Club Méditerranée, coup de fourche

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Pour la première fois depuis dix ans, le groupe est en situation de trésorerie positive. Sa structure de coûts semble enfin adaptée à l'évolution de la demande.

Au fil des exercices déficitaires, le marché s?était résigné à faire une croix sur ses espoirs de voir un jour le Club Méditerranée créer de la richesse. Pourtant, pour la première fois depuis dix ans, l?enseigne au trident a dégagé un flux de trésorerie net positif de 23 millions d?euros au titre de l?exercice clos le 31 octobre.

Malgré un chiffre d?affaires annuel stable de 1,35 milliard d?euros dans un environnement conjoncturel difficile, le résultat opérationnel courant des villages a progressé de 16% pour atteindre 42 millions d?euros. Et cela grâce principalement à l?effet croisé de la montée en gamme de son offre, qui devrait compter deux tiers d?établissements notés quatre et cinq tridents d?ici à 2015 contre 56% aujourd?hui, et les mesures de réduction des coûts appliqués amorcées en 2009. Le tout sachant que Club Méditerranée a gagné 11.000 nouveaux clients "haut de gamme" en l?espace d?un an. Au final, les pertes nettes ont été réduites de 53 à 14 millions d?euros tandis que son endettement net ne représente plus que 39% des fonds propres. Autant de signaux positifs qui permettent au titre de dépasser son plus haut annuel de clôture du 13 septembre, à 14,5 euros.

L?annonce du jour tend à montrer que le groupe, qui a abaissé de 92 millions d?euros son point mort en deux ans, semble avoir enfin trouvé la formule gagnante pour rentabiliser son activité. En ajustant sa structure de coûts à l?évolution de la demande, le groupe peut espérer, aux dires de sa direction, dégager, de façon récurrent", un "free cash flow" positif, et par là même envisager à plus ou moins long terme le versement d?un dividende à ses actionnaires.

En attendant, les volumes restent bien orientés. Au 4 décembre, les réservations pour la saison d?hiver affichait une progression de 14,7%. L?Europe reste la zone la plus dynamique avec une hausse de 16,3% par rapport à l?hiver dernier, suivie par l?Amérique (+13,8%) et l?Asie (+6,3%). Point notable, la base de comparaison est loin d?être favorable puisque les réservations avaient déjà bondi de 21,5% l?an passé à la même époque. Pourvu que cela dure?

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