 sur 20

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Commentaires
a écrit le 08/09/2014 à 17:52 :
Il est temps de se resaisir, vous semblez tous aigris de la vie
a écrit le 08/09/2014 à 16:39 :
Danke schön, herr verdevoye
a écrit le 08/09/2014 à 12:03 :
très français tout cela encore un article germanolâtre sur le trio BMW Audi Mercédes.
A quoi cela sert pour le conducteur moyen d'avoir 200 à 300 cv et plus sous le pied pour rouler à 130 110 90 (80 bientôt?) uniquement une question de frime. en 2015 Peugeot va sortir la 408GT sur le même concept ceux qui ont encore la fibre nationaliste et les moyens attendez un peu! pour les bling bling attendez la version M avec encore plus de cv et de frime! Déraper sur une flaque d'huile avec 400 cv cela aura de la gueule!
Réponse de le 08/09/2014 à 13:58 :
@GABUZO Ca sert à faire fonctionner l'économie de Frau Merkel et à nous ruiner, aujourd'hui, nous n'en achetons quasi plus de ces grosses allemandes pas fiables, gourmandes et polluantes...!!!
Réponse de le 08/09/2014 à 18:09 :
Je préfère rouler en allemande et n'ai aucun grief contre ceux qui roulent en Peugeot. La jalousie est un sentiment mauvais pour la santé.
a écrit le 08/09/2014 à 10:43 :
Voilà ce que des ingénieurs peuvent produire avec un CDC sans limite . Une voiture vitrine certes belle mais qui ne répond sûrement pas aux préoccupations environnementales du plus grand nombre.
a écrit le 07/09/2014 à 23:01 :
Sur une 508: rupture de la courroie de distribution à 20 000 km! Détruisant évidemment le moteur. Peugeot, grand seigneur, à accepte de prendre 15% à sa charge, expliquant qu'il n'était pas le fabricant de la courroie...
Beaucoup plus tard, tous les moteurs identiques ont été rappelés: pignon non conforme...preuve que je n'étais pas le seul. J'ai essayé de réclamer: aucune réponse!
Réponse de le 09/09/2014 à 7:55 :
Non seulement la garantie contractuelle devrait fonctionner, mais la garantie des vices cachés s'applique également. L'argument de la courroie (vendue par Peugeot donc garantie par lui) est à mourir de rire. Peugeot mise sans doute sur le fait que vous vous découragerez.
a écrit le 07/09/2014 à 16:53 :
BMW dernier de l'enquête fiabilité d'Autoplus du 10/01/2014, derrière Audi, fallait le faire! BMW en général dans les pires du classement fiabilité. ça brille au début, mais sous le vernis ce sont des ruines. Voir les N47 et N57 de sinistre mémoire. Et rien n'a changé.
Réponse de le 07/09/2014 à 22:35 :
Et BMW premier en fiabilité dans l'enquête de l'auto-journal.....
Réponse de le 08/09/2014 à 6:46 :
... mais qu'est ce donc ces nouveaux riches qui rechignent à changer leur BMW tous les ans, que ces manants roulent selon leurs moyens, ou mieux se contentent des transports en commun ! :)
a écrit le 07/09/2014 à 16:50 :
C'est comme ça avec tous les constructeurs allemands, au moindre problème le SAV vous lâche et ils vous disent en se foutant de votre gueule que ce n'est pas la voiture qui a un problème, mais vous, car soi-disant leurs voitures sont infaillibles. Le pire c'est que ça marche, beaucoup revendent leur voiture plutôt que de porter plainte, afin de se débarrasser du problème sur le voisin.
Réponse de le 07/09/2014 à 18:15 :
J'en ai d'ailleurs bien profité il y a quinze ans en rachetant une bouchée de pain une Série 3 qui refusait de démarrer dès que la température ne lui convenait plus et qui manquait singulièrement de puissance. Un aimant permanent sur un servo-moteur était mort et un capteur de position papillon renvoyait des valeurs absurdes. En moins d'une heure de bricolage et sans l'achat de la moindre pièce, j'avais une 316 en parfait état de marche. Vroum ! Vroum !
Réponse de le 07/09/2014 à 22:34 :
Et j'ai eu un Tguan: 250 000 km sans le moindre problème. Démarré au quart de tour, une vraie horloge!
Je l'ai change pour un Peugeot 3008, me fiant aux articles trompeurs des journaux automobiles. Sans arrêt en panne, toujours quelque chose qui ne fonctionne pas. Même le concessionnaire est affolé!
Réponse de le 08/09/2014 à 10:27 :
Rusty Le Tiguan ne vaut pas un biclou, trop lourd, démodé, gourmand, fiabilité pas du bonne, BV manuelle et DSG auto à problèmes très tôt, sans compter les moteurs mal conçus, une...rustine, si on ne peut pas faire autrement, frontalier bossant en Allemagne par exemple, à éviter absolument...Il a pour nous résumer, hérité de la fiabilité détestable du groupe...
Réponse de le 08/09/2014 à 14:16 :
Ne vaut pas un clou, peut-être selon vous. Mais 250 000 km sans le moindre pépin, c'est quand même quelque chose! Et moi, j'en redemande des voitures comme cela !
Réponse de le 08/09/2014 à 16:49 :
@@Biclou Avant y'avail Dédé et sa polo à 350000, un vrai... record du monde, jusqu'à ce qu'on découvre qu'elle avait grésillé sur le pont de Kehl et que Dédé, sans doute limité en moyens, avait racheté une Trabant d'occasion...
a écrit le 07/09/2014 à 16:47 :
Rupture de pont arrière sur mon tiguan à 40 000km. Mais plusieurs visites à l’atelier avant qu'ils annoncent la catastrophe. Il y avait des bruits et des instabilités. VW n'a pas voulu payer toute la réparation, alors que cela doit résister 250 000km minimum. Lisez A+ cette semaine pour plus de détails et la réponse de leur expert. Des voitures qui se coupent en deux sur toutes les gammes vv, audi, seat, skoda, des pédales de freins qui ne s’enfoncent pas à cause de fuites d'huile de moteur dans le système d'assistance de freinage (70 000 rappels de prétendus hauts de gamme sur des organes de sécurité comme le freinage !!!!), des pertes de puissance moteur sur les modèles les plus sportifs en étouffant l'affaire etc. ça prouve que sa réputation premium est infondée... Pas étonnant qu'on retrouve des audi d'occasion dans les cités de banlieue : on se débarrasse des voitures non fiables, et beaucoup pourrissent sur les parking, car leurs propriétaires n’ont pas les moyens de réparer et les carnets d’entretien trafiqués à l'atelier audi empêchent de d'avoir un recours. Escroqués sur toute la ligne : payer beaucoup plus cher pour moins bien, payer plus qu'une voiture neuve pour une occasion qui lâche de partout. La réputation allemande c'est comme celle des fonds Madof.
a écrit le 07/09/2014 à 11:40 :
Ce produit ne ressemble a rien : pretentieux, pas ecologique, moche et surtout hors de prix...
Réponse de le 07/09/2014 à 22:39 :
Prenez donc une Dacia: vous aurez une voiture splendide, bien finie, puissante et confortable. Et avec une ligne digne des plus grands designers...
Réponse de le 08/09/2014 à 10:30 :
@@mochitude, Même comme ça, elles se vendent comme des petits pains, imaginez ce que seraient les ventes si elles étaient encore plus chouettes, Pitesi ne fournirait plus...!!!
a écrit le 07/09/2014 à 0:03 :
Ce coupé est quand même bien plus joli que les gros machins style X4.
a écrit le 06/09/2014 à 20:40 :
essayez une C6!!! (je ne suis pas présiden!t)
je ne saurais pas quoi prendre à la place!
a écrit le 06/09/2014 à 15:52 :
Prix correct au contraire ! BMW devrait éviter de proposer des modèles low-cost à 37 000 euros.
Voir un français moyen sortir de sa BM avec sa femme qui ressemble à une mère maquerelle n'est franchement pas flatteur pour la marque .. ni même pour ses clients fortunés qui recherchent un peu d'élégance dans ce monde prolétaire entouré de clio et de 308.
Réponse de le 06/09/2014 à 20:02 :
Les parvenus s'achètent des BM chères et les fortunés ne veulent pas ressembler
à cette classe sociale, ils s'achètent des voitures bien plus presigieuses! Revois ta copie , tu es trop plouc !
Réponse de le 07/09/2014 à 9:03 :
Charles veut être pris pour un dealer, il a besoin qu'on le craigne.
a écrit le 06/09/2014 à 12:56 :
Vous avez raison! D'autant que la fiabilité des allemandes est médiocre. Voyez comment ils sont actuellement punis en Chine et en Inde pour avoir pratiqué des tarifs abusifs sur les pièces détachées, vendues 12 fois leur cout réel.
a écrit le 06/09/2014 à 12:53 :
Pendant l'occupation allemande en France de 1940 à 1944, le constructeur automobile français Peugeot, comme de nombreuses entreprises françaises, est obligé de travailler à l'effort de guerre de l'occupant. Employés, dirigeants et réseaux locaux de la Résistance vont tout faire pour freiner et saboter cette coopération tout en essayant d'éviter ou de limiter les représailles allemandes et les bombardements alliés.
En mai 1940, la SAAP (Société Anonyme des Automobiles Peugeot) s'était dotée d'un triumvirat de direction : Le président, Robert Peugeot était assisté de son fils Jean-Pierre, directeur général et de Maurice Jordan, directeur général adjoint1. En juillet 1941, Robert, âgé de 70 ans laisse la présidence à Jean-Pierre2.
Dès l'été 1940, l'entreprise Peugeot passe sous contrôle allemand. Elle est placée sous la direction d'un commissaire à la production du Reich, l'ingénieur Von Guillaume. L'entreprise se voit interdire de construire des voitures dans un premier temps. Le seul moyen de sauver l'usine, d'éviter l'envoi au STO en Allemagne des ouvriers sochaliens ainsi que des machines est d'accepter de fabriquer des véhicules ou des pièces détachées pour la Wehrmacht.
Début 1943, Ferdinand Porsche prend l'usine sous sa direction et demande à ce qu'elle participe à l'effort aéronautique de guerre allemand en fabriquant des pièces du nouvel avion de chasse, le Focke-Wulf TA 154 . Peugeot a déjà fabriqué pendant la Première Guerre mondiale des moteurs d'avions et construisait jusqu'en 1940 des trains d'atterrissage. Mais cela pose un problème de conscience à Jean-Pierre Peugeot et à son bras droit Maurice Jordan. Il s'agit là d'une collaboration stratégique avec l'armée allemande. De plus, les usines risquent d'être la cible des bombardements alliés, ce qu'elles avaient réussi à éviter jusque là. À cette même période, le Special Operations Executive ou SOE, le service secret britannique chargé de l'action subversive, envoie un de ses agents, Harry Rée dans la région. Ce dernier, qui a pour nom de guerre « César », a la charge d'organiser avec la Résistance locale des réseaux de sabotage. Il entre en contact avec Pierre Sire qui coordonne dans les usines Peugeot le ravitaillement du personnel et l'aide aux employés prisonniers en Allemagne. Ce dernier lui fait rencontrer Rodolphe Peugeot, résistant et cadre dans l'entreprise familiale. Mais celui-ci est méfiant, il demande des gages que César travaille bien pour Londres, craignant un coup monté de la Gestapo. Il est rassuré par la diffusion sur la BBC de la phrase convenue entre eux, « La vallée du Doubs est belle en été ». Il va alors verser chaque mois 50 000 francs à « César » pour financer ses opérations et lui fournir laissez-passer et véhicule.


Cela n'évitera pas un bombardement allié des usines dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943 où 137 bombardiers britanniques de la RAF largueront près de 1 000 bombes. Mais sans doute gênés par la DCA allemande installée la veille, les obligeant à un largage à plus haute altitude, trompés peut-être aussi par une erreur de marquage des avions éclaireurs qui auraient confondu la cheminée de la brasserie de Sochaux avec celles de l'usine et également gênés par un vent assez violent cette nuit-là, les bombardiers manquent en grande partie leur cible. Seuls l'atelier de mécanique est détruit et ceux de la carrosserie et de la fonderie sont endommagés mais la forge et l'emboutissage, ateliers les plus importants de l'usine ne sont pas atteints. En revanche, les quartiers ouvriers de la ville ont été touchés de plein fouet : 400 immeubles ou bâtiments sont détruits, on compte 120 morts, 250 blessés et plus de 1200 sinistrés.


En septembre 1943, Ferdinand Porsche et son neveu Anton Piëch se rendent à Sochaux pour rencontrer Jean-Pierre Peugeot. Ils veulent que l'usine sochalienne apporte sa contribution à un nouveau projet allemand qu’ils présentent sous le nom de code 1144. Ils expliquent sans plus de détails qu'il s'agit pour Peugeot de fabriquer le fuselage d'un nouvel engin. En fait, il s'agit du projet allemand de fusées volantes V1. Les dirigeants français essayent de jouer la montre en expliquant qu'ils n'ont pas assez d'hommes pour fabriquer le nouveau fuselage en plus des camions déjà produits, mais Porsche menace alors de fermer l'usine, ce qui signifie en fait la transférer avec hommes et machines en Allemagne. À cette époque, les Anglais sont au courant de la fabrication des nouvelles fusées allemandes, même si aucune n'a encore été tirée contre la Grande-Bretagne, surtout grâce aux photographies aériennes des sites allemands de Peenemünde et de ce qui semble être des sites de lancement dans le nord de la France. Mais ils n'en savent pas beaucoup plus. Or un ingénieur de Peugeot, Cortelessi, envoyé en Allemagne dans les usines Volkswagen pour préparer la coopération avec l'usine française, arrive à copier les plans du V1 et par l'intermédiaire de César à les transmettre à Londres. Cela permettra à la RAF quelques jours plus tard de bombarder, non plus un peu à l'aveuglette les sites prétendus de lancement ou de construction des fusées, mais l'usine de Fallersben où se fait l'assemblage final du nouvel engin, retardant ainsi de plusieurs mois leur lancement sur Londres. De son côté, Jordan arrive à différer la construction du 1144 dans ses usines, suffisamment pour que Porsche décide d'annuler la fabrication à Sochaux. La construction du fuselage sera réalisée dans le camp de concentration de Dora et dans des mines de Tiercelet en Meurthe-et-Moselle par des déportés et des prisonniers russes. Cette information fournie par un ingénieur de Peugeot donnera du poids à la Résistance locale pour demander aux Anglais l'arrêt des bombardements du site franc-comtois. Ce qu'ils obtiennent, sous conditions de procéder à des sabotages pour empêcher la bonne marche de la production militaire de l'usine. Rodolphe Peugeot obtient l'accord de Jean-Pierre Peugeot, malgré les craintes de ce dernier qui connaît les risques de représailles allemandes et de transfert de l'usine en Allemagne. César choisit alors ses hommes dont des employés de l'usine et va mener, de l'automne 1943 au printemps 1944, plus de 14 sabotages, Jean-Pierre Peugeot facilitant leur circulation dans l'usine et indiquant les matériels à saboter qui conjuguent efficacité et relative discrétion aux yeux des Allemands. Durant cette période, la résistance sochalienne est durement éprouvée par les arrestations de la Gestapo et César, blessé en échappant à un contrôle, doit se réfugier en Suisse voisine pour se faire soigner.


Mais en mars 1944, le Royal Air Force Bomber Command programme un bombardement de l'usine sochalienne, persuadé que les Allemands, soucieux d'accélérer la fabrication des V1, vont y démarrer la production de fuselage envisagée en 1943. Pour l'éviter, César organise avec la Résistance franc-comtoise une grosse opération de sabotage en coupant toute l'alimentation électrique de l'usine. Des photos des sabotages sont envoyées à Londres qui, convaincu, annule alors le bombardement prévu.
Réponse de le 06/09/2014 à 18:31 :
Rien à foutre
Réponse de le 07/09/2014 à 15:21 :
Dès la moitié de la première phrase j'ai arrêté de lire...
Réponse de le 08/09/2014 à 16:49 :
Merci pour cette page d'histoire très intéressante. Il faut ajouter que bmw a pillé le savoir faire peugeot pendant la seconde guerre mondiale.
Les allemands ne font pas de cadeaux, ce n'est pas dans leur nature.
Bon à savoir pour tous les gogos qui roulent dans ces grosses berlines allemandes puissantes mais peu confortables....
a écrit le 06/09/2014 à 12:31 :
Elle est moche et très chère, je ne comprend pas pourquoi les Français achètent des BMW, j ai l impression que c'est un suppositoire avec une croix gammé que Merkel envoie aux Français.
Je préfère acheter Peugeot, Citroen, renault et créer des emplois en France !!!!
Réponse de le 06/09/2014 à 13:48 :
Quelle belle preuve de la culture et intelligence supérieure française! Vive la France et les français !
Réponse de le 06/09/2014 à 14:55 :
Achetez donc des voitures françaises, et avec les économies, prenez des préservatifs. S'ils vous plais, ne vous reproduisez pas.
Réponse de le 06/09/2014 à 17:44 :
Encore des vieux qui préfère acheter sois disant Français !!!!!Laissez moi rire en supplément on vous offre un vélo et bon vent!!!!!
Réponse de le 06/09/2014 à 18:34 :
Je comprends pourquoi vous ne comprenez pas . . . allez courez, la médiocrité est disponible au prix réduit. Ne revenez pas trop vite, hein ;-)
Réponse de le 06/09/2014 à 20:21 :
Sauf que les voitures francaises ne sont plus fabriquees en france
a écrit le 06/09/2014 à 12:27 :
Ce n'est qu'une impression ou cet essai vous a réconcilié avec les motorisations à essence ?
a écrit le 06/09/2014 à 10:14 :
Il est urgent que BMW se paye les mêmes designers que PSA parce que là, ça ne le fait vraiment pas ! Ayant possédé il y a vingt ans une Série 3, aujourd'hui je trouve l'esthétique de ces modèles rébarbative, dysharmonieuse, poussive.

Alors certes, ce n'est que de l'image, mais encore faut-il avoir envie de dépenser autant d'argent pour rouler dans une voiture de kakou.
Réponse de le 06/09/2014 à 19:43 :
Abstenez vous d'écrire des médiocrités! PSA a les voitures les plus moches du monde! La 508 est une horreur! IL faut vraiment rien y connaitre en matière de design pour écrire des stupidités pareilles! Honte à vous!
Réponse de le 07/09/2014 à 9:05 :
Nul n'est tenu de s'y connaitre en design automobile, vous êtes donc pardonné.
a écrit le 06/09/2014 à 9:23 :
Je ne vois pas ou est le progres ici, un concept de voiture du XXs, moteur essence ou diesel qui ne risque pas reduire notre empreinte CO2, bien au contraire,.... Bruler du petrole pour deplacer 2 tonnes de metal avec un bonhomme dedans (la pluspart du temps), difficile de s'emmerveiller face à ce qui va devenir un tas de ferraille, graisseux,...
a écrit le 06/09/2014 à 9:08 :
Belle voiture, très attirante.. Mais hélas, je me demande si tout cela n est à l'opposé de la triste réalité : embouteillages, air pollué dans les villes. Sans compter les aspects écologiques à plus grande échelle. Les grandes et puissantes voitures, atteignent la limite de notre environnement humain et planétaire.
a écrit le 05/09/2014 à 19:02 :
Les français n achètent plus ce genre de voiture , n ont plus les moyens. Ils achètent des clio et 208 .

C est comme ça , nous le méritons car ce sont les français qui votent .
Réponse de le 05/09/2014 à 19:15 :
Vous avez, hélas, raison! Mais on a encore le droit d'admirer la technique et l'esthétique au sommet de son art.
Réponse de le 06/09/2014 à 7:58 :
En même temps acheter cette vroum vroum très chère pour rouler à 80 km/h !
a écrit le 05/09/2014 à 18:56 :
BMW est dernier de l'enquête fiabilité du 10/01/2014 d'Autoplus. BMW est confronté à une désaffection de sa clientèle, ce qui l'oblige à pratiquer des rabais de 25% et de s'adresser aux loueurs pour écouler ses invendus. Lire l'article de Challenges : La domination allemande dans le haut de gamme automobile vacille
Réponse de le 05/09/2014 à 19:20 :
Curieux: les autres journaux automobiles ( l'auto-journal par exemple) disent exactement le contraire!
Réponse de le 06/09/2014 à 12:29 :
Pas tous alors car j'ai lu un article allant dans le même sens que ce que rapporte Ludovic, sans compter que les derniers pointages semblent montrer que l'automobile française navigue par vent arrière, ces temps-ci.

De toute manière, ce seront les Chinois qui trancheront.
a écrit le 05/09/2014 à 18:41 :
BMW est dernier de l'enquête fiabilité du 10/01/2014 d'Autoplus. BMW est confronté à une désaffection de sa clientèle, ce qui l'oblige à pratiquer des rabais de 25% et de s'adresser aux loueurs pour écouler ses invendus. Lire l'article de Challenges : La domination allemande dans le haut de gamme automobile vacille
Réponse de le 05/09/2014 à 18:52 :
L'enquête d'Auto Plus n'est pas reconnue par les experts comme une enquête irréfutable. Voir plutôt celles de JD Power, Consumers Report, ADAC... Ceci dit, BMW a eu de graves problèmes de fiabilité, comme Mercedes, VW... Peugeot, Renault et Citroën!
Réponse de le 05/09/2014 à 19:19 :
Autoplus compte sur la publicité des constructeurs français, alors il faut bien les classer et essayer de rabaisser les autres! C'est la loi de la presse si l'on veut survivre: on ne crache pas dans la soupe!
Réponse de le 06/09/2014 à 7:56 :
Toto plus appartient à un groupe de presse Allemand
Réponse de le 06/09/2014 à 10:50 :
@Rouet BMW classé 20 sur 21 à l'enquête fiabilité Auto Plus du 100014, Audi 19 ème, les deux font ....la paire, qu'ajouter...???
a écrit le 05/09/2014 à 18:37 :
Remarquable: une ligne à couper le souffle, des performances excellente et un confort de haute volée. Sans oublier la fiabilité proverbiale. Les français ont encore du pain sur la planche pour essayer d'égaler ce niveau !
Réponse de le 06/09/2014 à 12:31 :
Tous les goûts sont dans la nature, bien sûr, mais ancien béhèmiste, je déteste la ligne de cette voiture qui me parait n'avoir aucune homogénéité.
Réponse de le 06/09/2014 à 12:35 :
Je pense le contraire de vous !
Cette BMW me rappelle certaine voiture américaine du 20 siècle, un veau !
Je préfère de loin la ligne des Peugeot.......de trés loin plus belle
a écrit le 05/09/2014 à 18:33 :
Pour ce prix, on a une Lexus, Infiniti, avec la qualité japonaise,,,,rien de français, c'est sur,,,et bientôt des coréennes, vous allez voir !
a écrit le 05/09/2014 à 18:29 :
c'est moche, c'est cher... à qui s'adresse cet article sinon aux quelques voleurs qui s'enrichissent sur le dos des Français?
Réponse de le 06/09/2014 à 8:52 :
Quelle tristesse de lire ce commentaire. Jalousie, aigreur... Quelle vie triste. Pourquoi ne pas avoir un peu d'ambition et vouloir s'élever plutôt que de dénigrer les autres. Le monde n'est pas responsable de votre situation.
Réponse de le 06/09/2014 à 11:33 :
@Thierry : je suis d'accord avec la première partie de votre commentaire. Pas avec la deuxième. Si il suffisait de vouloir pour s'en sortir ça se saurait. On est pas pauvre par choix.
Réponse de le 06/09/2014 à 18:38 :
@ chich. C'est vrai on est pas pauvre par choix, mais certains choix font qu'on le reste ou pas. Avec un état qui soutient l'assistanat c'est sur qu'il y'en a beaucoup qui ne feront pas beaucoup d'effort pour s'en sortir.
a écrit le 05/09/2014 à 18:16 :
On s'en fout du coupé BMW. Les français se sont endormis. Ils se réveillent. Et c'est de politique dont il est plus que jamais question aujourd'hui.
Réponse de le 06/09/2014 à 12:32 :
Qu'est-ce que vous faite ici si vous vous en foutez ?
Réponse de le 07/09/2014 à 14:49 :
J'essaie d'apporter ma petite pierre, en réveillant ceux qui ne le sont pas encore. Vous peut être ?
Réponse de le 07/09/2014 à 18:19 :
Euh, non, la politique ne m'intéresse pas. Tous plus corrompus les uns que les autres, de l'extrême droite à l'extrême gauche.

Donc ici, on parle automobile, et c'est très bien comme ça.
a écrit le 05/09/2014 à 18:15 :
Il faudrait quand même anticiper que les limitations de vitesse ne vont pas en rester à 90 km/h sur route, 110 sur 2x2 et 130 sur autoroute...

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